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Patrimoine

Bâtiments publics : les bienfaits multiples de la rénovation thermique

Publié le 08/11/2018 • Par Olivier Descamps • dans : actus experts technique, France

RÉHABILITATION DE L'ÉCOLE PUBLIQUE DU GUÉ DE VELLUIRE
© PASCAL BAUDRY-Sydev
L'état des finances locales ne doit pas être un prétexte pour repousser sans cesse des efforts de rénovation qui permettront, au contraire, d'arrêter la gabegie énergétique. Et en lançant de tels travaux sur ses bâtiments publics, la collectivité montre l'exemple. Cible prioritaire : les établissements scolaires.

Se pencher sur le bilan de son propre patrimoine est primordial, quel que soit le but poursuivi – atteindre des objectifs de réduction de consommation que l’on a soi-même fixés dans le cadre d’un plan climat ou tout simplement faire des économies. Et ce, d’autant plus que, « dans tous les investissements, ceux concernant l’énergie sont les seuls qui font diminuer les coûts de fonctionnement », remarque Jérôme Gatier, inspecteur général des finances et directeur du Plan bâtiment durable. Responsable du pôle « efficacité énergétique des bâtiments » à la Banque des territoires, Hubert Briand abonde et interroge ceux qui ont peur de s’endetter : « Quel est le coût de l’inaction ? » Pas question, bien sûr, de jeter l’argent par les fenêtres. Et, comme les ménages, les collectivités ont parfois du mal à savoir par où commencer. En particulier lorsque leurs bâtiments partagent des compteurs ou des chaufferies qui ne proposent qu’une vue d’ensemble des dépenses. une expertise mutualisée

Trouver l’expertise en interne ou auprès de structures mutualisées

Certaines collectivités n’ont pas la taille critique pour embaucher un technicien ou un ingénieur chargé d’identifier les chantiers à mener en priorité et d’optimiser la gestion des équipements. Mais, depuis plusieurs années, elles ont la possibilité de transférer leur compétence dite « conseil en énergie partagée » à des structures qui mutualisent l’expertise. Une bonne manière d’éviter les erreurs récurrentes. « Souvent, on considère que c’est la salle des fêtes qui coûte le plus cher, mais tout dépend de l’utilisation que l’on en fait », illustre Sandra Schmitgen-Picard, responsable du service « énergie » du syndicat énergies Haute-Vienne (SEHV, 214 collectivités, 375 800 hab. ), à qui 118 collectivités ont confié cette tâche. Avant d’entreprendre de grands travaux, les huit techniciens du SEHV aident entre autres les agents des communes à mieux réguler leur production de chaleur. « On peut réaliser jusqu’à 30 % d’économie en chauffant seulement quand c’est nécessaire, souligne-t-elle. Et ça ne coûte presque rien en investissement. Parfois, tout est déjà en place, mais il n’y a aucun suivi. »

Bien sûr, il s’agit d’un premier pas qui ne suffira pas à atteindre des objectifs ambitieux. Mais il est utile en attendant des restructurations importantes dictées par une stratégie patrimoniale, dans laquelle l’énergie est parfois un élément déclencheur d’investissement, ou un paramètre complémentaire à prendre en compte en plus de l’usage, du confort, de la vétusté et des contraintes d’accessibilité. « Il faut bien connaître son parc pour prendre les bonnes décisions et accepter d’avoir des stratégies patrimoniales différenciées selon les bâtiments », estime Hubert Briand, insistant sur l’exigence d’une bonne coordination entre les services. Seule certitude : si la performance énergétique ne finance pas à elle seule une rénovation lourde, elle doit désormais figurer en bonne place dans l’ensemble des opérations touchant au bâti. Sachant que ceux qui ne prennent pas les devants s’exposent à de possibles obligations de travaux. Plusieurs fois repoussé, une fois annulé en Conseil d’Etat, le décret sur les bâtiments tertiaires pourrait en particulier finir par imposer aux propriétaires des bilans précis de leurs dépenses énergétiques et des plans d’action.

Travailler en priorité sur les établissements scolaires

Dans un rapport publié en mai, le Plan bâtiment durable insiste sur l’importance de s’intéresser aux bâtiments éducatifs. Ceux-ci sont un symbole fort pour créer une dynamique puisqu’ils touchent la communauté éducative, les parents, les enfants. D’autant qu’ils représentent 150 des 280 millions de mètres carrés que possèdent les collectivités. Techniquement, « les écoles construites avant-guerre ne répondaient à aucune réglementation, mais leur conception était intéressante. Donc ce ne sont pas elles qui posent le plus de problèmes », indique Xavier Sarazin, responsable jusqu’à récemment de la cellule « énergie service public » au SEHV. Le principal enjeu ici est de choisir des techniques adaptées afin que les rénovations ne créent pas de pathologie du bâtiment. Attention, par exemple, à ne pas sur-isoler des murs qui ont besoin de respirer pour évacuer l’humidité accumulée à l’intérieur. « Dans les années 1950, 1960 et 1970, on a utilisé du béton et augmenté les surfaces vitrées. L’inconfort d’été est donc important », poursuit-il. Pour autant, là encore, « la faible valeur architecturale des bâtiments fait qu’ils sont faciles à réhabiliter ».

Des échecs à assumer

Xavier Sarazin est plus soucieux lorsque l’on évoque les constructions de la fin des années 1990 et du début des années 2000. Si les réglementations thermiques successives font qu’elles sont mieux isolées que par le passé, « leur conception est souvent compliquée. Elles intègrent parfois des systèmes techniques pionniers qui ont finalement peu d’intérêt, comme les planchers chauffants. Elles souffrent d’un manque d’inertie », insiste-t-il. Surtout, « il est difficile de travailler sur des bâtiments que tout le monde considère comme presque neufs ». Pour la collectivité, les remettre en cause est un aveu d’échec. Qu’il faut pourtant accepter sans fausse pudeur.

 

Energiesprong, la réhabilitation à la sauce industrielle

Comment passer d’un parc de logements qui consomme en moyenne 168 kilowattheures par mètre carré et par an à un niveau BBC ? Plutôt que de réfléchir opération par opération, Est métropole habitat (qui dispose de 17 000 logements), le bailleur social de l’est de la métropole lyonnaise, s’est fixé un objectif global : réduire les dépenses de 5 % par an et transposer à Vaulx-en-Velin une démarche de massification ayant fait ses preuves aux Pays-Bas : Energiesprong. « Avec les méthodes classiques, les chantiers sont trop longs, estime le responsable des réhabilitations, Paul Sachot. Chaque bâtiment étant un prototype, un isolant doit par exemple être prépositionné, découpé, percé, chevillé»

Le concept néerlandais fait, lui, la part belle à la numérisation du bâti (BIM). Les imperfections sont prises en compte au millimètre près et de façon industrialisée. Des pans entiers de façade peuvent être conçus sur mesure en intégrant l’isolation, les revêtements ou les réseaux. Bilan : un chantier rapide (douze mois pour 988 logements) et très qualitatif. « Même les perforateurs servant à assembler le tout sont géolocalisés pour gagner en précision », s’enthousiasme Paul Sachot, conscient qu’il faudra mettre la main au porte-monnaie en attendant que l’ensemble de la filière s’empare de la nouvelle méthode.

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