logo
Adresse de l'article https://www.lagazettedescommunes.com/598413/police-municipale-comment-larmement-sest-impose/

POLICE MUNICIPALE
Police municipale : comment l’armement s’est imposé
Julie Clair-Robelet | A la Une prévention-sécurité | Actu experts prévention sécurité | France | Veille documentaire prévention-sécurité | Publié le 11/01/2019

Dans une note publiée le 10 janvier 2019, l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France retrace l'historique de l'armement des policiers municipaux et estime que sa généralisation progressive "est une manifestation visible du durcissement de l'image" de ces agents. La sociologue Virginie Malochet souligne cependant que la question de l'armement est "un peu l’arbre qui cache la forêt", empêchant de poser la question plus fondamentale du rôle des policiers municipaux.

Police municipale 3 Armement pistolet Smith and Wesson SP38.

Si la proposition des députés Jean-Michel Fauvergue et Alice Thourot de rendre obligatoire l’armement des policiers municipaux [1] « sauf décision motivée du maire » fait couler beaucoup d’encre, elle s’inscrit pourtant « dans l’air du temps », constate la sociologue à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France, Virginie Malochet.

Dans une « note rapide » publiée le 10 janvier,  elle constate en effet que l’armement des polices municipales « se banalise, quelle que soit la taille des services ou l’affiliation des maires ». Et cette tendance s’inscrit dans un « processus de plus long terme » qui a commencé au début des années 1980.

Basculement vers un modèle plus interventionniste

A la fin des années 90, les agents étaient ainsi encore partagés « entre le désir d’être considérés comme des ‘vrais’ policiers, à l’égal des autres, et le souci de s’en démarquer pour faire valoir la spécificité d’une police locale centrée sur la proximité ». La question de l’armement divisait, « y compris dans leurs propres rangs ». Mais à mesure

REFERENCES


POUR ALLER PLUS LOIN