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Lutte contre l'exclusion

Hébergement d’urgence : les associations tirent encore la sonnette d’alarme

Publié le 19/12/2018 • Par Delphine Gerbeau • dans : France

Précarité, SDF, pauvreté
Fotolia
Le Collectif des associations unies pour le logement des personnes sans-abris alerte sur le décalage entre les annonces du Gouvernement et son plan Logement d'abord, et la réalité que vivent les acteurs de terrain.

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L’objectif de zéro sans domicile fixe, promis par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, semble aujourd’hui complètement illusoire, c’est ce qui ressort des propos des associations représentées le 19 décembre, réunies à Paris pour faire un point sur la situation de l’hébergement d’urgence. A Paris, la situation est extrêmement critique : le 17 décembre, plus de 500  familles et 87 personnes isolées ont sollicité le 115 sans obtenir de réponses.

En Seine-Saint-Denis 250 familles restent chaque jour sans proposition d’hébergement. En Haute-Garonne, une cinquantaine d’hommes, 50 à  70 familles restent chaque nuit sans réponse, à Lyon c’est 2000 personnes  qui sont sans solution quotidiennement. « On est la vitrine d’un dispositif qui tourne quasiment à vide », se désespère Maud  Bigot, cheffe de service au Samu social de Lyon.

Et le taux de non recours au 115 augmente : 60 à 70% des personnes que nous rencontrons lors des maraudes ne l’appellent plus », résume Florent Guéguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité. Face au manque de places, les associations se  voient obligées de mettre en place des critères sélectifs, comme l’âge des enfants, leur état de santé, la situation administrative des personnes  -et ce en contradiction avec le principe de l’inconditionnalité de l’accueil.

« La situation individuelle des personnes ne s’améliore pas, même si on peut noter une meilleure anticipation de la période hivernale à Paris, une volonté plus forte du Gouvernement de travailler avec les associations, des crédits supplémentaires pour les maraudes », rajoute Florent Guéguen.

Un plan insuffisant

Le plan quinquennal pour le Logement d’abord, annoncé en septembre 2017, qui propose un changement de modèle en privilégiant l’entrée vers un logement plutôt qu’une structure d’hébergement, ne peut répondre aux situations d’urgence – il capte même dans certains territoires des places prévues pour l’hébergement d’urgence. Quant au plan pauvreté, il n’aborde pas la question des sans-domicile fixe.

Quant au projet de loi de finances pour 2019, il prévoit comme depuis plusieurs années une hausse des crédits consacré au programme 177  « Hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables ». Pour 2019, les crédits sont de 1,809 milliards d’euros, en hausse de 1,4% à périmètre constant, mais sans changement structurel ces fonds sont voués à  être chaque année insuffisants.

Pour Christophe Robert, le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, pour que le plan Logement d’abord fonctionne, il y a des préalables à  activer : « il faut cesser les expulsions locatives sans solution alternative. Nous réclamons un moratoire sur les expulsions, avec dédommagement des propriétaires, par le fonds d’indemnisation des propriétaires déjà  existant. Il faut aussi mieux utiliser les outils d’attribution des logements sociaux : une partie plus conséquente des 500 000  attributions annuelles doit être destinée à la mise en oeuvre du Logement d’abord. Enfin il faut revenir sur la baisse des APL de 5 euros, et leur désindexation en 2019 et 2020 ».

Le  collectif réclame  par ailleurs la suspension du plan d’économies visant les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), qui travaillent sur l’accompagnement et l’insertion des personnes, et mènent donc une action plus durable que les centres d’hébergement d’urgence. Il  réclame que soit anticipée dès maintenant la sortie de l’hiver, et donc la pérennisation de places hivernales – à Paris  il en  faudrait 7000 sur les 14 000 prévues.

Il espère encore que soient introduites dans la dernière version du projet de loi de finances des mesures pour les plus pauvres comme celles qu’il propose. « Le plan Logement d’abord, on le soutient, on l’a toujours soutenu, mais ça ne règle pas la question de l’urgence », résume Christophe Robert.

 

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