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[PORTRAIT]

Jacques Marsaud, drôle de coco

Publié le 16/01/2019 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : Régions, Toute l'actu RH

jacques marsaud
Patricia Marais/La Gazette
Cheville ouvrière du communisme municipal, Jacques Marsaud a également été un pionnier du management public. Un itinéraire hors norme que l’ex-DGS raconte dans un livre haut en couleur.

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Bien calé devant un petit noir dans son rade fétiche, il dispose d’une vue imprenable sur son ancien bastion : l’hôtel de ville de Saint-Denis. La Jérusalem de la ceinture rouge. Le graal pour Jacques Marsaud, nommé en 1981 chef d’un personnel municipal qui compta dans ses rangs le communard Jean-Baptiste Clément, auteur du « Temps des cerises », et le compositeur de « L’Internationale », Pierre Degeyter. Fonctionnaire formé à l’école des cadres du PCF, le désormais retraité a, en dehors d’un intermède à la RATP, fait toute sa carrière dans des collectivités communistes. Il a œuvré main dans la main avec ces maires ouvriers, tel Marcelin Berthelot à Saint-Denis, qui ont toujours vécu en HLM, au milieu de leur population. Des personnages qui ont porté haut l’étendard du communisme municipal, des centres de santé aux colonies de vacances des enfants des classes laborieuses.

Dans un petit livre rouge (« Passion commune », éd. L’Atelier), Jacques Marsaud raconte les grandeurs et les servitudes d’un secrétaire général (ancêtre du directeur général des services) de banlieue. Un boulot de stakhanoviste à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), à la fin des années 1970. C’est le secrétaire général qui vérifiait le matin du 11 novembre au monument aux morts le bon état de la sono et se faisait houspiller par le premier magistrat quand la concierge avait oublié de rentrer les poubelles. Jacques Marsaud devait aussi être présent dans son bureau lors des audiences du maire qui se tenaient le samedi matin… « Pour être sûr qu’il n’y ait pas de temps perdu, les réunions du conseil, de commissions, de bureau et d’autres se tenaient à 21 heures à peu près tous les soirs », ajoute-t-il.

Opération Stade de France

Toujours dans la ligne du parti, Jacques Marsaud ? Que nenni ! L’ancien directeur du service de l’urbanisme de Saint-Pierre-des-Corps, ville cheminote voisine de Tours où la quasi-totalité des cadres municipaux étaient membres du parti, a rendu sa carte depuis des lustres. Dès les premières lueurs de la décentralisation, il s’est fait le chantre de nouvelles méthodes de direction. Jacques Marsaud a intégré le Cycle supérieur de management de Fontainebleau, préfiguration de l’Institut national des études territoriales (Inet).  Avec son camarade Boris Pétroff, ancien rédacteur en chef de « La Gazette », il a aussi monté les Entretiens territoriaux de Strasbourg, le grand barnum des cadres de collectivité. Le tout, dit-il, sans rien renier de ses racines. « Le management participatif n’a rien d’antinomique avec le centralisme démocratique selon lequel, d’abord, on débat, ensuite, on applique », jure-t-il sans rire.

Jacques Marsaud est un « Drôle de coco », comme le titre de l’autobiographie de Patrick Braouezec, son patron à la mairie de Saint-Denis, puis à la communauté d’agglomération de Plaine commune. Avec l’édile hétérodoxe du 9-3, Jacques Marsaud a formé un duo fusionnel. Ensemble, ils ont transformé La Plaine, friche industrielle aux portes de Paris, en eldorado des sièges sociaux. Un développement boosté par la venue du Stade de France. Un combat gagné sur le fil. C’est entre les deux tours de la présidentielle que le Premier ministre Edouard Balladur, retranché dans son fief de Chamonix après son revers contre Jacques Chirac, a donné son feu vert à l’opération. « Pour lui apporter le fameux contrat, il a fallu dépêcher un hélicoptère », raconte l’ancien DGS dans son livre, entre mille et une autres anecdotes croustillantes. « Jacques, c’est la complicité, la rigueur, la loyauté et l’attachement à Saint-Denis », salue Patrick Braouezec avec lequel le retraité échange toujours des SMS et des coups de fil quotidiens.

Séminaires endiablés

A la fin des années 1990, le DGS a fait des infidélités à son compère, prenant le poste de directeur général adjoint de la RATP. Sa présidente Anne-Marie Idrac l’a entraîné dans des séminaires endiablés de cadres, à base de jeu de colin-maillard et de course de survie. Chargé des affaires internationales, mais maîtrisant fort peu la langue de Shakespeare, il a connu aussi de beaux moments de solitude… Après un crochet par le conseil général du Val-de-Marne, Jacques Marsaud est revenu au bercail. A Plaine commune, rare réussite intercommunale en petite couronne, il a joué la carte de Christian Blanc, le secrétaire d’Etat chargé du développement de la région capitale de Nicolas Sarkozy. L’ancien patron de la RATP, père du Grand Paris express a consacré Saint-Denis comme un hub du futur réseau de transport et le cluster de la création du Grand Paris.

Quand, à l’été 2013, sa communauté d’agglo a été menacée par la création d’un mastodonte métropolitain, Jacques Marsaud a fait équipe avec un autre homme de droite, Patrice Girot, chef de file des DG d’Ile-de-France. « Un communard » comme lui, pour qui l’interco doit rester une « coopérative de villes ». « Avec le petit père Marsaud, on a pris notre bâton de pèlerin dans les ministères. On a dit tout haut ce que les associations d’élus n’avaient pas le courage de dire », savoure encore Patrice Girot.

Il fait son vin

Le bouquet final de la carrière de Jacques Marsaud. A la retraite, l’ancien DGS a conservé ses cours à l’Inet, où il a formé pléthore de collègues. Dans sa maison de campagne de Touraine, il fait son vin qu’il vend au marché de Noël de Saint-Denis, à deux pas la basilique, nécropole des Capétiens. Au sein de sa cité « des rois morts et du peuple vivant », selon le mot du poète Jean Carcenac, il biche comme au premier jour. « Saint-Denis, ville sans égale, Saint-Denis ma capitale », dit Grand Corps Malade, mentionne-t-il pudiquement dans son livre. Jacques Marsaud se garde de préciser que le chanteur-slameur n’est autre que son fils ! Fabien Marsaud, de son vrai nom, connaît d’ailleurs d’autant mieux les collectivités que sa femme, Julia, est DGA de la mairie de Saint-Denis.

 

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