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INTERVIEW

« La transition écologique n’est pas une option », Arnaud Leroy, PDG de l’Ademe

Publié le 18/01/2019 • Par Arnaud Garrigues • dans : A la une, actus experts technique, France

Arnaud-Leroy
Valerio VINCENZO_hanslucas.com
Le président-directeur général de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), Arnaud Leroy, souhaite que la transition écologique passe la vitesse supérieure dans tous les territoires et que le renforcement des moyens humains et financiers des collectivités soit facilité.

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Le mouvement des « gilets jaunes » est parti d’une réaction d’hostilité à la hausse de la fiscalité carbone. Que vous inspire ce phénomène ?

Cela démontre que la transition écologique ne se fera que si elle est suffisamment accompagnée. L’Etat doit se mettre au diapason de cette réalité. Mais il faut maintenir la taxe carbone, en revenant à sa trajectoire initiale (qui a été définie par la loi de transition énergétique de 2015, puis réévaluée à la hausse dans la loi de finances pour 2018, ndlr), et en installant dans le débat public un élément important : plus on tardera à agir, plus ça coûtera cher. Je note également que les « gilets jaunes » n’ont pas cherché à opposer transition écologique et malaise social, tout du moins dans la première phase de ce mouvement. De toute façon, même si cette transition avait été rejetée, il faudrait la mettre en œuvre. Ce n’est pas une option.

Justement, cette politique écologique est en partie au point mort actuellement. Comment la relancer ?

Le redémarrage se fera par les territoires. Lors de mes déplacements, je sens que tout le monde veut s’engager et que, à leur échelle, les élus se rendent compte de cette nécessité. Pour les inciter à aller plus loin, la transition écologique mériterait peut-être un traitement différencié par rapport au dispositif de contractualisation entre l’Etat et les collectivités (qui limite à 1,2 % par an l’évolution de leurs dépenses de fonctionnement, ndlr), en sortant l’animation pour la transition écologique de ce cadre. Afin de réaliser les investissements que l’Etat appelle de ses vœux, il faut des moyens humains, pour le travail d’animation, de prospection et de formation. Cette transition est un immense défi, bien plus compliqué que l’aménagement de la fibre, par exemple. C’est vrai pour les villes qui sont en retard mais aussi si l’on veut arriver à massifier la transition.

C’est d’ailleurs une demande des associations d’élus que leur refuse le gouvernement …

Nous sommes en effet devant un réel problème. Il pourrait être envisageable de considérer l’animation de l’investissement comme de l’investissement. C’est ce que j’observe, ainsi, à propos du service public de l’efficacité énergétique, avec des collectivités qui sont allantes et un Etat qui n’a plus les moyens de faire seul. Globalement, le frein ou l’accélérateur potentiel réside dans la capacité à mettre des hommes sur le terrain. Il ne faut pas se voiler la face.

Et l’Etat réduit dans le même temps sa présence dans les territoires …

L’Etat ne peut pas tout faire, d’autant qu’il est prévu de diminuer les effectifs publics de 120 000 fonctionnaires, et qu’il a des missions régaliennes à assurer. L’Ademe peut prendre sa part, en faisant un effort d’animation territoriale avec les directions départementales des territoires (DDT), mais cela ne suffira pas. L’Ademe n’a pas les moyens d’être partout, ni d’aller à la maille départementale. Certains préfets de département rêveraient de nous représenter à l’échelle de leur territoire, mais ce n’est pas réaliste. Il faut donc poser le débat : que peuvent faire l’Etat et ses opérateurs en région ? Pour l’Ademe, c’est à la maille régionale que nous sommes le plus pertinent. En tant qu’opérateur de l’Etat – et non service de l’Etat, cette nuance sémantique n’étant pas anodine -, notre rôle est d’être un trait d’union entre l’Etat et les collectivités. De travailler avec elles, les former, les challenger. Je pousse d’ailleurs à la contractualisation avec les collectivités, qu’il s’agisse des régions, des métropoles, des EPCI, en leur mettant des objectifs, avec une carotte et un bâton.

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Commentaires

« La transition écologique n’est pas une option », Arnaud Leroy, PDG de l’Ademe

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Proposition

21/01/2019 10h44

« Arnaud Leroy peut donc encaisser 192 000 € brut par an » c’est ce que dit la presse.
Pour aider cet affreux peuple réfractaire à s’investir dans la transition écologique, il faut recentrer les ressources de l’Ademe vers les aides et non les rémunérations de ses dirigeants…
Sérieusement !
Oui tout le monde est prêt à polluer moins. Refaire l’isolation de son logement, changer de chaudière rouler en consommant moins.
Pourquoi toutes les inventions sur les alternatives au moteur à « pétrole » au sens large n’ont pas abouties ? Parce qu’il existe un puissant lobby pétrolier. Ce ne sont pas les taxes qu’il faut augmenter c’est l’emploi des fonds publics qu’il faut changer, sur les priorités. On ne peut pas tout faire, choisissons nos priorités selon nos moyens, et oui travaillons sur de vraies alternatives aux gaspillages actuels de ressources et d’énergie.

Jean-Marc

21/01/2019 01h09

Bonjour,
Si on considère que la transition écologique n’est pas une option alors il en est de même
de « l’évasion fiscale » d’une manière générale.
Dans le système (paradigme) actuel, les seuls outils permettant d’assurer une transition écologique rapide reposent sur des TAXES qui toucheront de manière inéquitable les contribuables Français.
Or l’équité nécessiterait de revoir profondément notre fiscalité et donc de pouvoir intervenir sur le système de la mondialisation « malheureuse ».
Le gouvernement n’y est pas prêt, il est pieds et poings liés à se système (règles politiques actuelles Europe – Monde) … et remboursement des gentils donateurs à la campagne LREM).
Quelle solution nous sera ordonnée ? Très brièvement: il faut aider les pauvres mais on ne peut pas sur-taxer les riches sinon ils s’en vont… donc taxons les classes moyennes!
… La grogne monte ?

Les règles du commerce mondial sont elles compatibles avec la transition écologique?
Il est simplement demandé à nos gouvernants de montrer l’exemple et de prendre des mesures COHERENTES.

Pourquoi ne pas cibler les réductions fiscales sur le développement en France d’industries éco-transitoires? Pour ne pas avoir ciblé la réduction ISF ?.. il n’est pas trop tard.

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