Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Haute fonction publique

Quand le corps préfectoral passe au service des grands élus

Publié le 16/11/2018 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Maire et préfet
D.R.
Souvent sensibles au prestige de l'étiquette, des vainqueurs des élections locales de 2014 et 2015 ont fait appel à des préfets pour diriger leur administration. Les associations d'élus font aussi appel à ce personnel doté de réseaux dans la capitale.

Changement en douceur à la tête des services de la ville et de la métropole de Nice (49 communes, 538 600 hab). A l’été 2014, un éminent représentant du corps préfectoral, Jean-Michel Drevet, succède à une autre, Anne Boquet. Une évidence pour le patron des deux institutions, Christian Estrosi (LR). Rompu aux allers-retours entre le local et le national, l’ancien ministre et député privilégie les grands commis de l’Etat.

Si, en 2017, Jean-Michel Drevet fait valoir ses droits à la retraite pour céder sa place de directeur général des services à un adjoint au maire, Lauriano Azinheirinha, il devient conseiller spécial du maire et président. Un ultime poste pour le grand chambellan, qui connaît les Alpes-Maritimes comme sa poche. Etiqueté à droite, Jean-Michel Drevet a officié comme secrétaire général de la préfecture du département dans les années 1990. L’ancien dir’cab de Christian Estrosi au ministère de l’Aménagement du territoire a aussi été préfet du département sous Nicolas Sarkozy, entre 2011 et 2012.

Carnet d’adresses

Comme tant d’autres depuis les premières lueurs de la décentralisation, Jean-Michel Drevet a ensuite migré vers une collectivité. Avec les lois « Defferre » de 1982 et 1983, le job de préfet a un peu perdu de son sel. A mesure que les services déconcentrés de l’Etat subissaient une cure d’amaigrissement, les grandes collectivités ont augmenté leur capacité d’expertise et d’ingénierie. Fortes de plusieurs milliers d’agents et de budgets à neuf ou dix chiffres, elles soutiennent largement la comparaison.

Les vainqueurs des scrutins municipaux, départementaux et régionaux de 2014 et 2015 goûtent particulièrement les préfets, dont ils apprécient l’expérience territoriale et le carnet d’adresses dans les administrations parisiennes. Et « cela fait chic d’avoir un DGS qui se fait appeler monsieur le préfet » glisse, sarcastique, un administrateur territorial de carrière.

Pas du goût des territoriaux

Fidèles à leur penchant pour la bougeotte, d’anciens représentants de l’Etat ont déjà changé d’affectation. Après un bail d’un peu moins de deux ans comme DGS de la métropole du Grand Paris (131 communes, 7,0 millions d’hab.), Thomas Degos a pris la direction du cabinet de la ministre des Outre-mer, Annick Girardin. Un collègue du corps préfectoral lui a succédé : Paul Mourier, venu de la direction générale des services de Paca. Une région présidée entre 2015 et 2017 par l’inévitable Christian Estrosi.

Cette expansion n’est pas toujours du goût des fonctionnaires territoriaux de carrière. Les mouvements, dans le sens inverse, s’agacent-ils, sont beaucoup plus rares. Seule, par le passé, une poignée de cadres territoriaux a été promue au rang de préfet : Dominique Schmitt, Yves Mathieu, Anne-Marie Charvet, Jean-Luc Combes ou Philippe Mahé. Ce dernier, gratifié en 2016, possède la particularité d’être le seul lauréat du concours d’administrateur territorial à avoir intégré le corps préfectoral. Revenu en collectivité comme DGS du département de la Gironde, il relativise la distance qui séparerait les directeurs généraux des services pur jus des préfets : « Des deux côtés de la barrière, on est au service de la République et d’un territoire. » Reste, cependant, une différence notable : habitués à parler d’égal à égal avec les grands élus, les anciens représentants de l’Etat ont parfois du mal à se faire à leur autorité.

Un vivier des associations d’élus

C’est une tradition. Tant à l’Association des maires de France (AMF) qu’à l’Assemblée des départements de France (ADF) ou à Régions de France, les élus font appel à d’anciens élèves de l’ENA pour diriger les services administratifs de leurs associations. Avec une nette préférence pour les préfets. A l’AMF, jusqu’à l’arrivée l’an passé d’Eric Verlhac, inspecteur général de l’administration du développement durable, le corps préfectoral trustait le poste de DG. Ce paradoxe, pour une association qui ne cesse de revendiquer sa fibre girondine, vaut aussi pour l’ADF. A la tête de ses services, figure le préfet Pierre Monzani. Seule Régions de France, après avoir été managée par des énarques, s’est attachée les services d’un administrateur territorial, Jules Nyssen.

Cet article est en relation avec le dossier

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Quand le corps préfectoral passe au service des grands élus

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement