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Finances locales : ce qu’a dit Emmanuel Macron aux élus des Yvelines

Publié le 10/12/2018 • Par Pascale Tessier • dans : A la Une finances, Actualité Club finances, France

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Felix Jork / Adobe Stock
Quinze élus yvelinois ont demandé à Emmanuel Macron de s’appuyer sur les élus de terrain, en vue de son allocution télévisée prévue ce lundi soir. Un échange "cash et sans filtre", lors duquel le président de la République a notamment indiqué qu'il ne reviendrait pas sur sa décision en ce qui concerne la taxe d'habitation, et qu'il ne toucherait pas à l'enveloppe de dotations.

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« Sur la taxe d’habitation, il s’est fait avoir, il assume. Mais il nous a dit aussi que quand ça baisse, on ne dit pas que c’est [lui], mais quand ça augmente, c’est de [sa] faute ! » Si Arnaud Péricard, maire (DVD) de Saint-Germain-en-Laye, a le sentiment que les quinze élus yvelinois reçus pendant près de trois heures à l’Élysée – vendredi 7 décembre – ont été écoutés par Emmanuel Macron, ils espèrent « avoir été entendus ».

Ils attendent donc avec impatience son intervention télévisée, lundi 10 décembre au soir, pour voir s’il a, ou non, décidé « de s’appuyer sur les élus de terrain, pour [faire de nous] des relais auprès des citoyens », relate Laurent Brosse, maire (DVD) de Conflans-Sainte-Honorine. « Il nous a assuré qu’il y aurait un message dans ce sens », complète Pauline Winocour-Lefèvre, vice-présidente (LR) du conseil départemental et adjointe au maire de Montfort-L’Amaury.

« Cash et sans filtre »

Conscients que la colère des gilets jaunes s’amplifiait autant que le pouvoir apparaissait déconnecté de la base, ces élus franciliens, rassemblés au sein de Génération Terrain (1) ont proposé à Emmanuel Macron de lui parler « cash et sans filtre ». Il a accepté de les recevoir pendant près de trois heures.

Le président de la République étant « dans une démarche d’écoute », raconte l’élue de Montfort-L’Amaury, les élus yvelinois se sont rendus à l’Élysée avec des faits concrets, des suggestions, et tous animés par la volonté « de voir la réussite de leur pays ». Ils n’ont pas mâché leurs mots, parfois « très saignants » à l’égard d’Emmanuel Macron, dont ils n’avaient pourtant pas envie « de voir la tête au bout d’une pique » : « nous n’avons pas été tendre avec lui, rapporte Pauline Winocour-Lefèvre, nous étions là pour lui remonter ce que nous entendons sur le terrain, il savait qu’il nous recevait pour ça. »

Pour autant, le ton est resté courtois, « avec le respect d’élus locaux dû au chef de l’État, ce n’était pas une foire d’empoigne dans la rue », raconte Laurent Brosse. Mais une discussion « qui a permis d’éviter les ronds de jambes », renchérit Pierre-François Degand, adjoint (LREM) au maire de Villennes-sur-Seine.

Villes trop pauvres et trop riches à la fois

Tour à tour, chacun des quinze élus a pu s’exprimer sur le pouvoir d’achat, les retraités, la CSG, le prix à la pompe, le logement, etc., mais aussi sur les difficultés des collectivités. Celle des villes intermédiaires, par exemple, pour lesquelles a plaidé le maire de Conflans : « Trop pauvres pour financer leurs projets, mais trop riches pour bénéficier d’aides. Emmanuel Macron a partagé notre diagnostic, mais il n’a pas forcément dit qu’il allait corriger le dispositif de financement des collectivités territoriales », ajoute-t-il avec lucidité.

Mais aussi celles des villes, comme Achères, qui sont sorties du dispositif de la politique de la ville mais peinent à fournir les services attendus par les habitants.

Ils ont aussi parlé péréquation, regroupement de communes, baisse des APL. Sur la première, le président dit être « dans la continuité de ce qui se fait depuis 20 ans mais reconnaît que c’est plus dur avec la baisse des dotations », explique Marc Honoré, maire (DVD) d’Achères. « Il se dit prêt à regarder, à tout remettre sur la table, mais globalement, il ne va pas revenir sur l’enveloppe globale des dotations aux collectivités. Il n’y touchera pas. »

Sur les regroupements de communes, il a admis que « tout n’a pas été très bien fait, mais ce n’est pas que du fait de l’Etat, les départements aussi ont eu leur mot à dire », commente l’élu achérois.

Pas de marche arrière sur la taxe d’habitation

Même sentiment sur la taxe d’habitation, « il ne reviendra pas sur sa décision, il nous l’a dit. Et sur la baisse des dotations, il nous a rappelé que la décision avait été prise par le gouvernement précédent », se résigne Laurent Brosse. Laurent Richard, maire (LR) de Maule, préfère se rassurer avec « le gel de la DGF auquel il nous a dit être favorable et qui permet au moins aux maires de se projeter. »

Quant à la baisse des APL, les élus yvelinois ont « découvert » que le gouvernement avait « subi mécaniquement une décision du gouvernement précédent, comme quand on arrive à la tête d’une mairie, on hérite du bilan », commente Marc Honoré. « Une mauvaise communication puisque la décision lui a été imputée », commentent quelques élus.

« La méthode n’est pas bonne, il a heurté sur de petites décisions et sur la limitation à 80 km/h, par exemple, il nous a dit que si c’était à refaire, il ne le ferait pas, que c’était une décision du gouvernement. Mais il n’a pas prévu de revenir dessus », remarque Pierre-François Degand, qui attend aussi un discours sur la sécurité « car il faut qu’il s’empare de ce sujet et ne pas le laisser au seul ministre de l’Intérieur, les Français ont besoin de l’entendre. Il faut organiser et simplifier les choses entre polices nationale et municipale. »

Sortir du carcan des associations d’élus

Cet après-midi-là, les élus franciliens se sont sentis utiles car ils ont eu le sentiment d’avoir apporté des solutions concrètes et d’avoir tenu au chef de l’État un discours inhabituel. Pour autant, ils sont conscients que s’il a été plusieurs fois d’accord avec eux, il ne retiendra pas toutes leurs propositions, après avoir sorti sa calculette ou après avoir concerté. Dans le meilleur des cas, il les diffèrera.

Mais ils l’ont aussi entendu exprimer « sa volonté de sortir du carcan des associations d’élus en nous recevant », a noté Laurent Brosse. Une raison supplémentaire pour être impatients d’entendre son allocution. Pas rassurés pour autant. Laurent Richard serait « déçu et inquiet ». Et Pauline Winocour-Lefèvre l’affirme clairement : « S’il est à côté de la plaque, on le lui dira ! »

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Notes

Note 01 une association créée par trois d'entre eux qui estiment que les expérimentations menées sur le terrain légitiment les messages qu'ils peuvent remonter Retour au texte

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