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Terrorisme

Fusillade à Strasbourg : comment la ville a géré la crise

Publié le 12/12/2018 • Par Didier Bonnet • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, Régions

strasbourg-sentinelle-attentat-fusillade-securite
Ministère de la Défense
Dès les premières minutes qui ont suivi la fusillade en plein coeur de la ville, l'Eurométropole de Strasbourg a activé une salle de commandement pour mobiliser les services et protéger la population.

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L’attentat qualifié de « terroriste » par les autorités, qui s’est déroulé dans les rues commerçantes de Strasbourg mardi 11 décembre aux alentours de 20 heures, a nécessité la mise en service d’une cellule de crise dans une « salle de commandement », à ce jour seulement utilisée en exercice.

« Cette cellule comprend un petit nombre de personnes, notamment les DGS de la ville et l’Eurométropole de Strasbourg (EMS), chargés de mobiliser les moyens de la collectivité pour résoudre de nombreux problèmes pratiques et immédiats », décrit l’un de ses membres. Parmi les points à résoudre mardi soir, dans les heures qui ont suivi la fusillade, l’hébergement provisoire d’une part des 5 000 supporters de la SIG, le club de basket strasbourgeois, confinés dans la salle après la victoire de leur équipe, avec de nombreux fans venant parfois de loin.

Les questions du lendemain

« Nos services ont les moyens d’effectuer un barriérage, d’ouvrir et équiper un gymnase, procurer des boissons chaudes voire des collations au public et auprès des services de sécurité et de santé engagés par ailleurs dans la ville », souligne cette même source. Autres fonctions dévolues à cette salle de commandement, installée dans les locaux du Système d’information et de régulation automatique de la circulation (Sirac), la gestion des questions « du lendemain », comme l’ouverture des écoles et des équipements socio-culturels. Des représentants de la région ou du département peuvent y participer, pour le cas où des lycées et collèges seraient impactés.

Mardi soir à Strasbourg, ce sont des agents de terrain qui ont alerté les responsables de cette structure, peu avant 20 h. « Plusieurs membres des services de la voirie, de l’espace public, de la sécurité, etc., circulent en permanence dans l’hyper-centre pendant cette période. Des agents se trouvaient à proximité de l’action du terroriste et sont parfois intervenus avant même les personnels médicaux », indique un responsable des services.

Relever les coordonnées des témoins

Dans le cadre des mesures de sécurité prises à Strasbourg pour le marché de Noël, plusieurs dispositifs sont prévus en cas d’attaque terroriste, notamment des espaces dédiés aux secours d’urgence, à la prise en charge des témoins, au déploiement des forces de sécurité. Et aussi des contrôles des entrées dans l’hyper centre, qui n’ont pas suffi à endiguer l’attaque. « Des mesures de confinement des clients des bars et restaurants ont été prises très rapidement », indique cette même source.

« Lorsque ces mesures ont été levées, passé minuit et plus tard, nous avons relevé au maximum les coordonnées de toutes les personnes qui auraient pu être témoins d’une ou des scènes de crime. Ces opérations ont été menées avec une grande efficacité grâce à des outils numériques », relève un officier du SDIS 67. Qui souligne la solidarité opérée aussi bien par les patrons des établissements où les clients ont été retenus de longues heures, que des cafés et restaurants baissant normalement le rideau en début de soirée, qui ont rouvert pour abriter des passants terrorisés par les tirs.

Confinement et solidarités

Des policiers municipaux ont constaté que des riverains ont ouverts leurs portes, des familles ont hébergé des touristes n’ayant pu prendre leur train. Un restaurant gastronomique du centre ville a multiplié les initiatives pour fournir boissons chaudes et sandwichs aux passants pris au piège ainsi qu’aux services de terrain. « J’ai apporté nourriture et boissons offertes par des restaurateurs à de nombreux policiers, sur le terrain depuis tôt le matin en raison des manifestations violentes de lycéens, le matin, sur le territoire de l’EMS », ajoute un agent de la voirie.

Un centre d’accueil a été installé dans les locaux de la CCI, en plein cœur de la zone concernée par les actions terroristes. Mercredi, une structure plus vaste a été installée à la Cité de la musique et de la danse, avec la police, les associations d’aide aux victimes, des juristes, etc. L’ensemble de ces mesures est coordonné entre la police nationale et municipale, très coutumières du travail en commun, dans une métropole habituée aux événements internationaux.

Revivre comme avant…

Mais jusque-là, l’EMS n’avait pas été confrontée à une action de ce type, qui lui vaut une très longue liste de condoléances venues de France et du monde entier. Selon la municipalité, le marché de Noël restera fermé ce jeudi. «Les animations et événements prévus sur l’espace public, places et parcs sur le territoire de Strasbourg, sont annulés ainsi que les différents marchés d’approvisionnement», a-t-elle ajouté. En revanche, «l’ensemble des équipements culturels et sportifs de la ville rouvriront normalement», tout comme «les écoles maternelles et primaires, les accueils de loisirs et les structures de petite enfance», a précisé la ville.

L’assaillant, dont l’identité a été révélée et dont la police a perdu la trace, se serait radicalisé en prison après plusieurs affaires de droit commun commises en Allemagne notamment. Pas de quoi remettre en cause le plan d’actions strasbourgeois de lutte contre la radicalisation ? Les représentants de la ville remettent ce débat à plus tard, passé le deuil et surmontés les effets de ces attaques.

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