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[OPINION] Spectacle vivant

Entre les cirques et les mairies, un dialogue à (ré)inventer

Publié le 08/01/2019 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

cirque-animal-lions
Nejron Photo
Les cirques hébergeant légalement des animaux font face à des activistes de plus en plus agressifs.

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Cyrille Emery

Cyrille Emery

directeur des affaires juridiques et de l’administration générale d’une collectivité territoriale et secrétaire général du Syndicat national des arts du cirque

 

Les cirques hébergeant légalement des animaux font face à des activistes de plus en plus agressifs. Dans une lettre adressée le 23 janvier 2017 aux animalistes, François Baroin s’en inquiétait : « Les élus ont pointé du doigt la multiplication des pressions agressives et simultanées de la part de différentes associations de défense des animaux faites aux collectivités. »

De son côté, le ministre de l’Intérieur invitait les préfets à jouer les médiateurs et à organiser un dialogue entre circassiens et activistes (instruction du 7 avril 2017). La lecture des réseaux sociaux montre également une agressivité croissante. On y découvre avec effarement le flot d’injures déversées à longueur de journées sur les artistes, sidérés par tant d’agressivité.Après avoir encouragé les communes à adopter des décisions illégales d’interdiction des cirques, c’est désormais vers le législateur que se tournent les animalistes. Des groupuscules ont investi le parlement ces derniers mois, noyant les élus sous un flot d’images venues d’Asie. Une manipulation qui vise à faire croire que les méthodes asiatiques, souvent cruelles, seraient celles utilisées en France.

Réglementation stricte

Or en France, il existe une réglementation stricte sur l’hébergement des animaux dans les cirques. Les articles L.412-1 et suivants du code de l’environnement et l’arrêté du 18 mars 2011 imposent des conditions strictes aux professionnels. Dès lors que cette réglementation est respectée, le maire ne peut interdire un cirque qu’en cas de trouble à l’ordre public (1).

Les animalistes s’appuient notamment sur des déclarations d’organisations vétérinaires. Mais les vétérinaires français n’ont nullement pris position contre la présence d’animaux dans les cirques. Ghislaine Jançon, de la profession, membre du conseil de l’ordre et représentante de l’ordre au sein de la FVE, a démenti l’interprétation d’une déclaration récente de la FVE : « On n’a jamais dit qu’il ne fallait plus d’animaux sauvages dans les cirques », a-t-elle indiqué dans les pages de « Libération », le 12 octobre 2017.

Parallèlement, l’association One Voice a échoué dans sa tentative pour faire annuler l’arrêté du 18 mars 2011. Dans un arrêt du 21 novembre, le Conseil d’Etat a rejeté la requête du groupuscule (2). Un vrai débat sur la condition animale est cependant nécessaire. Sur ce point, les cirques sont ouverts. Il reste aux animalistes à faire savoir s’ils le souhaitent. Pour l’instant, ils s’obstinent dans une posture intégriste, dans le but d’obtenir l’interdiction de toute présence animale dans les cirques. Ils espèrent ainsi ouvrir une brèche qui leur permettrait, ensuite, d’obtenir l’interdiction de la chasse, des courses hippiques, des boucheries et pour finir, des animaux de compagnie… Une révolution !

Notes

Note 01 TA de Toulon, 27 décembre 2017, « Préfet du Var c/ cne de Luc-en-Provence », n° 1701963 ; TA de Nancy, 24 mai 2018, « Cirques c/ cne de Jœuf  , n° 1701953 ; TA de Bordeaux, 18 juin 2018, « Cirques c/ cne de Mérignac », n° 1703701 et n° 1705363 Retour au texte

Note 02 CE, 21 novembre 2018, « One Voice c/ min. de la Transition écologique », req. n° 409937 Retour au texte

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Commentaires

Entre les cirques et les mairies, un dialogue à (ré)inventer

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Piercha

09/01/2019 08h19

Intégristes ou pas, nous irons jusqu’au bout car les animaux sauvages ou pas ne sont pas fait pour mettre dans des cages pas plus que les oiseaux !

défenseur civilisé

09/01/2019 10h28

Je suis assez choqué du ton de cet article, complètement à charge contre les défenseurs des droits des animaux. Je suis moi-même investi dans cette cause, sans violence physique ni verbale, comme beaucoup de mes collègues, et je ne me retrouve pas dans cette image de « groupuscule hyper-violent ». Je comprends qu’on soit opposé, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut dépeindre ses adversaires avec une telle véhémence. La question de la légitimité des animaux sauvages dans les cirques n’est même pas posée dans cet article, directement renvoyée à l’aberration de « fin des animaux domestiques », histoire de décrédibiliser toute demande dans ce domaine. Certes, aujourd’hui la loi ne permet pas aux maires de refuser, mais il est justement temps de s’interroger sur ce fait, sachant que la majorité des citoyens est opposée à la présence d’animaux sauvages dans les cirques, que certains maires y sont eux-même opposé. Par ailleurs, certes les normes sont le plus souvent respectées, mais elles sont en elles-même insuffisantes pour un réel épanouissement de ces animaux et les contrôle sont quasiment systématiquement annoncés, ce qui permet aux cirques de ne déballer les aménagements obligatoires que lorsqu’ils sont susceptibles d’être contrôlés. Je trouve bien dommageable que la gazette donne une telle tribune à un homme qui dénonce la violence avec violence.

Non activiste mais citoyenne

10/01/2019 10h24

Bonjour. Je suis également très choquée par le manque de neutralité de cet article, totalement à charge contre les défenseurs des droits des animaux. Ces derniers y sont présentés comme des « groupuscules » (terme très connoté non ?) « activistes » « agressifs » et manipulateurs alors que les représentants des cirques comme des « artistes » ouverts au dialogue. Rien sur les réactions parfois très violentes des « circassiens » ??? je suis également très déçue que La Gazette laisse une telle tribune sans la vision des autres parties.
De plus en plus de personnes sont choquées de voir dans des numéros avilissants des animaux qui n’ont rien à faire là. La détention permanente en cage d’animaux à déjà de quoi interroger. Les animaux sont des êtres vivants dotés de sentiments et ne sont pas là, à mon sens, pour distraire des personnes en quête de loisirs. Les arts du cirque peuvent être sublimes sans qu’il soit nécessaire d’utiliser des animaux.

Lecteur régulier

24/01/2019 09h52

Très condescendant… Merci à la gazette, lorsqu’elle souhaite mettre en avant des « opinions » d’essayer de ne pas donner qu’un seul son de cloche… Il m’a d’ailleurs fallu relire plusieurs fois l’article pour comprendre que ce n’était pas la position explicite de la Gazette, malgré cela, je doute…

Romain Mazon

25/01/2019 06h46

Bonjour
Effectivement, il s’agit bien d’une opinion, que défend son auteur, et qui n’est pas celle de la Gazette. Nous donnerons naturellement la parole, dans les prochaines semaines, à des opinions contraires, de sorte d’engager un débat serein et argumenté.
Cordialement

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