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Politique de la ville

« La situation dans les banlieues serait bien pire sans la politique de la ville », selon Rémi Frentz

Publié le 21/03/2011 • Par Hervé Jouanneau • dans : France

Directeur général de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé) depuis novembre 2009, Rémi Frentz, fait un bilan de la politique de la ville menée par l'Etat.

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remi_frantzL’Acsé, dont vous êtes le directeur général, a été créée en 2006 en réponse à la crise des banlieues. Cinq ans après, quel bilan en tirez-vous  ?

Notre mission première de développeur et de pilote de programmes d’actions pour le compte de l’Etat arrive aujourd’hui à maturité. Je souligne notamment le succès du programme de réussite éducative qui, depuis son lancement, a profité à 530.000 jeunes des quartiers prioritaires. Sur le plan financier, les circuits sont désormais bien structurés et nous permettent de non seulement de déléguer rapidement les crédits mais de suivre l’usage des subventions allouées aux 30.000 actions que nous finançons.
Je confirme d’ailleurs aux porteurs de projet que l’essentiel des crédits 2011 ont été délégués aux préfets dès le mois de janvier – et cela afin de leur permettre d’engager plus vite le soutien aux actions qui seront retenues.

Quelles sont vos orientations pour 2011 ?

Nos priorités d’intervention reposent sur 18 programmes nationaux. Quatre champs prioritaires ont été définis : l’éducation, l’emploi et le développement économique, la prévention de la délinquance, et, en tenant compte des propositions du terrain, la santé. Ceci n’entraîne pas l’abandon des autres thématiques. Elles vont continuer à bénéficier de notre soutien mais nous demandons aux services déconcentrés et à nos partenaires une exigence accrue de sélectivité et d’efficacité. La politique de la ville doit montrer son utilité pour les habitants des quartiers.

Sur le terrain, pourtant, le bilan des actions gouvernementales est vivement critiqué. La situation n’a jamais été autant dégradée, disent les professionnels. Quelle est votre analyse ?

La situation dans les banlieues serait selon moi bien pire sans les actions menées. Il faut reconnaître ce qui va mal mais aussi ce qui va bien. Prenons l’exemple des diagnostics de gestion urbaine de proximité (Gup). Ils permettent l’expression des habitants, l’identification de leurs besoins – au premier rang desquels le stationnement, la gestion des déchets et la tranquillité publique – et la proposition de solutions concrètes. Les recommandations sont mises en œuvre et permettent une véritable amélioration pour la qualité de vie de ceux qui vivent en territoire prioritaire. De même, les sorties de convention de rénovation urbaine. Nous favorisons, avec l’Anru, la mise en place d’un véritable accompagnement social des personnes concernées. Globalement, je regrette l’image systématiquement négative qu’on associe à la politique de la ville. En tant que magistrat de la Cour des Comptes, je peux vous affirmer que la politique de la ville est une des politiques publiques les plus analysées et contrôlées de notre pays. Dans le cadre de cette politique de l’Etat, l’Acsé sait où elle va, elle a des objectifs clairs et des résultats.

Ce n’est pas ce qui semble ressortir des derniers chiffres, inquiétants, de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus)….

 Ce sont des chiffres instructifs mais l’instrument de mesure est perfectible. Le rapport de l’Onzus montre une photographie prise à un moment donné. Cependant, il ne prend pas en compte les flux, c’est-à-dire les personnes qui ont quitté les quartiers prioritaires et dont la situation a pu s’améliorer, ou leurs nouveaux habitants qui peuvent s’y installer avec toutes leurs difficultés. C’est pour remédier à ces imprécisions que l’Onzus a décidé avec le concours de l’Acsé de mettre en place un panel d’habitants pour assurer un suivi individuel des personnes. Cette nouvelle méthodologie permettra d’améliorer la mesure des effets de la politique de la ville.

Autre critique formulée par les acteurs de terrain : la baisse des moyens. Quelles sont les perspectives ?

Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt : en 2011, le budget de l’Etat a diminué de 5% sa subvention à l’Acsé. Cette baisse doit se poursuivre de -2,5% en 2012 et -2,5% en 2013 pour atteindre une baisse totale de 10% annoncée par le Premier ministre. En outre, nous avions en 2009 et 2010 de ressources exceptionnelles (crédits issus du plan de relance, remboursements du Fonds social européen, reliquats de subventions redéployés). Au final, les crédits délégués aux préfets ont diminué de 19% par rapport à 2010. Mais il faut reconnaître que l’année 2010 a été une année exceptionnelle en termes de ressources. Et nous avons obtenu avec l’appui du ministre de la ville un prélèvement de 9 millions d’euros sur notre fonds de roulement pour atténuer cette baisse et augmenter le budget de 2011.

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