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Migrants

Migrants : quand le gouvernement en appelle aux maires

Publié le 03/12/2018 • Par Rouja Lazarova • dans : Dossiers d'actualité, France

migrants-immigration
Jonathan Stutz / AdobeStock
L’accueil de migrants, la prise en charge de demandeurs d’asile et l’intégration des réfugiés sont des compétences régaliennes de l’Etat. Cependant, par manque de moyens ou par choix politique, celui-ci s’avère défaillant. Les élus locaux prennent le relais.

En 2015, l’Europe a connu une crise migratoire sans précédent, enregistrant 1,2 million de premières demandes d’asile, contre 627 000 en 2014, selon Eurostat, la direction générale de la Commission européenne chargée de l’information statistique à l’échelle communautaire.

La publication, le 3 septembre, de la photo d’Alan Kurdi, enfant syrien mort noyé et échoué sur une plage turque, a suscité une vive émotion dans l’opinion publique et a été suivie par l’appel du président de la Commission européenne pour l’accueil de 160 000 réfugiés supplémentaires.

La mobilisation « déterminante » des maires

Dans ce cadre, la France s’est engagée à recevoir 22 000 réfugiés des hotspots (structures d’accueil, de soins et de relève des empreintes digitales des migrants où les organismes européens compétents peuvent identifier les demandeurs d’asile), situés en Grèce et en Italie, ce qu’elle est loin d’avoir respecté car elle n’a accueilli que 5 030 « relocalisés ».

En août dernier, Emmanuel Macron a réaffirmé l’engagement de l’Etat à accueillir également 10 000 « réinstallés » d’ici à 2019. L’année 2015 est aussi charnière dans la mesure où l’Etat, dont relève la compétence de la prise en charge de migrants, demandeurs d’asiles et réfugiés, en a appelé aux maires, dans un courrier du ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, le 6 septembre : «Votre mobilisation est déterminante », écrivait-il.

Le 12 septembre, Matignon réunissait les édiles afin de les inciter à prendre part à l’effort national d’accueil de réfugiés. L’Etat mettait dans la balance 1 000 euros pour chaque place d’hébergement créée, une aide que les élus n’ont pas manqué de trouver insuffisante. Mais ils ont été nombreux à se mobiliser.

Situations critiques

Même si la crise migratoire semble dépassée (707 000 primo demandeurs d’asile en Europe en 2017, soit 43 % de moins qu’en 2016), la perception d’une crise dans l’opinion publique demeure. D’abord, la demande d’asile en France a continué de croître : 100 755 personnes en 2017, en progression de 17,5 % par rapport à 2016, selon l’Ofpra.

Ensuite, des campements de migrants continuent de se former dans les grandes villes. Des «jungles» se perpétuent dans le Calaisis ou dans le Dunkerquois, peuplées de migrants souhaitant rejoindre la Grande-Bretagne. A la frontière franco-italienne, des demandeurs d’asile franchissent les cols au péril de leur vie. Et les élus locaux tentent tant bien que mal de gérer ces situations critiques.

Ils s’investissent, aux côtés de l’Etat, pour accueillir les migrants et intégrer les réfugiés, tout en ménageant une opinion publique frileuse. Avec le lancement de la Stratégie nationale pour l’accueil et l’intégration des personnes réfugiées, en juin 2018, l’Etat va mobiliser des moyens supplémentaires dans le cadre de la contractualisation avec les territoires.

Lexique

Réfugiés. Ce sont des demandeurs d’asile qui ont obtenu leur statut de réfugié auprès de l’Ofpra, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. Ils entrent dans le droit commun.

Relocalisés. Ce sont des réfugiés, principalement syriens, irakiens et érythréens, situés dans les « hotspots » en Italie et en Grèce.

Réinstallés. La réinstallation est un mécanisme du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés permettant d’accueillir des réfugiés des camps en Turquie, au Liban, en Jordanie, au Tchad, au Niger.

Dublinés. Selon l’accord de Dublin de 2013, très critiqué, les exilés doivent déposer leur demande d’asile dans le premier pays européen où ils ont été admis.

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