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Mouvement social

« Les maires, les gilets jaunes et l’hyperprésident »

Publié le 06/12/2018 • Par Laura Fernandez Rodriguez • dans : A la une, Actu expert santé social, France

Obier - CC BY-SA 4.0
Pour le politologue Romain Pasquier, les élus locaux ont été des "capteurs de souffrance" dans un contexte exacerbé par une pratique "néojacobine" du pouvoir. Ils peuvent maintenant devenir des médiateurs afin que les débats locaux organisés par le gouvernement ne se transforment pas en "bombe à retardement".

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A la lumière de la colère des gilets jaunes qui s’exprime depuis plusieurs semaines, peut-on dire que les élus locaux ont été les premiers capteurs de cette colère ? Eux qui dénoncent depuis longtemps la baisse des dotations et son impact sur le service public…


En prise directe avec les populations des classes populaires et des petites classes moyennes dans les territoires qui souffrent, les maires ont sans doute perçu assez tôt la colère monter. Je pense qu’ils s’en sont fait l’écho, depuis plusieurs mois et même plusieurs années. L’exécutif, comme les précédents, mais en particulier celui-là, est resté sourd. Les élus locaux ont eux-mêmes été les premières victimes d’une pratique hypercentralisée du pouvoir. Le macronisme dans les territoires s’est en effet incarné à la fois via une ...

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« Les maires, les gilets jaunes et l’hyperprésident »

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Coste too much

07/12/2018 11h24

Quasiment l’ensemble des politiques est aujourd’hui, et à mon avis à juste raison, discrédité aux yeux d’une grande majorité de Français. Que ces personnes puissent régulièrement bafouer les lois sans avoir à en payer réellement les conséquences est une honte. Nous sommes arrivés à un niveau d’irresponsabilité jamais atteint. La cas de ce « Gilet jaune » fonctionnaire territorial privé d’emploi depuis 10 ans est symptomatique. On tente de le faire passer pour un profiteur alors que c’est la faute de sa collectivité, mais aussi du législateur qui n’impose pas aux collectivité de recruter les FMPE (et au lieu de ça a même diminué de 5% par an le traitement jusqu’au demi-traitement). Que le gouvernement donne consigne aux CRS d’aller « au contact » samedi démontre leur irresponsabilité. Que veulent-ils ? Des morts ? Au lieu de faire preuve de sagesse et de démissionner pour ramener le calme, ils attisent la colère. J’ai bien peur que tout cela ne finisse très mal.

bazane

07/12/2018 01h59

En Chine, l’éditorialiste du Global Times s’interroge sur la France, « un pays connu pour être résistant au changement ». « Les citoyens français mènent une vie relativement confortable grâce aux programmes d’aide sociale généreux à travers lesquels ils sont habitués à prendre plutôt qu’à donner » affirme Yu Jincui. « Cependant, la France doit se réformer et la réforme affectera inévitablement les intérêts acquis et aura un prix. Il n’y a pas de repas gratuit dans ce monde ».
« Pendant que les Français descendent dans la rue, ajoute l’éditorialiste, leurs pairs dans des pays asiatiques tels que la Chine, le Vietnam et l’Inde sont dans des salles de classe ou des usines et se battent pour leur avenir ».

Coste too much

07/12/2018 09h36

On n’est pas obligé de répéter les clichés qui sont véhiculés ailleurs. C’est comme de dire que les tous les Américains mâchent du chewing-gum. Visiblement, tout comme cet éditorialiste, vous ne connaissez pas la réalité quotidienne de millions de personnes dans ce pays.

Jean-Marc

10/12/2018 12h17

Bonjour,
je souhaiterais réagir à cet article « Les maires, les gilets jaunes et l’hyperprésident ».
Cet article me semble refléter qu’une partie du diagnostic. S’arrêter sur l’hyperprésidence me paraît en effet caricatural et trop simpliste. Ne devrions-nous pas nous interroger sur la pertinence de notre système politique et plus exactement sur la pertinence de la représentativité de la population ou encore appelé « participation citoyenne ».
La démotivation de beaucoup de maires n’était-elle pas déjà une alerte? (une loi impose des transferts de compétence… réactions…une autres loi intègre alors des options, des choix facultatifs.. réactions… on inscrit alors des dérogations…)
Tant que la population était « éloignée » de l’information, ce système pouvait sans doute fonctionner dans « l’ignorance de de la base » soumise aux « sachants ». Les nouvelles technologies permettent aujourd’hui une diffusion instantanée et illimitée, voire incontrôlée de l’information qui, bien souvent, prend de court le processus décisionnel. Ce décalage n’est-il pas de nature à générer un certain sentiment de frustration, voir de trahison, pour ceux qui s’intéresse de près ou de loin, à la vie publique et pour tout un chacun quand la problématique touche au pouvoir d’achat, aux impôts et aux taxes? Ne faut-il pas y voir là une relation de cause à effet avec l’expression « violente » constatées tout récemment?
Peut-on s’étonner de l’accroissement incessant de l’abstentionnisme, de la montée en puissance de l’extrémisme, de la multiplication des expressions violentes et dans le même temps refuser au peuple son émancipation ?
JM

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