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Congrès des maires

Des maires inquiets de ne pouvoir tenir leurs promesses de campagne

Publié le 30/11/2018 • Par Pascale Tessier • dans : A la Une finances, Actualité Club finances, France

maire-illustration
fabien calcavechia
Retour terrain du 101e congrès des maires. Le Club Finances donne la parole aux édiles : sans dépenser plus qu’il ne faut, les maires sont tout aussi dubitatifs sur une fiscalité écologique qui servirait à autre chose, qu’ils redoutent de ne pouvoir tenir leurs promesses de 2014. Témoignages

Les contraintes financières leur prennent la tête, mais les maires n’ont pas d’autres solutions que de faire avec. Ils n’en restent pas moins préoccupés et un peu amers de ne pouvoir mener leur mandat comme ils l’avaient souhaité. Ressenti (non exhaustif) en quatre questions, avec Pierre Augendre, maire d’Éguilly-sous-Bois (Aube, 130 hab.), Jean-Michel Verpillot, maire de Marsannay-la-Côte (Côte-d’or, 5300 hab.), Claude Rémy, maire de Brochon (Côte-d’Or, 611 hab.) et Jean-Marc Varasse, maire de la commune nouvelle de Terre-de-Caux (Seine-Maritime, 4200 hab.).

La fiscalité écologique doit-elle être renforcée ?

“Nous sommes déjà bien volontaires, pour l’entretien des espaces verts, le zéro phyto ; nous demander de faire plus aurait des incidences conséquentes pour la commune”, s’inquiète Pierre Augendre.

D’autant, qu’il faudrait que cette fiscalité “soit bien répartie, car si elle est renforcée sans être vraiment versée pour l’écologie, cela ne sert à rien. Ça ne doit pas être un prétexte, il faut une réelle distribution”, affirme Jean-Michel Verpillot.

Un état d’esprit partagé par Claude Rémy, “d’accord pour payer l’écologie mais si c’est vraiment pour l’écologie et pas pour augmenter des taxes qui serviront à autre chose.”

Une réticence analogue de la part de Jean-Marc Varasse, échaudé par la “sacrée reculade” de l’écotaxe, “un premier signal qui fait que l’on a du mal à accepter une nouvelle fiscalité écologique. Le rattrapage demandé aux automobilistes a un gros impact, il faudrait y aller de manière un peu plus progressive et parvenir à une modalité des taux en fonction du prix du baril.”

Quelle serait la réforme fiscale idéale, pour vous ?

“Il faudrait donner plus d’autonomie aux communes, qu’on leur laisse ce qu’elles ont”, estime Pierre Augendre.

“La suppression de la taxe d’habitation n’est pas une bonne chose”, renchérit le maire de Marsannay-la-Côte. Nous faisons partie de la métropole de Dijon, il y a donc beaucoup d’argent qui nous a échappé et la réflexion est maintenant intercommunautaire.”

Pour le maire de Brochon, la réforme devrait veiller à “ce que chacun participe un peu, en fonction de ses moyens. Tout le monde peut donner une toute petite somme, ce serait un respect pour les communes quand elles mettent un dispositif en place.”

“On doit rester en capacité d’assumer nos responsabilités, estime le maire de Terre-de-Caux. Un bon impôt doit rester progressif, il y a plus de chance que les habitants le comprennent. Sur la taxe d’habitation, il y a tellement de différences dans les bases de 1970 qu’il faudrait plutôt un impôt payé par tous qui permette à la commune d’entreprendre.”

Quelle est la santé financière de votre commune ?

“Notre budget est équilibré car on ne dépense que le nécessaire, la commune est très saine.” Jean-Michel Verpillot a prévu d’investir 2M€ en 2019 sur un budget de 10M€, et si la commune maintient son niveau d’engagement, après une baisse en 2014 et une stabilisation depuis, c’est grâce à “des recherches d’économies tout le temps.”

À Brochon, l’endettement “est important, 700€ par habitant”, confie Claude Rémy, “mais la moitié est investi dans le logement.” Cette année, 500000€ permettront de restructurer la mairie et la bibliothèque pour permettre l’accès aux personnes à mobilité réduite.

Un budget de 3,5M€, 800000€ d’investissement, “un endettement faible et remboursable en moins de trois ans, des marges de manœuvre et un effort fiscal conforme à notre strate”, résume Jean-Marc Varasse. Mais la troisième année de notre commune nouvelle sera difficile. Après 1,3M€ pour construire une école, 4,6M€ pour la gendarmerie à faire dans les deux ans, ça va être tendu.”

Quelle promesse de campagne ne pourrez-vous pas tenir, pour des raisons d’ordre budgétaire ?

“Avec un budget de 90000€, nous ne pourrons pas entreprendre la restauration de l’église, une lourde dépense de 400000€ ni l’assainissement collectif pour 800000€ ; mais je ne sais pas du tout quand nous pourrons le faire”, s’inquiète le maire d’Éguilly-sous-Bois.

“Je n’avais pas promis monts et merveilles, se rassure Jean-Michel Verpillot, et nous tiendrons donc nos engagements. “Notre contrainte, c’est la loi SRU et ses pénalités. On va arriver à 17 % de logements sociaux, on a encore des projets mais le constat de carence est posé, nous avons perdu le droit de préemption en 2018 malgré notre bonne volonté. Mais c’est complexe dans un territoire viticole classé au patrimoine mondial de l’Unesco ; on a la volonté de préserver nos terres et l’activité économique.”

À Brochon, “on est dans le court terme, la maintenance des route est allégée. Les travaux de mise aux normes pour les handicapés, on avait prévu de les faire depuis trois ans, mais on a réduit la voilure à cause de la baisse des dotations”, résume le premier magistrat.

“Nous nous étions engagés à faire deux écoles d’ici la fin du mandat, mais nous devrons sans doute différer d’un an, commente le maire de Terre-de-Caux pour qui actuellement, le compte n’y est pas.”

Cet article fait partie du Dossier

Congrès des maires 2018 : un rendez-vous sous haute tension

Sommaire du dossier

  1. Des maires inquiets de ne pouvoir tenir leurs promesses de campagne
  2. Ébauche de dialogue en clôture du congrès des maires
  3. A l’Elysée, les maires restent sur leur faim
  4. Contenu partenaire Baromètre RH Randstad : quels objectifs 2020 pour les collectivités locales ?
  5. Gestion de l’eau : renouveler les réseaux mais aussi préserver la ressource
  6. Contenu partenaire Comment la Caisse des Dépôts accompagne les élus au quotidien ?
  7. La mise en œuvre du RGPD dédramatisée au Congrès des maires
  8. Se représenter ou pas ? Témoignages de maires
  9. Sécurité : les maires craignent une « tendance à la recentralisation »
  10. Gilets jaunes : ce qu’en pensent les maires
  11. Congrès des maires : le trompe l’œil des finances locales
  12. Aménagement numérique : espoirs mobiles, expectatives sur le fixe
  13. Fonction publique territoriale : Emmanuel Macron veut donner les pleins pouvoirs aux élus
  14. Un hashtag lancé par l’AMF pour redorer le blason des maires
  15. Développement économique : la difficile application de la loi NOTRe
  16. Congrès des maires 2018 : vers un lifting de la réforme territoriale
  17. Quand les gilets jaunes s’invitent dans la transition écologique
  18. Fonds européens : vers une complexification de l’obtention de financements ?
  19. Congrès des maires 2018 : pour en finir avec une « annus horribilis »
  20. Au Salon des maires, la majorité joue l’apaisement avec l’AMF
  21. 16 % de femmes maires « au pays de Marianne » : à quand la parité ?
  22. Les associations d’élus font bloc face au gouvernement
  23. L’exécutif démine le terrain à la veille du congrès des maires
  24. Gouvernance du sport : bientôt des expérimentations en régions
  25. Des gilets jaunes sous les écharpes tricolores ?
  26. La moitié des maires veulent raccrocher leur écharpe en 2020
  27. Aménagement : un recentrage à venir pour les SCoT ?
  28. Le congrès des maires pour une intercommunalité à la carte
  29. Emmanuel Macron sèche le congrès des maires
  30. Commune / intercommunalité : le clash
  31. La dématérialisation, moteur de la modernisation de l’action publique ou du lien avec les administrés ?
  32. Maire et préfet, les secrets d’un vieux couple
  33. « Le dialogue avec les élus est vital pour Macron » – Luc Rouban
  34. La refonte de la carte intercommunale fait toujours des vagues
  35. Santé et culture : même combat pour des «services essentiels de proximité»
  36. Déserts médicaux : « La coercition serait contre-productive »
  37. Radiographie de la France après la crise
  38. Maires, forains et responsables de cirques tentent de normaliser leurs relations
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