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Grand débat national

« Les gilets jaunes bénéficient aux civic tech »

Publié le 21/01/2019 • Par Laura Fernandez Rodriguez • dans : France

juliedepimodan_fluicity_civic_tech_consultation
Fluicity
Fluicity est une start-up de civic tech qui veut « réinventer la participation citoyenne » grâce aux outils technologiques. Elle a contribué de manière bénévole à l’opération « Mairie ouverte » lancée par l’AMRF, et a recueilli le versant numérique des « cahiers de doléances », soit quelque 1 892 idées citoyennes et 10 482 réactions. Sa fondatrice, Julie de Pimodan, explique pourquoi la mobilisation des gilets jaunes est un tournant majeur dans la reconnaissance de ce type d’initiatives.

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Que permet une consultation en ligne par rapport à une consultation classique en mairie ?

Pour nous, l’objectif était de rendre la participation plus simple et accessible pour les gens vivant en ruralité et qui pourraient avoir du mal à se déplacer en mairie, dans le cadre des prémisses du Grand débat national. Par exemple, les gens ayant des enfants en bas âge, qui manquent de temps, ont pu participer via la plate-forme. Et il faut savoir que près d’un tiers des participants de l’opération « Mairie ouverte » l’ont fait par le numérique. De plus, avec ce type de contributions, on peut aller plus loin dans l’analyse de données, par rapport à des doléances qui auraient été déposées « à la main ».

Que pouvez-vous faire des données recueillies ?

Il existe deux grandes tendances dans l’analyse de données. La première est l’analyse du réseau : on peut être capable de tirer des tendances sur la manière dont les gens se comportent, leur connexion entre eux, la concentration autour de certains thèmes, ce qui peut nous permettre de davantage engager les utilisateurs car on va savoir d’où ils viennent et à quoi ils s’intéressent. Le deuxième axe est l’analyse de contenu, qui va utiliser différents critères : une idée proposée peut être positive ou négative, concrète ou non… On peut ensuite classer les idées selon un ordre de pertinence.

Nous travaillons actuellement sur les façons de proposer des contenus plus pertinents pour un utilisateur. Si ce dernier s’est beaucoup exprimé sur le référendum d’initiative citoyenne (RIC), nous pourrons lui proposer de participer à d’autres consultations autour de l’amélioration de la démocratie. Plutôt que les gens viennent de manière individuelle et postent leur opinion, nous voulons qu’ils arrivent sur la plateforme et puissent collaborer autour de ces projets. Notre objectif est de rendre la participation plus collective.

Nous voulons à la fois que les gens puissent trouver des contenus qui les intéressent, et les aider à se confronter à des points de vue différents pour enrichir un débat. L’enjeu n’est pas de reproduire ce qu’il se passe sur Facebook, mais de permettre aux gens de sortir de leur bulle et d’apprendre sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas forcément.

Comment vérifier l’identité des contributeurs ?

Nous avons des données précises. Nous récoltons des données géographiques soit par géolocalisation soit par l’adresse IP, avec le consentement des utilisateurs pour être en conformité avec le RGPD. Les gens renseignent leur nom et prénom et une intelligence artificielle permet de savoir si les personnes sont des hommes ou des femmes. Enfin, l’âge est renseigné. Si nous avons un doute sur un utilisateur qui voudrait se faire passer pour plusieurs personnes, on peut vérifier l’adresse IP, mais cela n’a pas été le cas pour cette consultation. On s’est même aperçu lors de cette opération que la répartition des participants (par âge, géographique, par sexe) était assez similaire aux données Insee.

Comment envisagez-vous la suite de votre participation dans ce Grand débat national ?

Nous sommes en discussion avec différents ministères sur le rôle que l’Etat peut jouer dans la mise en avant des solutions comme les civic tech. Je pense que l’après Grand débat se focalisera davantage sur le niveau local ; les maires vont devoir prendre le relais et s’assurer que la parole citoyenne soit entendue, pas seulement en temps de crise, mais de manière continue. Pour nous l’objectif est de faire de cette consultation une nouvelle stratégie de gouvernance. Nous comptons sur le Grand débat et surtout l’après grand débat pour améliorer cette culture de la consultation citoyenne par les politiques publiques.

Nous avons déjà un certain nombre de clients, mais ce sont des « early adopters », soit des acteurs innovants, à l’avant-garde. Grâce aux gilets jaunes, cette envie de participer de la part des citoyens a enfin été enregistrée par l’ensemble des acteurs publics. Il y a vraiment eu un avant et un après. Ouvrir un cahier de doléances, faciliter l’accès via des plateformes, avoir des startup capables d’analyser ces données, tout cela devient évident. Nous pensons que cette mobilisation sociale a accéléré cette prise de conscience de la part des acteurs publics.

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