Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club RH

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club RH

  • Accueil
  • Actualité
  • France
  • Vincent Potier : « Le CNFPT est un modèle d’établissement mutualisé à l’échelle nationale »

[Interview] Fonction publique territoriale

Vincent Potier : « Le CNFPT est un modèle d’établissement mutualisé à l’échelle nationale »

Publié le 03/01/2019 • Par Jean-Marc Joannès • dans : France, Toute l'actu RH

Vincent Potier, directeur général du CNFPT
Vincent Potier, directeur général du CNFPT P. Marais
Vincent Potier part à la retraite le 31 décembre 2018. L’heure pour lui de dresser son bilan des succès, mais aussi de ses regrets, après neuf années passées à la direction générale de l’établissement public. Et avant de passer la main à France Burgy.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Vincent Potier quitte ses fonctions de directeur général du CNFPT le 31 décembre 2018. En janvier 2019, il sera cependant encore chargé de la synthèse du bilan d’étape du projet d’établissement, à l’échelle de toutes les délégations, réalisé avec des représentants des collectivités et des intervenants.

Quel bilan tirez-vous de neuf ans de direction générale du CNFPT ?

Avec François Deluga (président du CNFPT) et toutes les équipes, nous avons réussi à transformer l’établissement. Dans l’esprit de la loi de 2007, nous avons entrepris sa rénovation, axée sur la qualité des missions confiées au CNFPT. Les résultats sont concrets.

Les formations sont réalisées beaucoup plus à proximité des collectivités : 80 % d’entre elles sont réalisées à moins de 20 kilomètres de la résidence administrative des agents.

Ces actions de formation sont de meilleure qualité, pour tous les publics. Le CNFPT n’a pas à rougir de la qualité de son offre, notamment en comparaison à des organismes privés de formation. Auparavant, nos offres étaient très disparates entre elles, à l’échelle de nos 29 délégations. Seules 9 % des formations étaient dites « harmonisées », c’est-à-dire d’un même niveau et sur les mêmes masses. Aujourd’hui, 70 % des formations sont harmonisées.

Notre offre, à 50 %, est mixte, c’est-à-dire comporte, en plus de présentiel, du distanciel, avant et après les stages. C’est une révolution digitale que nous avons réussie.

Les coûts de journée de formation stagiaire sont passés de 148 € en 2008 à 134 € en 2019. Nous avons donc gagné en productivité, grâce aux efforts multiples de toutes nos équipes. Notre organisme s’est beaucoup mutualisé.

Autrement dit, le CNFPT est un modèle d’établissement mutualisé à l’échelle nationale. Auparavant composé de baronnies, sa gouvernance est équilibrée, avec les avantages d’un établissement unique fortement mutualisé. En même temps, il est fortement déconcentré. Notre émiettement en 29 délégations s’est réduit, avec douze inter-délégations, selon un mode de gestion coopérative.

Quels sont vos regrets ?

Le gouvernement, sous l’égide de Marylise Lebranchu et Manuel Valls, en baissant la cotisation de 10 % en 2016, a commis une grosse erreur vis-à-vis d’un public considérable (1,8 million d’agents, dont 70 % de catégorie C) : ce public n’a pas été respecté. Ce gouvernement a fait des choix absurdes. A vrai dire, ce n’est pas un regret, mais une douleur que j’ai ressentie pour la fonction publique territoriale, pour les collectivités locales.

Redoutez-vous les recommandations de la mission parlementaire chargée de « réinterroger » les missions du CNFPT et des centres de gestion ?

Au cours de nos auditions, il nous a semblé que la mission a compris ce que nous avons fait, ce que nous faisons et ce que nous voulons faire. Les sujets d’inquiétudes ou d’ambiguïtés ont pu être abordés.

Le souci de Jacques Savatier (député de la Vienne) et d’Arnaud de Belenet (sénateur de la Seine-et-Marne) (1) est d’aboutir, au niveau régional, à des dynamiques entre les CDG et le CNFPT et entre les trois fonctions publiques pour favoriser une action d’investissement d’ensemble dans les compétences professionnelles, dans la promotion des concours et dans la mobilité vers le secteur privé. Cela est possible, sans changer l’organisation du CNFPT. L’Etat a beaucoup plus de problèmes de déconcentration…

Nous avons entendu qu’ils voulaient favoriser la mobilité public/privé et sa réciproque. Nous avons en ce sens formulé des propositions pour réformer le troisième concours de la fonction publique. Nous avons également fait des propositions pour que les contractuels bénéficient d’une formation pour rattraper leur retard dans la connaissance de ce qui fonde la fonction publique. Nous avons ainsi proposé une formation d’intégration de quatre semaines pour les contractuels souhaitant intégrer la fonction publique.

Que ferez-vous à compter du 2 janvier 2019 ?

La rénovation de fond du CNFPT s’est faite avec et grâce aux équipes et aux agents. Nous avons eu des démarches collaboratives sur le terrain, dans les délégations et avec des « groupes miroirs » de collectivités et d’agents, entre 2014 et 2018, sur des questions de fond. Nous venons de terminer le bilan d’étape de la mise en œuvre de du projet 2016/2021. J’en ferai la synthèse durant le mois de janvier. C’est une façon aussi de passer le témoin à France Burgy.

A titre personnel, je reste vice-président de l’Association internationale des écoles et instituts d’administration (AIEIA) , qui regroupe 90 pays, pour le compte du CNFPT.

Je souhaite aussi faire évoluer le groupe « Action publique 22 », dont je souhaiterais qu’il devienne le premier think-tank ouvert à tout le monde et non à un groupe d’initiés. Sans compter d’autres projets, dont je ne parlerai que quand ils seront réalisés !

 

La nouvelle directrice générale du CNFPT : France Burgy

France BurgyFrançois Deluga a choisi le successeur de Vincent Potier à la direction générale du CNFPT. Et ce sera une femme :  France Burgy, Directrice de Rouen Normandy Invest et ancienne DGS de la région Normandie. Avec une expérience de la territoriale, la nomination d’une femme à la tête de l’établissement public national est présentée comme un engagement fort.

Références

Bio express

Vincent Potier, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, ancien élève de l'Ecole des hautes études de la santé publique, a été directeur général du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) (2010/2018).

Auparavant, pendant vingt ans, il a exercé des fonctions de direction générale de diverses collectivités territoriales françaises et chef de cabinet du président de l’Assemblée nationale (2001-2002). Vincent Potier a été président du réseau français des écoles de service public (RESP) en 2012.

Il assure, par ailleurs, la vice-présidence de l'association internationale des écoles et instituts d'administration (AIEIA).

Notes

Note 01 nommés par le Premier ministre le 11 octobre 2018 et chargés d’une mission temporaire sur la formation et la gestion des carrières des agents des collectivités territoriales » Retour au texte

Réagir à cet article
marche online

Aujourd'hui sur le Club RH

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Vincent Potier : « Le CNFPT est un modèle d’établissement mutualisé à l’échelle nationale »

Votre e-mail ne sera pas publié

Club RH

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement