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Baromètre « La Gazette » - Cegid

Les territoriaux voient la transformation numérique d’un bon oeil

Publié le 13/11/2018 • Par Claire Chevrier • dans : A la une emploi, A la Une RH, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

identité numérique
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Si beaucoup d’agents jugent que le numérique a alourdi leur charge de travail, le baromètre « La Gazette » - Cegid montre qu’ils estiment que leurs missions deviennent plus intéressantes. Et manifestent peu d’inquiétude sur l’avenir de leur métier.

« Nous avons atteint à un stade où les agents s’approprient le numérique et ont compris l’intérêt qu’il pouvait avoir pour eux. Ils ne le voient plus comme une contrainte ou une menace, une chose à laquelle il faut faire face… », se réjouit, à la lecture du baromètre La Gazette – Cegid, Harmony Roche, directrice adjointe des relations humaines au conseil départemental des Pyrénées Atlantiques (2300 agents, 670 000 habitants) et coordinatrice nationale du Lab’ de l’AATF. Plusieurs indices confirment cette maturité.

Des projets dé technicisés

Tout d’abord, la transformation numérique n’est plus un projet uniquement porté par la direction des systèmes d’information : dans plus d’un cas sur deux (56%), c’est la direction générale ou une DGA qui pilote le projet ; un élu dans un tiers des cas. « Ce niveau de portage montre que le débat se dé technicise, que c’est devenu un enjeu stratégique », affirme Harmony Roche.

De plus, 58% des répondants estiment qu’il est encore trop tôt pour se prononcer sur les effets de la transformation numérique sur leur collectivité, contre 32% qui pensent que c’est une réussite, 4% qu’elle est inexistante et 3% que c’est un échec… « Les acteurs prennent conscience que cette transformation ne va pas se faire du jour au lendemain », explique Christophe Lepage, directeur de l’observation prospective de l’emploi, des métiers et des compétences au CNFPT.

Un a priori positif

Les territoriaux semblent prêts à porter la transition numérique, qu’ils voient plutôt d’un bon œil. En effet, moins de 60% perçoivent la transformation numérique comme un facteur de réduction des dépenses, alors qu’ils sont 81% à citer l’amélioration de la qualité de travail, 79% « faciliter l’exercice des missions de service public » et 78% « améliorer la qualité du service public ».

« Les agents voient le numérique comme une montée en gamme et en compétences plutôt que comme la réduction nette des moyens alloués. Ils constatent que les moyens sont mis dans cette transformation, avec des nouveaux outils, le recrutement de nouveaux profils… », analyse Harmony Roche.

« Mes observations au sein des territoires me faisaient dire que la compétence numérique des agents était sous-estimée. Cette étude le confirme. Leurs compétences numériques sont à la hauteur des besoins de services publics numériques des citoyens », affirme Florence Durand-Tornare, secrétaire générale de l’association Villes Internet.

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Des outils très présents…

Les agents sont biens dotés en outils numériques : à leur travail, 69% des répondants (qui sont principalement des catégories A) utilisent des ordinateurs fixes, 51% des ordinateurs portables et 48% des smartphones. 30% d’entre eux déclarent recourir à au moins sept plates-formes ou logiciels métiers.

De plus, les outils collaboratifs sont aujourd’hui présents dans les collectivités : 60% des agents possèdent un service de partage de documents (75% pour les catégories A et 81% pour les agents travaillant en intercommunalité), 46% une messagerie instantanée à usage professionnel, 39% un Intranet ou un réseau social d’entreprise… Ils sont cependant près d’un tiers à affirmer que la dématérialisation n’a pas apporté de nouveaux modes de travail dans leur collectivité.

… dont il faut s’approprier les usages

« Disposer de partage de documents ou de messagerie ne dit rien sur l’appropriation de ces outils, souligne Harmony Roche. C’est bien d’avoir développé le nombre d’outils, mais attention à ne pas créer trop de complexité, à en accumuler trop. Le comité de direction doit établir une stratégie des usages, afin de définir quoi utiliser et comment selon les situations… ».

Ainsi, lorsque toutes les directions n’utilisent pas le partage de documents cela devient vite un frein dans les projets transversaux.

Plus de travail, plus complexe…

Si les cadres de la territoriale dans leur grande majorité voient la transformation numérique comme une amélioration de la qualité de leur travail, ils sont toutefois 51% à estimer qu’elle a alourdi leurs tâches. « Ils n’ont pas forcement plus de travail mais ils travaillent différemment. Au début, cela peut être plus long, mais ensuite, c’est en général un gain de temps qui permet de développer d’autres compétences : plus d’expertise, plus de relationnel… », estime Christophe Lepage.

« L’agent doit mobiliser des compétences qu’il maîtrise moins. Il faut se former, il y a donc une charge d’apprentissage », ajoute Harmony Roche.

Dans les projets de dématérialisation, par exemple, il peut aussi y avoir une surcharge de travail quand l’agent doit utiliser à la fois la procédure papier et la procédure dématérialisée. Une situation sensée être transitoire…

Les territoriaux sont également 45% à juger que leur mission s’est complexifiée, contre moins de un sur trois qui voit une simplification. Il est vrai que lorsque que l’on sort des approches en silos, les outils numériques simplifient la collaboration mais obligent à communiquer avec plus d’acteurs.

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… mais souvent plus intéressant

Plus de travail, plus complexe mais toutefois plus intéressant, pour près de la moitié des territoriaux ayant répondu. « Trouver ses missions plus intéressantes peut être un levier pour renforcer le sentiment d’appartenance au service public et à ses missions », souligne Florence Durand-Tornare. Seul un répondant sur dix voit sa mission comme moins intéressante, alors que quatre sur dix estiment qu’il n’y a pas de changement.

« Pour certains agents, il va y avoir une montée en expertise, des gains en temps et en autonomie. Un agent d’accueil en bibliothèque, par exemple, sera plus dans le conseil quand les enregistrements de documents se feront par des machines. Mais pour d’autres, il va plutôt y avoir standardisation et routine : un agent qui avait des tâches polyvalentes pourra devenir opérateur de saisie », explique Christophe Lepage.
Il attire d’ailleurs l’attention sur les risques en termes de pénibilité que pourrait créer la transformation digitale sur certaines fonctions mono tâches, ainsi qu’une augmentation des risques psychosociaux liée à la gestion des messageries, des flux d’information, la priorisation de l’activité…

Changer de culture managériale

Il semble que la transformation numérique n’a pas permis un réel essor du télétravail pour les agents. Moins d’un sur quatre à plus recours au télétravail, et un sur deux affirme qu’il n’est pas autorisé à télé-travailler, alors qu’ils ne sont que un sur cinq à déclarer ne pas avoir envie d’en bénéficier.

« Cela prouve bien que le télétravail n’est pas tant une question d’outil que de maturité managériale », note Harmony Roche. « Les collectivités doivent prendre conscience qu’il leur faut développer une culture numérique au-delà des outils. Avec la transition numérique le management hiérarchique n’est plus possible, il faut adopter un management transversal participatif, ce qui constitue un gros changement », ajoute Christophe Lepage.

Peu de formations adaptées

Les chefs de services doivent accompagner le changement en donnant du sens à la transformation numérique, en montrant à leurs collaborateurs ce que cela va leur apporter, par exemple, en nouvelles compétences. Pas évident, pour les quelques 56% qui disent s’en sortir mais ne se déclarent pas comme étant à l’aise avec les outils et services digitaux, d’embarquer leur équipe dans cette transformation.

46% des répondants estiment ne pas avoir été assez formés, et 39% déclarent ne jamais avoir suivi de formation leur permettant de s’adapter aux changements induis par la transformation numérique. « Ils boudent les formations classiques qui souvent ne conviennent pas à leurs attentes. Ils ont la volonté d’échanger et de communiquer avec leurs pairs », analyse Florence Durand-Tornare.

Pas de peur du futur

Cependant, les agents ayant répondu à l’enquête sont sereins. Trois sur quatre déclarent ne pas craindre pour l’avenir de leur poste, malgré le développement du digital. Il est vrai que « la transition numérique impacte moins les métiers que les activités qui sont dans les métiers. Très peu de métiers vont disparaître, mais 80% vont être impactés dans la manière de les exercer », rappelle Christophe Lepage.

Pour Harmony Roche, cette sérénité est la preuve qu’un certain nombre de tabous sont tombés : « les agents n’ont plus peur pour leur emploi car ils se sentent soutenus par leur collectivité et leur DGS qui porte le projet de transformation numérique. Et ils voient qu’à long terme, cette transformation est plutôt positive. »

Affirmer la légitimité des collectivités dans les services numériques

Pour la déléguée générale de Villes Internet, les agents sont effectivement compétents et il faut reconnaître cette compétence.

« Cette étude nous encourage à dire qu’il est possible de s’appuyer sur les agents pour développer des services en interne et faire face à un marché très pesant, qui joue sur la technocratie. Le marché a intérêt à dire que les agents et élus ne savent pas, mais ce n’est plus le cas. La compétence numérique n’est pas une exclusivité du secteur privé. Les acteurs territoriaux sont en droit de demander qu’on leur attribue de nouvelles compétences pour accompagner, produire et diffuser les services publics numériques. Qu’ils ne soient plus pieds et mains liés à leurs fournisseurs », souligne Florence Durand-Tornare.

Cependant, le mouvement de transformation est loin d’être terminé. « La majorité des collectivités n’en est qu’au premier stade, celui où elles pensent que les outils vont permettre d’augmenter le service public. Elles sont encore loin des étapes suivantes que sont l’analyse des données et l’intelligence artificielle », prévient Christophe Lepage. De nouvelles compétences que vont encore devoir s’approprier les agents dans les prochaines années.

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Références

Baromètre réalisé en ligne par Infopro Digital Etudes pour La Gazette des communes et Cegid, avec l'aide  de l'association Villes Internet, du 31 juillet au 30 septembre 2018 auprès de 471 élus et agents. Pour cet article, nous n'avons retenu que les données concernant les agents. Sur les 340 ayant répondu, 70,3% sont catégorie A, 17,4% B et 12,3% catégorie C.

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Commentaires

Les territoriaux voient la transformation numérique d’un bon oeil

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Mis

13/11/2018 04h00

le numérique c’est bien quand cela fonctionne mais les outils mis à disposition par l’administration plantent souvent d’où une perte de temps et de l’énervement.
On voit que ceux qui mettent en place les procédures et outils ne sont pas les utilisateurs.

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