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Réforme territoriale

Les communes nouvelles font aussi leur trou en milieu urbain

Publié le 22/01/2019 • Par Pascale Tessier • dans : France

House Puzzle Euro
Fotolia
A Evry-Courcouronnes, autour de Saint-Germain en Laye ou aux Sables d'Olonne, des fusions de communes ont eu lieu au 1er janvier 2019. Des accouchements souvent dans la douleur, mais qui permettront de dégager des économies.

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« C’est la démonstration de la dynamique, de l’audace politique, mais le travail est devant nous pour démontrer que la fusion apporte un plus  »  : comme Stéphane Beaudet (DVD) maire de Évry-Courcouronnes, la plus grande des 239 communes nouvelles créées au 1er janvier 2019, les élus locaux tiennent à justifier le bien-fondé de leur démarche. Que la fusion se soit faite avec l’objectif de services à mieux rendre aux habitants, par souci de cohérence territoriale ou pour avoir un poids plus important, aucun territoire ne regrette cette opération qui n’a pourtant pas toujours été de tout repos.

Cohésion territoriale

C’est le cas à Saint-Germain en Laye (Yvelines, 45000 hab.) où la ville royale s’est mariée avec Fourqueux, après avoir tenté une union à quatre, abandonnée sur fond de frilosité ou de défaite électorale pour les élus des deux autres villages. Aujourd’hui, Arnaud Péricard (DVD) salue « l’extrême courage politique » du maire (désormais délégué) de Fourqueux et reconnaît qu’il était « trop ambitieux » de fusionner à quatre tout de suite. Pour lui, le format à deux permet « un traitement humain des 800 agents » : « On a pu s’occuper de la fonction RH et ce sera peut-être la grande réussite de cette fusion. »

Une levée de boucliers dans la petite commune n’a pas fragilisé le projet et le premier magistrat positive sur les 60 suffrages recueillis lors de l’élection du maire et la participation de 65 des 70 élus au séminaire de travail. Depuis le 1er janvier, le standard de la mairie est assailli d’appels pour les modalités d’accueil en crèche ou de dérogation scolaire. « Nous partagions déjà le lycée international, on a juste mis plus de cohérence sur notre territoire », résume Arnaud Péricard, qui avoue avoir accru sa charge de travail de 10 % pour montrer qu’il est “au service de tous les habitants.”

Mise en régie

Au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines, 34000 hab.), quelques opposants demeurent dans la ville, mais dans le village, « les dubitatifs sont devenus rares », affirme Jean-François Peumery (LR), ravi d’être à la tête d’une commune déléguée « qui a encore un rôle à jouer ».

La fusion va permettre des économies dans les services RH, paie, entretien des espaces verts, ce qui était externalisé étant repris en régie. Pour le moment, les habitants lui parlent surtout des tarifs plus favorables dont ils bénéficient au théâtre, à la piscine du Chesnay et attendent l’extension imminente de la vidéo-surveillance. Et lui parlent désormais au passé « du déficit structurel de 400000 euros » auquel Rocquencourt devait faire face.

Indemnités en question

La palme du manque de sérénité revient sans doute aux Sables d’Olonne (Vendée, 43000 hab.) dont le mariage était une telle évidence, depuis que Richelieu avait séparé les communes en 1622. Une année de consensus n’a pas empêché ensuite les deux maires concernés de briguer la tête de la commune nouvelle, le premier (DVD) souhaitant maintenir l’ensemble des adjoints et leurs indemnités, et le second (LR) voulant, au contraire, réaliser immédiatement des économies.

Ce dernier l’a emporté, tandis que son adversaire a pris la tête de l’opposition. Si Yannick Moreau (LR) est fier de voir la commune nouvelle réaliser 158 000€ d’économies annuelles (-30 % le nombre d’élus avec délégation et -31 % le montant des indemnités), il se serait bien passé de cette « tempête électorale » qui a envoyé de mauvais signaux aux habitants.

L’un des compromis consistant à conserver les trois conseils municipaux dans leur intégralité, la commune nouvelle compte 99 élus, « soit seulement 2 de moins que Marseille, seconde ville de France », ironise Yannick Moreau.

La perspective des municipales de 2020 ne va pas calmer le jeu, alors qu’il aimerait se concentrer sur « la mise en route de cette grosse machine afin que chacun des 800 agents trouve sa place. » Et s’occuper aussi du premier inconvénient de la fusion : le déficit en logements sociaux (7 %) qui pénalise la commune nouvelle au titre de la loi SRU.

Moins de dépenses de cabinet

À Évry-Courcouronnes, la question de  la gouvernance a été réglée simplement. Une fois élu député -avec le soutien de tous les maires- en remplacement de Manuel Valls parti à Barcelone, le maire d’Evry Francis Chouat (DVG) a laissé à son collègue de Courcouronnes Stéphane Beaudet le fauteuil de premier magistrat de la commune nouvelle. Pour ce dernier, le score a été « une réponse claire » à ceux qui réclamaient le référendum que les municipalités refusaient et « a validé le travail colossal de notre projet de fusion, assorti de centaines de réunions et de 1600 propositions des habitants. L’élection a prouvé qu’il y avait une vraie attente de la commune nouvelle », confie Stéphane Beaudet.

À la tête d’une équipe municipale d’élus encartés, des Républicains au Parti communiste, qui lui ont donné 73 des 76 suffrages, il veut démontrer rapidement que les bénéfices de la fusion vont au-delà des -150 000€ d’indemnités d’élus (ils ne sont plus que 53) et des 140 000€ de dépenses de cabinet. « La boule au ventre » de janvier 2018 appartient au passé.

 

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