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Etat

« Avec les élus, le préfet est par nature pragmatique »

Publié le 08/11/2018 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Nicole Klein
cap vid BFM TV
Dans une interview réalisée peu avant sa nomination à la tête du cabinet du ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy, la préfète du département de Loire-Atlantique et de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, revient sur le rôle du représentant de l’Etat auprès des collectivités territoriales. En bonne place : le contrôle de légalité et les nouveaux contrats financiers.

Les préfets ont-ils totalement assimilé la décentralisation initiée en 1982 ?

Sortie de l’ENA en 1987,  je n’ai pratiquement pas connu de préfet qui rêvait encore au monde d’avant. Le métier reste passionnant. Les préfets ont appris à convaincre, et non pas à imposer.

Comment évolue le contrôle de légalité dans un département comme la Loire-Atlantique ?

Nous avons en 2017 contrôlé 126 499 actes non budgétaires. Nous avons envoyé 270 lettres d’observation. Nous avons fait 9 déférés. C’est donc rarissime. D’ailleurs, le nombre de déférés a peu évolué. Quand j’avais le privilège d’être secrétaire générale du département de Loire-Atlantique voici 17 ans, il s’élevait à 8. Généralement, quand, en amont, on donne un conseil à un maire, il nous écoute.

Est-ce que cela ne tient pas à la nature modérée des élus de l’Ouest ?

Je confirme. J’ai été sous-préfète à Carpentras dans le Vaucluse et j’ai souvenir que le contrôle de légalité n’y était pas toujours facile !

Mais l’Etat a-t-il toujours les moyens de mener ce contrôle de légalité ?

On fait tout pour les conserver. Dans le cadre d’Action Publique 2022, nous insistons particulièrement sur ce point. Nous avons une mission de conseil et d’accompagnement auprès des élus qui sont nos partenaires du quotidien.

Comment se sont déroulées les négociations autour des  contrats de financiers de  maîtrises des dépenses de fonctionnement des grandes collectivités ?

Nous avons peu bougé les curseurs. Toutes les collectivités ont signé, sauf le conseil régional. Nous n’avons pas fait de signature en grande pompe car les élus ne le souhaitaient pas. Mais l’important c’était de signer. Avec les élus, le préfet est par nature pragmatique.

Comment s’est passé avec les élus la mise en œuvre de l’autre grande réforme de ces dernières années : la mise en place de la nouvelle carte intercommunale ?

Nous n’avons pas été sur le mode de la loi portant réforme des collectivités  territoriales de 2010 où on imposait un certain nombre de choses. Avec la loi portant Nouvelle organisation territoriale de la République de 2015, nous avons été dans la discussion. L’intercommunalité offre une taille critique à des petites communes qui n’ont plus les moyens de mener des projets seules.

Comment trouvez-vous le bon dosage entre vos missions de représentation de l’Etat, du Gouvernement et du territoire ?

Je ne vois pas de contradiction. Notre mission ne consiste pas à défendre les petits contre les gros ou les gros contre les petits, mais à faire en sorte que le citoyen dispose du meilleur service, selon le meilleur usage de l’argent du contribuable.

Les préfets de département ont-ils toujours une grande utilité avec la montée en puissance des préfets de région ?

Je suis très attachée à mon rôle en Loire-Atlantique. Je ne fais pas partie des  préfets, très minoritaires, qui considèrent qu’il faut détacher les fonctions des préfets de département des préfets de région. En tant que préfète de région, j’interviens sur les sujets culturels et économiques qui font partie des prérogatives de l’Etat régional. Je suis l’interlocutrice naturelle des ministres. Mais je laisse les préfets de département le soin d’assurer la proximité dans leur territoire.

Quelle part consacrez-vous à la préfecture de Loire-Atlantique et à la préfecture de  la région Pays-de-la-Loire ?

En termes de signature, c’est un tiers pour le département et deux tiers pour la région. Pour les déplacements, je vais davantage en Loire-Atlantique. Mais cela tient à la problématique de Notre-Dame-des-Landes…

En renonçant au projet d’aéroport, vous vous êtes heurtée à la grande majorité des élus qui y étaient favorables…

Pour la première fois de ma longue carrière, j’ai eu les élus contre moi. Cela a été assez tendu. Mais la mission que m’a fixé le Gouvernement depuis le 17 janvier est très claire.

Quel rôle avez-vous joué dans cette décision ?

On m’a demandé des notes pour éclairer la décision. Mais je n’ai pas dit si j’y étais favorable ou non. Ce n’est pas mon rôle de préfète.

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