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DOSSIER : Congrès des maires 2018 : un rendez-vous sous haute tension
Dossier publié à l'adresse https://www.lagazettedescommunes.com/592927/securite-les-maires-craignent-une-tendance-a-la-recentralisation/

CONGRÈS DES MAIRES 2018
Sécurité : les maires craignent une « tendance à la recentralisation »
Julie Clair-Robelet | A la Une prévention-sécurité | Actu prévention sécurité | France | Publié le 21/11/2018

Les élus locaux réaffirment, à l'occasion du Congrès des maires, leur crainte d'une étatisation de la sécurité locale. Quelques mois après le lancement de la police de sécurité du quotidien, ils disent ne pas en voir les effets. Quant à l'information dont les maires peuvent désormais bénéficier concernant les personnes radicalisées, ils affichent leur satisfaction mais s'interrogent sur l'attitude à adopter une fois informés.

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Plus de deux mois après la publication du rapport sur le continuum de sécurité des députés [1] Jean-Michel Fauvergue et Alice Thourot, la crainte d’une « étatisation de la sécurité locale » est encore très présente parmi les élus locaux participants au Congrès des maires, à Paris. Ils demeurent en effet « inquiets face à la confusion entre les prérogatives de l’État, de la police nationale et celles de la police municipale et une tendance à la recentralisation », affirme Nathalie Koenders, première adjointe au maire  PS de Dijon (Côte-d’Or), chargée de la tranquillité publique.

Lors d’une conférence intitulée « le maire et la sécurité du quotidien » organisée le 21 novembre, elle estime « nécessaire que le maire reste coordonnateur, avec l’État, de la politique de prévention de la délinquance ».

Un constat partagée par Pauline Martin, maire LR de Meung-sur-Loire (Loiret), à la tête de la commission sécurité de l’AMF. « Une mainmise de l’État sur nos polices municipales risque de faire beaucoup de bruit sur les territoires. Le maire doit rester maître à bord », souligne-t-elle.

En octobre dernier, déjà, à l’occasion des Etats-généraux de la sécurité locale, le président du Forum français pour la sécurité urbaine, soutenu par bon nombre d’élus, avait qualifié de « véritable catastrophe » cette profonde remise en question de la coproduction de sécurité.

Frontière entre sécurité et tranquillité

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