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GRAND PARIS
Le ras-le-bol des départements franciliens “vache à lait”
Pascale Tessier | A la Une finances | Actu experts finances | France | Toute l'actu finances | Publié le 30/11/2018 | Mis à jour le 03/12/2018

Les départements franciliens ont joué collectif pour refuser que la Société du Grand Paris soit renflouée par les droits de mutation. Déterminés face à Élisabeth Borne qui les avait convoqués, ils ont, en revanche, apprécié la porte ouverte à la discussion et le délai de réflexion proposés par Jacqueline Gourault.

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Dans un esprit républicain mais dans une ambiance de plomb ! C’est dans cet état d’esprit que les présidents ou représentants de sept départements franciliens (1) [1] et du maire de Paris se sont rendus vendredi 30 novembre à 18 h à la préfecture de région, convoqués par Elisabeth Borne, ministre des Transports et Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires, en présence du préfet de région, Michel Cadot.

Si son objectif était de s’engager dans une voie semée d’embûches sur fond de tensions, la ministre des Transports ne s’y serait pas prise autrement. Sonnés par la demande du gouvernement de capter une part des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) pour financer le Grand Paris Express, les présidents des sept départements avaient choisi de s’avancer unis et prêts à de ne rien céder tant que l’on continuera à leur présenter des factures sans rien en retour.

« Un parti pris très contestable »

Une fois encore, ce supermétro dont le coût de construction est passé de 25 à 35 milliards en quatre ans,  fait monter la moutarde au nez des présidents de petite et grande couronnes. Bien qu’ils aient obtenu la tenue d’un audit dont ils attendent les conclusions pour comprendre l’envolée du coût de sa réalisation, ils ne se satisfont pas des