Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

interview

« Nous voulons multiplier les expérimentations de politique culturelle »

Publié le 08/01/2019 • Par Hélène Girard • dans : Actualité Culture, France

LEFEVRE-jean-paul
Laurent CHEVIET
Jean-Philippe Lefèvre a été élu le 12 décembre 2018 président de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC). Adjoint au maire de Dole (Jura), il entame son mandat alors que s'accentuent les mutations auxquelles doivent faire face les élus à la culture .

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Les arcanes des politiques culturelles territoriales n’ont guère de secrets pour le nouveau président de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC) : élu municipal chargé de la culture à Dole (Jura) depuis 1989 (avec une interruption de 2008 à 2014), Jean-Philippe Lefèvre est aujourd’hui adjoint au maire (LR) en charge de l’action culturelle, de l’événementiel et des relations internationales.

Les subtilités de la FNCC lui sont également familières. Adhérent depuis 1995, l’élu jurassien en a dirigé le centre de formation pendant sa période sans mandat local, avant d’en devenir vice-président en 2014, lors de sa réélection à Dole.

Son mandat de président de la FNCC court jusqu’à l’été 2020, soit seulement sur un an et demi. En juillet 2017, il avait en effet constitué un ticket avec sa précédesseure Déborah Münzer  : les deux élus locaux s’étaient partagé le mandat de trois ans.

Quelles sont les priorités de votre mandat à la tête de la FNCC ?

Il s’agit naturellement de poursuivre sur nos fondamentaux : le respect du pluralisme politique et le dialogue avec le ministère de la Culture. Mais je souhaite aussi que ce débat avec l’Etat s’élargisse au ministère de la Cohésion des territoires, démarche que la FNCC a amorcée il y a quelques mois en rencontrant Jacques Mézard [ex-ministre de la Cohésion des territoires, ndlr] et la ministre Jacqueline Gourault. C’est ainsi que la FNCC a obtenu un siège dans le comité de pilotage du programme « Action Cœur de ville ». Nous avons fait valoir que la grande erreur serait d’oublier la culture dans ce dispositif !

Par ailleurs, n’oublions pas que nous sommes avant tout des élus locaux ! Pas des professionnels de la culture ou des artistes. Nous avons donc vocation à dialoguer à la fois avec le ministre de la Culture et avec celui qui est en charge des territoires.

Une autre priorité est de travailler sur la dimension intercommunale des politiques culturelles. Beaucoup de transferts ont eu lieu. Mais comment donner aux EPCI une dimension humaine, de vie ?  La culture et le sport sont deux compétences qui peuvent largement y contribuer.

Enfin, la FNCC doit aussi aider les élus à la culture à se préparer aux élections municipales de 2020.

Comment la FNCC doit-elle aborder cette échéance ?

Nous allons devoir nous interroger sur ce que nous avons réalisé dans nos collectivités, ainsi que sur la prise en compte de l’environnement et des pratiques qui, dans la culture, ont beaucoup changé au cours des dernières années. A cet égard, la mutation des bibliothèques et des attentes de leur public est sans doute l’exemple le plus évident.

Nous devons, aussi, nous préparer à accueillir en 2020 une nouvelle génération d’élus. Le sociologue Olivier Donnat parle de la fin des baby-boomers. Nous devons nous y préparer. Car les nouveaux élus devront très vite être pertinents en matière de politique culturelle. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps.

Pour cela, nous devons aussi travailler avec les associations et fédérations professionnelles de la culture. Je compte les inviter à nous rencontrer au cours des prochains mois. En outre, la FNCC doit encourager ses adhérents à se former.

Quel  rôle attribuez-vous à la formation des élus ?

La formation est capitale, parce qu’elle les aide à conceptualiser les politiques, à anticiper les changements et à s’adapter aux évolutions. La formation leur donne  aussi les moyens de dialoguer entre eux sur les politiques qu’ils conduisent. Tout cela est essentiel dans une démocratie, sinon les élus sont prisonniers de la technostructure.

La politique culturelle d’une collectivité ne peut pas se résumer à l’addition des politiques des différents équipements. Elle n’est pas non plus une addition d’aides à ceci ou cela. Elle passe par des axes transversaux avec des objectifs, et l’élu doit s’assurer que les axes qu’il a définis sont bien présents dans l’action conduite par les différents services ou équipements.

Quelles relations les élus doivent-ils entretenir avec les professionnels ?

Il faut distinguer entre les responsables d’équipements ou de services – conservateurs de musée, directeurs de bibliothèque etc. – et  les directeurs des affaires culturelles (DAC). Les premiers ont pour mission d’assurer le service public culturel dans sa continuité. Le rôle des seconds est de mettre en œuvre la politique choisie par les élus, ou bien de les aider à en faire émerger une.

Le drame, c’est quand l’élu n’a pas de politique précise. L’expérience montre que moins la politique est définie, plus l’élu à la culture va chercher à s’immiscer au quotidien dans le travail des professionnels. Comme il est face à un vide, il intervient sur le mode  du « ça, j’aime bien », « cela serait bien si on faisait ceci ou cela».

Avec le conseil d’administration de la FNCC, nous avons décidé de travailler sur cette question, de faire en sorte que les élus échangent avec les professionnels sur les bonnes pratiques.

Qu’attendez-vous du ministère de la Culture ?

J’en attends un débat avec les collectivités sur l’adaptation de ses dispositifs  aux territoires dans leur diversité, tous secteurs culturels confondus. Indiscutablement, nous avons dans les Drac des fonctionnaires de grande qualité et des directeurs régionaux des affaires culturelles à l’écoute des élus locaux. Seulement, qu’ils soient en Bretagne, en PACA, ou en Bourgogne Franche-Comté, tous appliquent les mêmes dispositifs. Il faut absolument sortir de ce schéma-là.

Ensemble avec l’Etat, nous devons pouvoir multiplier les expérimentations. Et nous devons pouvoir expérimenter sans avoir systématiquement en perspective une généralisation. Ne prenons pas tous les mêmes chemins pour atteindre le même but ! L’expérimentation est un moyen de parvenir à l’égalité entre les territoires, dont les ministères de la Culture et de la Cohésion des territoires doivent rester les garants.

© Wavebreakmediamicro via Adobestock

© Wavebreakmediamicro via Adobestock

En 2017, votre prédécesseure Déborah Münzer et vous-même aviez appelé les élus à la culture à être des « militants ».  Comment expliquez-vous cet impératif ?

S’il n’est pas militant au début de son mandat, un élu à la culture le devient au bout de quatre ou cinq ans, pour la simple raison qu’il doit toujours se battre contre son environnement.

Aujourd’hui, l’élu à la culture doit justifier, expliquer la moindre dépense. Dire qu’une décision est nécessaire à l’épanouissement des habitants ne suffit plus, même si c’est une réalité.

On ne demande pas à l’adjoint aux sports de remplir le stade, mais on demande à l’adjoint à la culture de remplir le théâtre. Regarde-t-on l’adjoint à la culture différemment ? C’est tout de même une question ! Adjoint à la culture, c’est un vrai combat ! Et nous ne devons pas mettre un genou à terre !

Pour justifier, il faut aussi évaluer…

Oui, et expliquer avant de faire, que, peut-être, on va se tromper. Autrement dit, nous ne devons pas être pleins de certitudes, et avancer avec humilité.

 

 

Références

Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Gagner en efficacité : les points clés pour passer à l’e-administration

de Les webinars de DOCAPOSTE

--
jours
--
heures
--
minutes

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

« Nous voulons multiplier les expérimentations de politique culturelle »

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement