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Parcours professionnels

Des pistes pour booster la mobilité

Publié le 07/11/2018 • Par Gaëlle Ginibrière • dans : France, Toute l'actu RH

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Alors que le gouvernement souhaite élargir l’accès des contractuels et intégrer le secteur privé aux stratégies d’évolution professionnelle des fonctionnaires, la mobilité interne, entre collectivités ou entre versants de la fonction publique, se met en place timidement.

Limitées dans leurs recrutements, les collectivités territoriales s’emploient prioritairement à l’accompagnement en interne de leurs agents. C’est tout l’enjeu de la bourse à la mobilité, instaurée à la ville et à la métropole de Rennes (43 communes, 5 000 agents, 438 800 hab.).

Le principe est simple : recenser les intentions de changement de poste dans des cadres d’emplois déterminés – dans un premier temps, les attachés et rédacteurs, prochainement les agents de catégorie C, ceux des filières animation et culture. « Nous identifions ainsi les hypothétiques vacances de postes, en informons tous les agents qui peuvent se positionner. A la suite d’entretiens de sélection, une short list de trois candidats classés est arrêtée pour chaque poste », explique Mélanie Vambana, responsable du service « emploi et compétences ». Alors qu’une dizaine de mobilités s’opéraient chaque année parmi les 320 attachés de la collectivité, 29 changements de postes sont intervenus à la suite de la première édition de cette démarche en 2016-2017.
« Parallèlement, une équipe est dédiée à l’accompagnement RH des agents en reclassement pour raisons de santé ou en logique de réorientation, avec des parcours métiers suggérés pour développer toutes les compétences nécessaires à l’exercice d’un nouveau poste », poursuit Mélanie Vambana. Des collectivités proposent également des périodes d’immersion dans les services voisins pour faire découvrir des métiers, comme au Relecq-Kerhuon (138 agents, 11 500 hab., Finistère) où un agent a pu s’imprégner sur le terrain des exigences du poste de chargé d’accueil.

Développer un marché de l’emploi local pour les territoriaux

Au centre de gestion du Finistère (426 collectivités affiliées), la conseillère en évolution professionnelle, Morgane Decq, observe que, dans un contexte territorial mouvant, l’intérêt des agents territoriaux pour la mobilité s’accroît, même si beaucoup continuent de la subir. « Dans ce cadre, la formation est souvent une étape essentielle, qu’il s’agisse de formation métier, de perfectionnement ou de parcours qualifiants », note Morgane Decq.

Dans la perspective d’ouvrir les agents à une mobilité inter – fonctions publiques toujours marginale – aujourd’hui moins de 1 % des agents sont concernés selon la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) – la formation constitue aussi une première sensibilisation aux pratiques des autres versants de la fonction publique. C’est en tout cas le pari du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT). Afin d’assurer le remplissage de ces stages, la délégation de Corse a été pionnière, suivie depuis quelques années de la délégation Paca. Et la réflexion se répand dans les collectivités. «A partir de 2019, nous allons mutualiser le marché de la formation avec les communes du territoire afin de développer une culture commune et à terme un marché de l’emploi local », note de son côté Emilie Agnoux, directrice de l’innovation, du dialogue social et de l’animation managériale à l’établissement public territorial Grand Paris Sud Est avenir (16 communes, 1 200 agents, 313 000 hab.). L’échelle du bassin de vie semble à cet égard la plus pertinente pour la gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences (GPEEC), comme le préconisent les conclusions du rapport « Dussopt-Laurent » du 4 juillet.

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