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Grand débat national

Grand débat : le cri d’alarme de fonctionnaires en détresse

Publié le 23/01/2019 • Par Laura Fernandez Rodriguez • dans : Dossiers d'actualité, France, Toute l'actu RH

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Ouvert mardi 22 janvier, l’onglet « Contributions » du site granddebat.fr a déjà recueilli plusieurs milliers de posts. Parmi ceux-ci, des bouteilles à la mer lancées par des fonctionnaires en détresse. Petit tour de ces premiers cris d’alarme numériques.

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« S.O.S d’un fonctionnaire en détresse », « plus de reconnaissance au personnel soignant dans la fonction publique hospitalière », « valoriser le travail des fonctionnaires »… Parmi la myriade de contributions qui fleurissent depuis moins de 24h sur le site du grand débat, des agents ont déjà manifesté leur mal-être. Des cris d’alarme visibles dans la rubrique « l’organisation de l’Etat et des services publics », l’un des quatre grands thèmes retenus par le gouvernement pour structurer le débat et qui polarise déjà les réactions.

Il ressort des contributions parcourues différents points de crispation. Non exhaustifs à ce stade, ils traduisent néanmoins de réelles préoccupations des agents :

  • Le manque de passerelles entre les différentes fonctions publiques : « c’est mission impossible de muter entre les différentes fonctions publiques, pourtant cela permettrait de donner plus de dynamisme à notre fonction publique et aux agents volontaires. », peut-on lire dans une contribution déposée en ligne. Le gouvernement travaille en ce moment à un projet de loi favorisant les mobilités. Les dispositifs envisageables, et en partie déjà expérimentés, ne manquent pas : bourse à la mobilité, accent sur la formation, plateforme spécialement dédiée aux différentes offres …
  • Les déserts administratifs, sociaux, culturels, médicaux en ruralité : il s’agit de « cesser de désertifier les campagnes », plaide un participant. Selon certains experts, la crise des gilets jaunes aurait, elle aussi, trouvé sa source dans un sentiment d’éloignement aux services publics dans des territoires ruraux qui auraient été « abandonnés ». Si on analyse la répartition des emplois publics, elle ne semble en effet pas vraiment « correspondre aux besoins » auquel cas « le principe d’égalité devant le service public n’est pas respecté », comme l’explique François Ecalle, économiste spécialiste des finances locales que nous avons interrogé sur ce sujet.
  • La disparité dans l’accès au droit à la formation et notamment une « différence de traitement » d’une collectivité à une autre. La loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel a réformé le Compte personnel de formation (CPF) pour en simplifier l’utilisation, mais seulement pour les salariés et les demandeurs d’emploi du secteur privé. Les agents publics ne sont pas concernés par le CPF nouvelle version et personne n’est en mesure de dire aujourd’hui s’ils ont vocation à l’être et dans quel délai.
  • Le manque de personnel hospitalier : une internaute réclame également « plus de reconnaissance pour le travail effectué par rapport au nombre d’heures effectuées ». D’après le dernier rapport annuel sur l’état de la Fonction publique s’appuyant sur l’enquête Emploi, les agents de la fonction publique hospitalière sont plus souvent exposés aux contraintes de rythme de travail que ceux des autres versants et que les salariés du secteur privé : 42,5 % déclarent subir en 2016 au moins trois contraintes de rythme contre 37,4% des salariés du privé, 25,4% des agents de la FPT et 20,7% des agents de la FPE. Ils sont également plus souvent soumis à des pénibilités physiques que les autres versants (station debout prolongée, exposition à des charges lourdes, à des produits dangereux, etc).
  • La revalorisation des salaires : un internaute appelle de ses voeux une « augmentation du salaire des fonctionnaires (augmentation du point d’indice), les fonctionnaires étant les grands perdants de toutes les mesures qui ont été mises en place ces derniers mois par le gouvernement pour augmenter le pouvoir d’achat. ». Si les agents publics ont bénéficié, comme le privé, de la prime d’activité annoncée par le gouvernement en fin d’année 2018, le point d’indice, lui, a été gelé pour 2019. Enfin, les rémunérations C1, C2 et C3 ont été revalorisées au 1er janvier 2019 et désormais, le traitement le plus bas de la fonction publique territoriale est de 1527,64 euros bruts, alors que le Smic mécaniquement augmenté de 1,5% au 1er janvier 2019 s’élève à… 1 521,22 euros bruts.

Cet article fait partie du Dossier

Grand débat national : quelles mobilisations dans les territoires, pour quels effets ?

Sommaire du dossier

  1. Bilan du Grand débat national : les quatre points clés
  2. Grand débat national, et maintenant ?
  3. Bilan du Grand débat national : dernier rapport des garants
  4. Les garants du Grand débat expriment leur satisfecit
  5. Mortagne au Perche : un grand débat sans RIC ni ISF
  6. Emmanuel Macron face aux maires du Grand Est : les désaccords persistent
  7. Les services publics au cœur des critiques citoyennes
  8. À Ouveillan, on déplore la « déshumanisation » des services publics
  9. Le Grand débat national entre dans sa phase opérationnelle
  10. Grand débat national : mode d’emploi
  11. Grand débat : « Il ne faut pas oublier de remonter les contributions » – Jean-Paul Bailly
  12. Quelles sont les conditions d’un « bon » débat ?
  13. Terra Nova propose le RIC délibératif
  14. Grand débat national : le Gouvernement s’engage sur les modalités d’analyse et de restitution
  15. Le Grand débat au crible des experts de la démocratie participative
  16. A Sézanne, le besoin d’une plus grande proximité entre le citoyen et l’administration
  17. A Roubaix, un débat citoyen entre frustration, espoir et colère
  18. Grand débat : tout savoir sur la plateforme numérique
  19. A Civrieux, on débat en recherchant le consensus
  20. Grand débat : quelle facture pour les communes ?
  21. Grand débat : Sébastien Lecornu constitue un comité des maires
  22. Grand débat national : le rapport accusateur de la CNDP
  23. Le Grand débat national fait le plein à Palavas-les-Flots
  24. A Villiers-le-Bel, les habitants dénoncent les défaillances des services publics
  25. Grand débat : une vision de la transition écologique très critiquée
  26. Grand Débat : le collège de garants assure ne recevoir d’instruction « de personne »
  27. Les mots de la lettre aux Français
  28. Retour sur l’intervention-marathon d’Emmanuel Macron
  29. Grand débat national : « Il faut intégrer les agents publics dans le recueil de la parole citoyenne »
  30. Grand débat national : mais où est donc passée la culture ?
  31. Grand débat : le cri d’alarme de fonctionnaires en détresse
  32. Grand débat : les premières remontées de terrain par les élus
  33. Grand débat : Emmanuel Macron s’attaque au nombre de collectivités
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Commentaires

Grand débat : le cri d’alarme de fonctionnaires en détresse

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Hermès

24/01/2019 10h26

J’affirme que regarder en arrière permet souvent de comprendre les raisons pour lesquelles nous en sommes la aujourd’hui.

Il faut se rappeler que M. Mitterrand, Président de la République, a dans un premier temps augmenté le point d’indice du même taux que celui de l’inflation. Mais très rapidement, avec comme on dit des contraintes budgétaires croissantes, une nouvelle méthode a été mise en place; qui reste d’actualité.
Dès lors, la valeur du point a toujours augmenté moins vite que l’inflation.

Cela n’est pas sans conséquences:
– pour que les agents de la fonction publique voient leur salaire respecter la loi, l’indice des premiers échelon d’abord des grilles de catégorie « D » (eh oui, cela a existé!) puis des catégories « C » ont été revalorisés pour maintenir la tête hors de l’eau,
– parallèlement des points d’indices ont été rajoutés soit à tous les grades; soit de manière spécifique pour certains,
– la NBI a été mise en place; de manière sélective dans un premier temps puis de plus en plus largement… pour les seuls agents de la FPE,
– il y a donc eu un tassement de la grille de la fonction publique: désormais un cadre (sans prime) démarre sa carrière pas très loin du SMIC.

Le Président actuel, avec une verve peu commune (que je réprouve), maintient cette politique.

Quel est l’élu qui oserait mettre en cause ses mesures (hormis ceux qui n’ont jamais eu leur majorité au Gouvernement)?
En leur temps, quand ils étaient dans la majorité, ils ont validé la méthode qui maintenant est critiquée!

Bien sûr, il faut s’interroger sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires et sur son devenir. Mais ce sont des choix politiques difficiles à aborder car toute augmentation de ces salaires entraine de facto une augmentation des ressources non seulement de l’Etat mais des collectivités locales et des hôpitaux.
On voit bien qu’il existe un certain consensus entre les élus dès lors qu’ils sont en charge de la gestion d’une collectivité et on ne peut pas les en blâmer car ces mêmes fonctionnaires sont aussi des contributeurs et ils trouvent qu’ils payent trop d’impôts!

Bien qu’impacté et non satisfait par la méthode, je m’interroge.

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