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Numérique

Aménagement numérique : espoirs mobiles, expectatives sur le fixe

Publié le 22/11/2018 • Par Romain Mazon • dans : Dossiers d'actualité, France

CONGRES-forum-numerique-Denormandie
fabien calcavechia
Julien Denormandie, le ministre du logement, a dressé un état des lieux de l’aménagement numérique du territoire particulièrement optimiste, le 21 novembre, lors du Forum numérique du Congrès des maires. Si les élus le rejoignent sur le mobile, ils se montrent plus circonspect sur le très haut débit fixe.

« Nous avons changé de méthode, et tout s’annonce sous les meilleurs auspices », a dit en substance Julien Denormandie en ouverture du forum numérique du Congrès des maires. Un message qu’il répète dans de nombreuses instances, depuis plusieurs mois. De fait, il est vrai que le gouvernement a fait un effort réel en renonçant, fin 2017, à recevoir de substantielles redevances pour la vente des fréquences aux opérateurs mobiles, en échange d’engagements fermes et contraignants de ces derniers pour accélérer la couverture mobile, en 4G, du territoire.

Les élus locaux, une fois n’est pas coutume au cours de ce congrès, ont reconnu ce changement de méthode du « new deal mobile », maintenant que les groupes projets, chargés d’identifier les pylônes à construire de manière prioritaire, par les opérateurs, sont installés, et font remonter les demandes auprès de la mission France mobile.

Tout au plus, Michel Sauvade, maire de Marsac-en-Livradois (Puy-de-Dôme), référent téléphonie mobile de l’AMF, a-t-il alerté sur les modalités de mise à disposition des terrains sur lesquels seront construits les pylônes. Les communes doivent-elles prendre en charge l’achat de ces terrains, ou mettre à disposition gratuitement « ce qui ne serait pas raisonnable », a interrogé Michel Sauvade ?

« Le principe du new deal mobile, c’est que ce sont les opérateurs qui financent tout, a rappelé Zacharia Alhayane, directeur de la mission France Mobile. Si une commune payait ce terrain, son coût serait amorti à travers les loyers qu’elle percevrait de l’opérateur après l’installation ».

L’exercice fut plus périlleux sur le THD fixe, et la relance du guichet de financement France THD. Cela fait maintenant plusieurs mois que le gouvernement renvoie au nouveau dispositif des AMEL (1), censé alléger les besoins de financements publics.

« A l’heure où je parle, on a un million de prises qui sont signalées par les élus pour être en zone AMEL, a (re)dit Julien Denormandie, ajoutant : Pour ceux que ça n’intéresse pas, il y aura un accompagnement de l’Etat. » C’est bien le nœud du problème : le gouvernement reporte tout nouvel engagement de financements à la connaissance du périmètre et du nombre de prises que couvriraient les AMEL. Or, ces AMEL n’ont pas déclenché un engouement échevelé des collectivités, et avec un million de prises, on est loin des ambitions initiales, qui visaient 3 millions de prises.

Le véritable enjeu, disent les collectivités, comme bon nombre d’opérateurs, ce ne sont donc pas les AMEL, mais le montant que l’Etat mobilisera. Or, sur ce point, Julien Denormandie s’est montré on ne peut plus imprécis. Il y a quelques jours, lors du TRIP de l’Avicca, il avait annoncé un report de la réouverture du guichet à 2020, sans indiquer de montant.

Les maires agents auxiliaires de l’opérateur historique ?

Loin de la 4G et de la fibre optique, Christian Montin, maire de Marcolès (Cantal) est venu interpeller le ministre, et Martine Lombard, membre du collège de l’Arcep sur les dysfonctionnements sur le téléphone fixe dont sont victimes de nombreuses communes, depuis plusieurs mois. « Certains de nos administrés n’ont plus de téléphone pendant 1, 2, voire 5 à 6 semaines. Il y a un risque sur la sécurité des personnes ! »

L’association départementale des maires du Cantal a d’ailleurs publiquement interpellé l’opérateur historique, au mois d’octobre, en manifestant et en adoptant une motion « Dans nos zones rurales, Orange ne répond plus ».

Ces alertes, confirmées par d’autres témoignages, dans d’autres départements, ont d’ailleurs conduit l’Arcep à mettre en demeure Orange de respecter ses engagements au titre du service universel de téléphonie dont il est le délégataire.

« Le fixe n’est pas une survivance archaïque, c’est un besoin, et nous ne pouvons pas attendre que la fibre arrive » a insisté l’élu.

Interrogé en marge du Forum, Christian Montin s’est dit rassuré par sa rencontre, le matin même, avec les représentants d’Orange, sur le Salon des maires. « Nous avons trouvé leur discours responsable, ils reconnaissent que la maintenance du réseau cuivre, les interventions de réparation sont lourdes, qu’ils ont une mauvaise gestion de la sous-traitance, souvent avec des gens qui ne sont pas formés, pas compétents. On a des exemples où 4 ou 5 voitures viennent pour la même panne, et c’est le 5e ou 6e qui répare ! »

« Ce sont les maires qui servent maintenant de circuit parallèle, s’insurge encore Christian Montin. Orange s’informe par le canal des mairies, et ce sont les maires qui relaient les demandes des habitants ! C’est comme si vous alliez voir le maire parce que votre voiture est en panne pour lui dire de trouver un garagiste. »

L’intervention de l’Arcep a-t-elle produit ses premiers effets ? En tout cas, l’élu du Cantal se félicite de disposer «  maintenant d’un interlocuteur un peu disponible chez Orange. Nous allons travailler ensemble pour hiérarchiser les pannes, et nous examinerons chaque cas lors d’un point d’étape, tous les mois. »

Cet article est en relation avec le dossier

Cet article fait partie du Dossier

Congrès des maires 2018 : un rendez-vous sous haute tension

Sommaire du dossier

  1. Des maires inquiets de ne pouvoir tenir leurs promesses de campagne
  2. Ébauche de dialogue en clôture du congrès des maires
  3. A l’Elysée, les maires restent sur leur faim
  4. Contenu partenaire Baromètre RH Randstad : quels objectifs 2020 pour les collectivités locales ?
  5. Gestion de l’eau : renouveler les réseaux mais aussi préserver la ressource
  6. Contenu partenaire Comment la Caisse des Dépôts accompagne les élus au quotidien ?
  7. La mise en œuvre du RGPD dédramatisée au Congrès des maires
  8. Se représenter ou pas ? Témoignages de maires
  9. Sécurité : les maires craignent une « tendance à la recentralisation »
  10. Gilets jaunes : ce qu’en pensent les maires
  11. Congrès des maires : le trompe l’œil des finances locales
  12. Aménagement numérique : espoirs mobiles, expectatives sur le fixe
  13. Fonction publique territoriale : Emmanuel Macron veut donner les pleins pouvoirs aux élus
  14. Un hashtag lancé par l’AMF pour redorer le blason des maires
  15. Développement économique : la difficile application de la loi NOTRe
  16. Congrès des maires 2018 : vers un lifting de la réforme territoriale
  17. Quand les gilets jaunes s’invitent dans la transition écologique
  18. Fonds européens : vers une complexification de l’obtention de financements ?
  19. Congrès des maires 2018 : pour en finir avec une « annus horribilis »
  20. Au Salon des maires, la majorité joue l’apaisement avec l’AMF
  21. 16 % de femmes maires « au pays de Marianne » : à quand la parité ?
  22. Les associations d’élus font bloc face au gouvernement
  23. L’exécutif démine le terrain à la veille du congrès des maires
  24. Gouvernance du sport : bientôt des expérimentations en régions
  25. Des gilets jaunes sous les écharpes tricolores ?
  26. La moitié des maires veulent raccrocher leur écharpe en 2020
  27. Aménagement : un recentrage à venir pour les SCoT ?
  28. Le congrès des maires pour une intercommunalité à la carte
  29. Emmanuel Macron sèche le congrès des maires
  30. Commune / intercommunalité : le clash
  31. La dématérialisation, moteur de la modernisation de l’action publique ou du lien avec les administrés ?
  32. Maire et préfet, les secrets d’un vieux couple
  33. « Le dialogue avec les élus est vital pour Macron » – Luc Rouban
  34. La refonte de la carte intercommunale fait toujours des vagues
  35. Santé et culture : même combat pour des «services essentiels de proximité»
  36. Déserts médicaux : « La coercition serait contre-productive »
  37. Radiographie de la France après la crise
  38. Maires, forains et responsables de cirques tentent de normaliser leurs relations

Notes

Note 01 les collectivités appellent les opérateurs à prendre totalement en charge une partie de la zone d’initiative publique Retour au texte

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Commentaires

Aménagement numérique : espoirs mobiles, expectatives sur le fixe

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Serge

23/11/2018 09h52

Bonjour,
les mots ont un sens. Les opérateurs construisent des « lignes » qui se transforment en « prises » seulement quand un abonné est raccordé.

Dans les discours des opérateurs et de tous ceux qui déploient des réseaux FttH, l’intention, consciente ou pas, est d’embellir la situation, car en réalité, le nombre de prises ne représente qu’un gros tiers des lignes. D’ailleurs, l’Arcep elle même parle de « lignes raccordables ».
Sur ce sujet, lisez notre article http://ant.cerema.fr/7-7-millions-de-lignes-2-2-millions-de-prises-au-a928.html
Il faudrait actualiser les chiffres mais le principe reste le même.
Bien cordialement,
Serge Pujol

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