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Numérique

Open data : « Nous devons passer du prototypage à l’industrialisation » – Charles Nepote

Publié le 08/11/2018 • Par Baptiste Cessieux • dans : France

Charles-Nepote
Valerio VINCENZO
Dix ans après, le bilan de l’Open Data est bien éloigné des promesses initiales. Les retombées économiques sont peu visibles, les portails en accès libres trop méconnus de ceux qui devraient en être les utilisateurs. Pour la Fondation internet nouvelle génération (Fing), il est temps de faire un bilan et de fixer les objectifs qui guideront l’ouverture des données d’ici 2025. Interview de Charles Nepote, responsable du programme OpenData Impact.

La Fing ouvre l’appel à projet « Open data impact » qui court du 10 octobre au 3 février 2019. Quel est le but de cette initiative ?

Ce programme n’est pas seulement un appel à projet mais un programme qui poursuit 3 directions de travail. D’abord observer et analyser, afin de mesurer ce qui a été impacté par l’ouverture des données publiques, et la façon dont cela s’est déroulé. Ensuite mobiliser et expérimenter, pour susciter des projets innovants sur la question de l’impact de l’open data. Enfin, programmer et déployer, pour élaborer collectivement l’agenda des dix prochaines années.

Pour construire tout cela, nous avons identifié neuf défis lors des ateliers de l’open data impact, durant deux journées publiques en avril et juin. Nous nous sommes aussi appuyés sur la plate-forme teamopendata.fr, un forum qui regroupe 400 membres très actifs sur la question. Cette concertation est fondamentale, car le but est de faire émerger des groupes capables de travailler ensemble sur des projets référencés.

La feuille de route, elle, se nourrira des projets présentés. Le but est simple : comment quitter le prototypage pour passer à l’industrialisation. Cette question est particulièrement bien représentée par les métriques, l’élaboration de standards qui conviennent à la fois aux producteurs et aux utilisateurs de données. Et pour cela, il faut savoir comment sont réutilisées les données, ce qui n’est pas facile car l’open data telle que nous l’avons menée est sans contrôle à priori.

Aujourd’hui, de nombreuses réutilisations passent totalement sous notre radar. Est-ce que les chercheurs s’en emparent régulièrement par exemple ? Difficile de le savoir. Alors on élabore plusieurs idées, comme des pop-up qui s’ouvriraient lors du téléchargement des données, afin de questionner ceux qui téléchargent les données pour connaître la nature de la réutilisation et, du même coup, l’impact apporté par l’ouverture des données.

Quels sont les déclencheurs qui poussent la Fing à préparer aujourd’hui un bilan et une feuille de route pour l’ouverture des données ?

Depuis quelques mois, on entend des questions sur l’évolution de l’open data. Où sont les emplois promis ? Est-ce que tout cela n’a pas été cher pour pas grand-chose ? Certains pionniers sont un peu lassés, principalement à cause du manque de réutilisation de leurs données.

Dans le même temps, la loi Lemaire amène de nouvelles personnes à travailler sur le problème mais ponctionne en même temps la partie innovante qui était très motivante. Tous ces éléments nous mènent à la création du programme ODI et de ses neuf défis qui portent sur ce que l’open data n’a pas réussi à faire. En parallèle, les projets qui répondront aux défis seront croisé avec une quarantaine d’interviews d’experts pour alimenter une feuille de route sur le futur de l’open data d’ici 2025.

Vous parlez d’élaborer l’ouverture de la donnée en fonction des demandes des réutilisateurs possibles. Cette vision n’est-elle pas en contradiction avec l’idée initiale de l’open data ?

Il faut comprendre que l’open data évolue. Il y a dix ans, je disais « ouvrez vos données et Dieu reconnaîtra les siens ». On ne peut plus continuer comme ça. Il faut savoir ce que l’on nous demande en priorité et s’y adapter. Cela passera sans doute par plus d’énergie pour répondre aux demandes de certains secteurs.

Les données urbaines, par exemple, sont particulièrement appréciées et l’immobilier entre dans une véritable réutilisation des données ouvertes. Le transport est également allé très vite grâce à des standards existants comme GTFS, Neptune et Trident. À l’inverse, la culture et l’éducation restent les parents pauvres. Le tourisme est en demi-teinte : le journal Ouest-France peut faire un agenda culturel commun sur son territoire, mais dans de nombreux endroits, les acteurs sont encore très frileux et préfèrent penser à des conventions plutôt qu’à l’ouverture. La disparité est grande mais il est important de noter que, dans certaines conditions, ce n’est pas tant le gratuit qui est important que le normalisé.

 

Les 9 défis de l’open data impact

A – Donner à voir et donner envie

    1. Se donner des métriques pertinentes
    2. Les données ouvertes, pilier des villes et territoires intelligents, enfin expliquées et expérimentées par le plus grand nombre.

B – Développer une offre standard adaptée à la demande

    1. Rendre les données vraiment réutilisables
    2. Pour un open data tiré par la demande : ne pas tout ouvrir sans se poser de questions au préalable
    3. Comment inciter les producteurs à s’engager durablement autrement que par la contrainte.

C – Réinterroger les frontières de l’open data

  1. Tracer les utilisations sans entraver ? ce qu’on s’interdisait jusque là
  2. Des données à l’information, pour dépasser la donner brute
  3. L’open data sans plateforme ni application : les portails sont en réalité peu connue du     grand public. Il s’agit donc de réfléchir à une autre forme de l’open data.
  4. Des données qui grattent, pour un open data qui ne soit pas inoffensif.

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