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Statistiques

Les cinq profils budgétaires et financiers des communes

Publié le 04/01/2019 • Par Emilie Buono • dans : Actualité Club finances, France, Veille documentaire finances

CaptureDGCL129carte
Capture DGCL
En analysant les principaux agrégats comptables de l'ensemble des communes françaises entre 2012 et 2017, la Direction générale des collectivités locales a identifié cinq groupes, à l'intérieur desquels les choix financiers et budgétaires sont similaires.

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Volume budgétaire, choix en matière d’investissement, moyens de financement et capacité à équilibrer dépenses et recettes de fonctionnement… Tous ces paramètres varient en fonction des communes, qui se différencient aussi par leur taille, leur situation géographique (montagne, littoral, urbaine, rurale…) et économique (niveau de revenu de leurs habitants par exemple). La Direction générale des collectivités locales a passé au crible les principaux agrégats comptables des communes françaises, issus des comptes de gestion de 2012 à 2017. Les résultats de cette analyse statistique font l’objet du Bulletin statistique n°129, mis en ligne fin décembre.

Il en ressort cinq classes homogènes de communes, à l’intérieur desquelles « les communes se ressemblent et adoptent des choix budgétaires et financiers similaires ». Voici la typologie établie, sur la base de ce tableau :

CaptureDGCL129Les plus forts budgets par habitant

Le premier groupe concentre le plus grand nombre de communes (plus d’un tiers). Ses membres se caractérisent par les volumes budgétaires par habitant les plus importants, avec des recettes et des dépenses de fonctionnement plus élevées qu’ailleurs. L’épargne brute est supérieure à la moyenne, la capacité de désendettement plus courte que celle des autres communes, malgré « une dette conséquente ».

Selon la DGCL, les communes urbaines sont surreprésentées dans ce groupe (26,9 % contre 20,1 % en moyenne), ainsi que les communes touristiques (8,3 % contre 5,9 % en moyenne). Le revenu moyen par habitant y est également un peu plus élevé que la moyenne (13 500 euros contre 13 200 € en moyenne).

Les plus faibles budgets par habitant

A l’opposé, la classe 2 regroupe les communes aux volumes financiers les plus faibles (un quart des communes) : « les dépenses et recettes de fonctionnement par habitant sont près de deux fois moins élevées que celles de la classe 1. Les dépenses d’investissement sont les plus faibles, avec 148 euros par habitant contre 296 €/h en moyenne », relève la DGCL.

Conséquence, l’endettement est moins lourd que la moyenne. Les communes rurales sont surreprésentées dans ce groupe, où le revenu moyen par habitant y est moins élevé que la moyenne (12 500 €).

Les communes « investisseuses-emprunteuses »

Le troisième groupe identifié par la DGCL est constitué par les communes « investisseuses-emprunteuses » (un quart des communes), qui ont une propension à investir sensiblement plus marquée : le niveau moyen d’investissement par habitant est de 368 €/h contre 296 €/h en moyenne. Comme dans le groupe 1, les communes urbaines sont surreprésentées, mais dans ce groupe 3, « leur épargne brute et leurs recettes d’investissement ne suffisent pas à combler leur besoin de financement », les obligeant à recourir à l’emprunt pour investir.

« Le niveau moyen d’emprunts par habitant y est de fait le plus élevé des cinq groupes de communes (164 €/h, contre 83 €/h en moyenne), et en conséquence leur taux d’endettement aussi (86,5 %, pour un taux d’endettement moyen de 79,9 % sur la période 2012-2017) », observe la DGCL.

Les communes avec « une aversion au risque financier »

La classe 4 concentre seulement 10 % des communes, caractérisées par des recettes de fonctionnement sensiblement supérieures aux dépenses de fonctionnement. Selon la DGCL, les volumes budgétaires par habitant des communes de ce groupe – à 95% des communes rurales, avec des revenus par habitant plus faibles que la moyenne  – ne sont pas très élevés, mais leur niveau d’épargne brute est important, ce qui leur permet de financer leurs investissements sans emprunter.

Leur dette est « très faible », et elle relève « d’une gestion pouvant être qualifiée de prudente avec une aversion au risque financier assez marquée ».

Les communes en difficultés

Enfin, la dernière classe regroupe les 5% de communes « en difficulté quant à leur gestion budgétaire » : avec des dépenses de fonctionnement par habitant supérieures aux recettes, leur épargne brute est négative. Elles ont également un besoin de financement élevé (-109 €/h, alors qu’en moyenne les communes dégagent une capacité de financement de +13 €/h).

Les communes rurales y sont surreprésentées et elles ont le revenu moyen par habitant le plus faible des cinq classes (11 660 €/h). Mais leur volume budgétaire par habitant est proche de la moyenne, note la DGCL.

Une classification qui évolue

Celle-ci a également observé le temps moyen passé par les communes dans chaque classe, concluant que la situation n’était pas figée. « Les communes peuvent en effet passer d’une classe à une autre au cours des années, en fonction de l’évolution de leur comportement budgétaire et financier », note la DGCL, tout en précisant que ceci est « toutefois davantage vérifié pour certaines classes ».

Ainsi, « les communes des classes 1 (gros volumes budgétaires par habitant), 2 (faible volume budgétaire) et 4 (gestion prudente) passent en moyenne entre de 3 et 3,5 années dans leur classe, qui apparaissent alors comme des classes relativement pérennes », décrit-elle.

A l’inverse, les classes 3 (communes investisseuses-emprunteuses) et 5 (en apparente difficulté) sont plus « transitoires », les communes y restant moins de deux ans. Le cycle électoral a notamment un effet sur les effectifs de chaque classe, notamment pour la classe 3.

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