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LUTTE CONTRE LE TERRORISME
Le Sénat tente de « démythifier la fiche S » et de prouver son efficacité
Julie Clair-Robelet | A la Une prévention-sécurité | Actu experts prévention sécurité | France | Publié le 27/12/2018

Alors que les fiches S sont régulièrement assimilées à "un marqueur de radicalisation et de dangerosité", le sénateur LR François Pillet publie un rapport pour rappeler la nature exacte de cet outil destiné à "faciliter la collecte du renseignement". Il demande de "ne pas dénaturer ce fichier de police" en élargissant les catégories de personnes habilitées à le consulter.

fiche fichier radicalisation

Créé en mai 2018 à la suite des attentats de Trèbes et du quartier de l’Opéra à Paris, dont les auteurs étaient fichés S, le groupe de travail sénatorial sur l’amélioration de l’efficacité des fiches S a rendu ses conclusions [1] le 19 décembre, une semaine après l’attentat de Strasbourg, également perpétré par un « fiché S ».

Comme après chaque attentat, plusieurs personnalités politiques, dont le président des Républicains Laurent Wauquiez, ont réclamé une incarcération préventive des fichés S. Une réponse inadaptée pour le rapporteur du groupe de travail, François Pillet (LR, Cher).

Il souhaite ainsi  « faire œuvre de pédagogie » et « démythifier la fiche S ». Objectif : montrer qu’il s’agit d’un « outil de travail à l’efficacité prouvé qui souffre de nombreuse approximations et confusions ». Le sénateur souligne tout d’abord qu’au 11 décembre 2018, 29 973 personnes faisaient l’objet d’une fiche S au sein du fichier des personnes recherchées (FPR). Il précise qu’il existe « 11 catégories de fiches S, qui ne correspondent pas à des niveaux de dangerosité, mais renvoient à des profils et des conduites à tenir (par exemple, les informations à recueillir ou les actions à entreprendre) ».

Outil de renseignement

REFERENCES


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