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PRÉVENTION DE LA RADICALISATION
Contre la radicalisation, un minutieux repérage des enfants déscolarisés
Emilie Denètre | A la Une prévention-sécurité | Actu expert Education et Vie scolaire | Actu expert santé social | Actu experts prévention sécurité | France | Publié le 14/01/2019 | Mis à jour le 16/01/2019

Après la vague d’attentats qui a touché la France en 2015, plusieurs communes ont été alertées d’une augmentation du nombre d’enfants déscolarisés. Elles ont alors entrepris de dresser une liste exhaustive des enfants d’âge scolaire domiciliés sur leur territoire en passant des conventions avec les CAF. Une première en France.

Alors que les départs vers la zone du Levant (Irak et Syrie) sont aujourd’hui presque taris, le gouvernement a décidé de changer de focale, pour endiguer un danger aujourd’hui identifié comme émanant du cœur de nos territoires. Ainsi, dans le plan gouvernemental de lutte contre la radicalisation présenté en février 2018, deux nouvelles priorités apparaissaient clairement : remettre les collectivités au cœur du système et, surtout, travailler sur la question de l’école.

« Tous les territoires sont concernés, il serait aujourd’hui illusoire de croire le contraire », affirme Agnès Le Brun, maire de Morlaix (Finistère) et par ailleurs porte-parole et vice-présidente de l’AMF, chargée des questions d’éducation.

A Nîmes, les premiers signaux sont apparus très tôt, dès l’année 2016, émanant de chefs d’établissement « qui se disaient inquiets », relate Thierry Léouffre, directeur de l’éducation. Une série de témoignages convergents qui ont convaincu la commune de s’engager auprès de ces établissements, d’autant que le territoire n’a pas été épargné par le phénomène de radicalisation – pour preuve, la filière dite « de Lunel ».

Croisement de données

« Nous sommes partis d’un ...

CHIFFRES CLES

+ 60 % d’écoles privées hors contrat ont été créées en France entre 2010 et 2017. La sénatrice (UDI) d’Ille-et-Vilaine Françoise Gatel a été à l’initiative de la loi n° 2018-266 du 13 avril 2018, soutenue par le ministère de l’Éducation nationale, permettant de durcir les conditions d’ouverture de telles écoles. Il s’agit de tracer les flux financiers, de vérifier les qualifications des enseignants et, surtout, insiste-elle, de ne pas laisser les maires seuls en première ligne.


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