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Congrès des maires 2018

Maires, forains et responsables de cirques tentent de normaliser leurs relations

Publié le 21/11/2018 • Par Hélène Girard • dans : Actualité Culture, France

cirque-Pavel Losevsky - AdobeStock-UNE
D.R.
Elus et responsables de cirques et de fêtes foraines se sont rencontrés le 20 novembre à Paris, dans le cadre du congrès des maires. Le ton est vite monté. Cependant, la Commission nationale des professions foraines et circassiennes, dont le président Gérard Lemaire, orchestrait le débat, s'attache à renouer le dialogue sur la base d’un compromis.

Au « faites le ménage dans  vos  rangs ! » lancé par les maires, les artisans forains et circassiens répondent : « le domaine public est notre  fonds de commerce et vous n’avez pas le  droit de  nous empêcher de faire  vivre nos entreprises ».

Nuisances en série

Le  débat organisé dans le cadre du  Congrès des maires 2018 a montré combien les relations entre les édiles et ces professionnels itinérants s’est dégradé au  cours des dernières années. A maintes reprises, le préfet Gérard Lemaire, qui animait les débats, en sa qualité de président de la Commission nationale des professions foraines et circassiennes, a dû inviter les débatteurs à mettre un peu de rondeur dans leurs échanges.

Du côté des élus, les reproches pleuvent : branchements électriques non autorisés, bâtiments placardés d’affiches sauvages, règles de sécurité non respectées, vacarme tardif, dégradations provoquées par les animaux…

« Avant, j’accueillais les cirques, et je trouvais cela formidable, a raconté Isabelle  Maincion, maire de La Ville-aux-clercs (Loir-et-Cher). Jusqu’au jour où un cirque qui s’était déclaré sans animaux est arrivé avec lions, oies, chèvres etc. J’ai dit stop et j’ai instauré une redevance de 70 euros. »

Animation des centres-villes

Confrontés à ces nuisances, beaucoup de maires repoussent les aires destinées à ces professionnels itinérants à la périphérie des communes, « alors que traditionnellement, nous participons à l’animation des centres-villes », a pointé  Christophe Herry, directeur de tournée du cirque Medrano. Dire non aux cirques,  c’est dire non à la culture populaire et à l’animation des centres villes. »

Certains communes jouent cependant la carte du donnant-donnant. Par exemple , à Bayeux, « nous interdisons l’affichage, et, en contrepartie, nous intégrons les cirques dans notre programmation culturelle, a expliqué Arnaud Tanquerel, adjoint au maire. Nous attendons les forains et les cirques, car ils augmentent l’activité économique. »

Concertation avec l’Etat et les maires

Elus et professionnels se parlent aussi au sein de la Commission nationale des professions foraines et circassiennes, créée il y a un an (décret n° 2017-1501 du 27 octobre 2017). Cette instance, où siègent représentants des ministères concernés, des communes et EPCI et des organisations professionnels, cherche à identifier les pommes de discorde et les solutions possibles.

Parmi les premiers chantiers repérés figurent la scolarisation des enfants de ces professionnels, le débat sur la présence d’animaux dans les cirques, la nécessaire concertation lors de changement des aires d’accueil, les questions de sécurité et de sûreté, la fiscalité, etc.

« Les maires et les professionnels sont engagés dans un même combat en faveur de l’itinérance, a fait valoir le président de la commission nationale Gérard Lemaire. Les cirques traditionnels figurent dans le plan Culture pour près de chez vous. Ce combat doit aussi inclure les cirques contemporains, qui font partie de la même  famille. »

« Dans  le cadre de cette commission, notre profession doit être reconnue, insiste Norman Bruch, président  du Cidunati-Artisans de la fête. Il  faudrait que la loi oblige les maires à la concertation, notamment lors de changement des aires d’accueil. Nous sommes face à des règlements différents dans chaque ville, alors que toutes les autres professions ont les mêmes droits partout en France. »

© Rosario Rizzo - Adobe Stock

© Rosario Rizzo – Adobe Stock

Droit de cité

Par ailleurs, depuis le 24 octobre dernier, les communes et les professionnels disposent d’une nouvelle charte intitulée Droit de cité. Ce document, qui actualise une première charte signée en 2001, réunit les signatures de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC), l’Association des maires de France, le Centre national des arts du cirque, de la rue et du théâtre (Artcena) et plusieurs organisations professionnelles : le Centre international pour les théâtres itinérants, le Collectif des cirques, la Fédération française des écoles de cirque, le Syndicat des cirques et compagnies de création, et Territoires et cirques.

Ce texte prévoit des engagements respectifs dans différents domaines. Par exemple, lorsque la commune  assure un accueil régulier des cirques et des forains, les professionnels doivent respecter les conditions d’attribution du domaine public prévues par la collectivité. En outre, « les demandes d’adhésion des cirques à la charte devront être garanties par les Drac. Il s’agit de rassurer  les maires et de leur garantir le respect des  règles de leurs communes », a précisé Gwenola David, directrice générale  d’Artcena.

 

Animaux de cirque : les élus s’abritent derrière le droit

« La présence d’animaux dans les cirques est autorisée en France. Il ne nous revient donc pas de l’interdire dans nos communes. » Telle est, en substance, la réponse des maires lorsqu’ils sont interpellés par leurs administrés ou des associations militantes sur la présence d’animaux dans les compagnies circassiennes. Réponse qui fait le plus souvent l’objet d’un courrier-type.

Références

Cet article fait partie du Dossier

Congrès des maires 2018 : un rendez-vous sous haute tension

Sommaire du dossier

  1. Des maires inquiets de ne pouvoir tenir leurs promesses de campagne
  2. Ébauche de dialogue en clôture du congrès des maires
  3. A l’Elysée, les maires restent sur leur faim
  4. Contenu partenaire Baromètre RH Randstad : quels objectifs 2020 pour les collectivités locales ?
  5. Gestion de l’eau : renouveler les réseaux mais aussi préserver la ressource
  6. Contenu partenaire Comment la Caisse des Dépôts accompagne les élus au quotidien ?
  7. La mise en œuvre du RGPD dédramatisée au Congrès des maires
  8. Se représenter ou pas ? Témoignages de maires
  9. Sécurité : les maires craignent une « tendance à la recentralisation »
  10. Gilets jaunes : ce qu’en pensent les maires
  11. Congrès des maires : le trompe l’œil des finances locales
  12. Aménagement numérique : espoirs mobiles, expectatives sur le fixe
  13. Fonction publique territoriale : Emmanuel Macron veut donner les pleins pouvoirs aux élus
  14. Un hashtag lancé par l’AMF pour redorer le blason des maires
  15. Développement économique : la difficile application de la loi NOTRe
  16. Congrès des maires 2018 : vers un lifting de la réforme territoriale
  17. Quand les gilets jaunes s’invitent dans la transition écologique
  18. Fonds européens : vers une complexification de l’obtention de financements ?
  19. Congrès des maires 2018 : pour en finir avec une « annus horribilis »
  20. Au Salon des maires, la majorité joue l’apaisement avec l’AMF
  21. 16 % de femmes maires « au pays de Marianne » : à quand la parité ?
  22. Les associations d’élus font bloc face au gouvernement
  23. L’exécutif démine le terrain à la veille du congrès des maires
  24. Gouvernance du sport : bientôt des expérimentations en régions
  25. Des gilets jaunes sous les écharpes tricolores ?
  26. La moitié des maires veulent raccrocher leur écharpe en 2020
  27. Aménagement : un recentrage à venir pour les SCoT ?
  28. Le congrès des maires pour une intercommunalité à la carte
  29. Emmanuel Macron sèche le congrès des maires
  30. Commune / intercommunalité : le clash
  31. La dématérialisation, moteur de la modernisation de l’action publique ou du lien avec les administrés ?
  32. Maire et préfet, les secrets d’un vieux couple
  33. « Le dialogue avec les élus est vital pour Macron » – Luc Rouban
  34. La refonte de la carte intercommunale fait toujours des vagues
  35. Santé et culture : même combat pour des «services essentiels de proximité»
  36. Déserts médicaux : « La coercition serait contre-productive »
  37. Radiographie de la France après la crise
  38. Maires, forains et responsables de cirques tentent de normaliser leurs relations

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