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Transition énergétique

Métropoles, territoires ruraux : et si on se parlait ?

Publié le 22/01/2019 • Par Olivier Descamps • dans : Actualité Club Techni.Cités, France

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D.R.
Les territoires des villes et des champs peuvent développer des synergies pour partager leurs ressources et trouver ensemble des solutions à leurs problèmes. D'un côté, les collectivités urbaines semblent posséder plus de marges de manœuvre afin de réduire leur consommation dans le bâtiment ou les transports. De l'autre, le monde rural dispose, lui, de ressources d’énergie renouvelable en quantité. Dans ce contexte, de nombreux territoires expérimentent de nouvelles formes de coopération, qu’il faudra affiner au fil du temps.

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Impulser la transition énergétique

Les jours de notre modèle énergétique centralisé sont comptés. Certes, la crise des « gilets jaunes » a pu laisser croire que la transition énergétique était un luxe que la France ne pouvait s’offrir. Mais la relocalisation de l’activité est, au contraire, devenue pour beaucoup l’argument numéro 1 à mettre en avant. Fini les chèques en blanc afin d’acheter du pétrole saoudien, du gaz russe ou de l’électricité d’origine nucléaire produite hors sol. Miser sur davantage de sobriété énergétique permet de soutenir ses artisans du bâtiment et de financer de nouveaux services de mobilité. Le vent, les rivières, le soleil ou les forêts sont quant à eux suffisamment bien répartis pour que chacun vise localement l’autonomie énergétique. Comme le résume Gilles Debizet, chercheur en aménagement et en urbanisme à l’université de Grenoble , « la priorité, pour une collectivité, est de conserver la richesse sur son territoire ». des maires dépourvus

Les collectivités qui ont fait un premier pas se heurtent généralement à un mur. En matière énergétique, les limites administratives n’ont tout bonnement aucun sens. Les métropoles qui affichent des objectifs ambitieux ont conscience, en particulier, qu’elles ne peuvent pas atteindre la neutralité carbone sans s’entendre avec les territoires ruraux qui les environnent. Ne serait-ce que parce qu’elles n’ont pas la capacité de produire du bois, du biométhane ou de l’électricité en quantité suffisante en vue de couvrir leurs besoins. En échange, les villes ont des présents à déposer dans la corbeille de la mariée, à commencer par des moyens humains et financiers dont manquent cruellement les communes et les EPCI de petite taille. En particulier en ces temps de restrictions budgétaires. « Sur le sujet énergétique comme sur beaucoup d’autres, il est difficile pour les maires ruraux de connaître chaque enjeu ou de savoir à qui faire confiance », souligne Cédric Szabo, directeur de l’Association des maires ruraux de France (AMRF).

Le bon exemple de l’alimentation

Travailler avec des pairs est sans doute un début de solution. On a longtemps estimé que la transition se ferait dans les territoires. Elle pourrait, à la réflexion, s’opérer « entre les territoires », selon l’expression de Bruno Rebelle, directeur général de l’agence de conseil en stratégie du développement durable Transitions. Les synergies sont évidentes en ce qui concerne la planification. Les urbains ont des potentiels de réduction de consommation d’énergie importants dans l’habitat, le bâtiment tertiaire et la mobilité. Les ruraux ont davantage de contraintes, mais des ressources naturelles plus abondantes. Toutefois, créer des alliances opérationnelles est une autre affaire. Par où commencer ? « Nous vivons une étape frustrante , reconnaît Célia Blauel, adjointe [EELV] à la maire de Paris, chargée de la transition écologique. Nombre de métropoles ont le même objectif, mais il n’existe pas de recette miracle. » Néanmoins, l’élue est confiante quand elle regarde le chemin parcouru dans le secteur de l’alimentation. « Nous avons travaillé avec les agriculteurs afin qu’ils réduisent l’utilisation d’intrants chimiques à proximité de nos captages d’eau, illustre-t-elle. Nous avons aussi contribué à structurer plusieurs filières d’approvisionnement. » Concernant l’énergie, la solution viendra entre autres de liens directs qui permettront aux communes de s’inspirer les unes des autres. « Même si tout est à inventer juridiquement, on pourrait dupliquer les appels à manifestation d’intérêt que l’on a lancés en vue de développer l’énergie citoyenne sur les toits de Paris », estime Célia Blauel.

La rencontre des intelligences

L’autre grand enjeu est de développer une réelle interaction entre les collectivités. Par exemple, pour aider ses agents à optimiser leurs déplacements, « une grande ville a des outils cartographiques qui permettent de les localiser, explique Cédric Szabo. Un territoire limitrophe a la possibilité d’en faire quelque chose. Les intelligences qui n’avaient pas prévu de se rencontrer doivent apprendre à converger. Si l’on partage ces questions, on va trouver des solutions ». Afin d’organiser la rencontre, l’ex-région Rhône-Alpes s’est essayée en 2015 au mariage forcé en poussant des collectivités urbaines et rurales à répondre ensemble à l’appel à projets TEPCV (territoires à énergie positive pour la croissance verte). Cinq ensembles ont été retenus. La réussite n’a pas toujours été au rendez-vous – notamment du fait des redécoupages administratifs, qui ont engendré beaucoup d’inertie dans les décisions -, mais ces projets ont le mérite d’avoir créé une dynamique d’expérimentation. La France de la transition s’évertue désormais à évaluer cette dernière afin de voir quelles sont les bonnes pratiques à répliquer, les pistes à oublier rapidement et les questions à approfondir. Sur l’implication des territoires voisins dans l’appro visionnement en bois des réseaux de chaleur urbains, « nous ne pouvons plus nous contenter de travailler avec des entreprises individuelles. Nous devons trouver des structures qui les fédèrent, illustre Bertrand Spindler, vice-président [PS] délégué à l’énergie de Grenoble-Alpes métropole [49 communes, 445 000 hab.]. L’enjeu est de ne pas court-circuiter les EPCI qui les accueillent, et donc de créer des instances intercollectivités qui coordonnent ce travail ». Comme le constate de son côté Gilles Debizet, pas question, néanmoins, de se cantonner dans des discussions sur la production d’énergie : « Les territoires ruraux ne se voient pas comme des territoires-ressources. Ils refusent d’être de simples supplétifs des métropoles. » Eux aussi ont des problématiques qui méritent d’être prises au sérieux si l’on veut qu’ils contribuent à la transition.

 

« Aujourd’hui, 90 % de notre facture énergétique quitte le territoire »

Patrick Faucher, directeur de l’énergie, de l’écologie et du développement durable à la ville et à la métropole de Bordeaux (28 communes, 783 100 hab.)

« Notre ambition est d’aller vers l’énergie positive en 2050 pour contribuer aux objectifs nationaux, mais aussi pour capter une partie de la valeur de notre facture énergétique, dont au moins 90 % quitte aujourd’hui le territoire. Cela représente 1,8 milliard d’euros par an, 3 200 euros par habitant. Nous manquons encore d’informations sur nos ressources, mais il est prudent de nous dire que des échanges équitables avec nos voisins nous permettraient de nourrir nos ambitions respectives. Néanmoins, ce qui est évident pour l’alimentation l’est moins pour l’énergie. Dans un premier temps, nous nous sommes dit un peu naïvement que les territoires ruraux avaient de l’espace pour développer les énergies renouvelables et que nous avions les besoins. C’est très théorique. Eux aussi ont des problèmes de disponibilité foncière. A contrario, un cadastre solaire nous révèle par exemple que 38 % de nos 53 millions de mètres carrés de toitures ont un intérêt pour l’électricité photovoltaïque. De quoi couvrir 41 % de nos besoins électriques. »

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