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POLITIQUE DE LA VILLE
Le « cri d’alarme » des habitants des quartiers populaires
Julie Clair-Robelet | Documents utiles | France | Publié le 15/01/2019

La Fédération des centres sociaux et socioculturels de France constate, dans un rapport, une augmentation du "sentiment d'abandon" dans les quartiers populaires. Face à la disparition de services publics et de commerces, à des transformations profondes de leurs lieux de vie, les habitants demandent que leur parole "soit véritablement écoutée et prise en compte".

Déconstruction d'immeuble Jean-Marie Maillet Adobe Stock

Sentiment de relégation, d’abandon et d’isolement, inaccessibilité des métropoles et donc de l’emploi, désertion des commerces de proximité, des médecins et des services publics… C’est un « cri d’alarme » que relaient la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France et Question de Ville, association des directeurs et directrices des centres de ressources politique de la ville.

Dans le quatrième rapport sur l’état des quartiers [1], publié le 12 janvier, elles donnent la parole à 250 habitants de treize quartiers populaires, interrogés de janvier à mai 2018 sur l’ensemble du territoire métropolitain. Le constat est sombre et témoigne de « difficultés grandissantes dans les quartiers ». Un sentiment général s’impose : les habitants « sont désemparés, en colère, parfois dans l’impuissance » et les politiques publiques ne parviennent pas à rendre meilleur leur quotidien.

Le bouleversement de la rénovation urbaine

Ainsi, si la rénovation urbaine a permis ces dernières années d’embellir et de désenclaver certains quartiers, elle est souvent mentionnée comme « une brisure irréparable, un bouleversement matériel et psychique ». Ceux qui ont vécu ces évolutions évoquent avant tout « la brutalité du changement, ainsi que son caractère subi ».

REFERENCES


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