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Réforme des retraites

Réforme des retraites : voyage au cœur d’un atelier de consultation des citoyens

Publié le 26/10/2018 • Par Véronique Vigne-Lepage • dans : A la Une RH, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

retraites-atelier-participatif-dijon-19-octobre-2018-twitter-jp-delevoye-web
Twitter compte Jean-Paul Delevoye
La consultation des Français par le haut-commissariat à la réforme des retraites s’achève, ces jours-ci, avec la fermeture de la plateforme participative et la tenue des derniers « ateliers citoyens ». Des ateliers qui ont suscité un intérêt certain, bien que mesuré, de la part des participants. Exemple à Dijon, le 19 octobre dernier, où participaient de nombreux fonctionnaires.

Dans ce matin doux du 19 octobre, la ligne 1 du tramway de Dijon déverse sa foule quotidienne d’étudiants. Mais ce jour-là, d’autres voyageurs descendent également à l’arrêt « Universités ». Ils se dirigent vers le Multiplex, un équipement culturel que la Ville a mis à disposition pour l’un des« ateliers citoyens » qu’organise le haut-commissariat à la réforme des retraites depuis début septembre. Objectif annoncé : permettre aux Français qui le souhaitent de s’exprimer sur le futur système.

A leur arrivée, les participants, préalablement inscrits, sont affectés à l’une des quinze table rondes installées dans la salle. Une affectation qui n’a rien du hasard, l’agence chargée de l’organisation ayant veillé à la diversité des personnes assises autour de chaque table. Seule l’une d’entre elles regroupe des participants ayant annoncé avoir un niveau de connaissance « expert » des retraites.

Plusieurs heures de voyage pour participer

L’animatrice lance quelques questions à l’assemblée afin de révéler sa diversité. Ainsi, parmi la centaine de personnes qui ont fait le déplacement jusque là, figurent des Dijonnais et autres habitants de la Côte d’Or, mais d’autres ont fait plusieurs heures de voyage : ils viennent de plus loin en Bourgogne-Franche-Comté, voire d’Auvergne-Rhône-Alpes, des Hauts-de-France, d’Occitane ou d’Ile-de-France. Une autre estimation à mains levées révèle la présence d’environ un tiers de retraités – dont un seul agriculteur -, d’à peine deux ou trois salariés du privé, d’un peu plus d’indépendants et chefs d’entreprise, ainsi que d’une bonne proportion de fonctionnaires. Pour cet atelier dijonnais, un enseignant du Master de droit des RH de la fonction publique à l’Université de Bourgogne est également venu avec 25 de ses étudiants.

Il y aura, dans les recommandations que je ferai au gouvernent, un paragraphe sur ce qui vient des citoyens.

Jean-Paul Delevoye, présent à cet atelier comme à tous les autres, ouvre les discussions avec une promesse : «Il y aura, dans les recommandations que je ferai au gouvernent, un paragraphe sur ce qui vient des citoyens ». Plus tard dans la matinée, il présente les grandes principes de la réforme « qui ne sont pas sujets à concertation ».

Mais auparavant, la présentation du système actuel, power point à l’appui, revient à Philippe Lafon, secrétaire général adjoint du haut-commissariat. «Voici le tableau des 42 régimes actuels, annonce celui-ci en montrant l’un des écrans disposés autour des tables. Le slide n’est pas très lisible, mais c’est fait exprès parce que le système est complexe ». Il poursuit ses explications, mais, par trois fois, se fait interrompre par des participants. Léger agacement…

«Il y aura des perdants, mais nous travaillons à le rendre supportable »

Mais l’animatrice tempère, rompt toute amorce de « débat d’experts », et lance, entre ces interventions, les échanges aux tables. Pas plus de quinze minutes à chaque fois. Dans une première séquence, les animateurs de table – des managers de différentes caisses de retraite- proposent aux participants d’écrire sur des post-it, en deux mots, ce que représente pour eux la retraite aujourd’hui d’une part, demain d’autre part. Puis l’animatrice lance un nouveau sondage à mains levées : une petite moitié de l’assemblée s’est déjà renseigné sur sa future pension, une vingtaine pense travailler plus tard que 62 ans, huit actifs se disent confiants quant au niveau de leur retraite et une dizaine de retraités s’en disent satisfaits de ce qu’ils touchent…

Inévitablement, une question sur les écarts de situations entre le public et le privé est lancée. «Nous intégrons la notion d’anxiété, liée notamment à la fin du calcul des pensions sur les six derniers mois dans la fonction publique, assure Jean-Paul Delevoye. Il y aura forcément des perdants, mais nous travaillons à rendre cela supportable ».

Questions d’égalité

Un moment après, il s’agit cette fois d’inscrire, toujours sur les petits papiers jaunes, une ou des propositions. Sophie, proche de la retraite après une carrière multi-employeurs en France et à l’étranger, lance l’idée d’un revenu unique et non imposable pour tous les retraités. Philippe, enseignant, trouve la suggestion intéressante… surtout si elle n’empêche pas d’épargner par ailleurs. Mais pour Dimitri, étudiant non voyant souhaitant intégrer la fonction publique, «l’égalité, c’est traiter différemment des gens qui sont différents : les personnes handicapées doivent avoir une allocation à la retraite, afin de pallier aux manques dans leur carrière ».

Il le répètera l’après-midi, consacrée à une « exploration collective du thème de l’atelier », en l’occurrence « la prise en compte du handicap et la gestion des aidants familiaux dans la retraite ». Pour redynamiser les discussions, les groupes ont été, pour cette seconde demi-journée, éclatés et reformés autrement.

« Prendre de la hauteur »

Fabienne, référente retraite d’un Conseil départemental, venue tout autant par intérêt professionnel que personnel, se félicite de ne pas avoir été placée à côté d’un monsieur que l’on entend beaucoup critiquer les fonctionnaires. «A ma table, nous étions issus du privé ou du public, des tout jeunes et des plus âgés… qui s’écoutaient. La discussion a été très riche, assure-t-elle. Les fonctionnaires, souvent, restent un peu entre eux. Alors que là, on peut prendre de la hauteur ». Comme elle, Dimitri est ravi de l’expérience, qu’il avait déjà vécue en participant à une rencontre autour du plan Action publique 2022 : « Consulter les citoyens, c’est la base ». Mais Sophie tempère son enthousiasme : «Attention, est-ce que ce n’est pas un enfumage ? On verra ce qui est retenu de nos propositions… ».

« On nous change les règles en cours de route ! »

Après la tenue du dernier atelier citoyen, le 23 octobre à Toulouse, c’est au tour de la plateforme participative de fermer, le 31 octobre. Quelque 300 000 posts y ont été comptabilisés. Certains, comme Fabienne, Chantal ou encore Nadine, fonctionnaires territoriales, s’y sont exprimé plusieurs fois. Non sans se poser une question préalable : «Avec ma collègue, on s’est demandé si on s’inscrivait à titre professionnel ou personnel., rapporte Nadine, en charge du service retraite d’une collectivité locale Finalement, on a choisi la deuxième option». Ne publier que son prénom permettait de s’exprimer librement, comme Fabrice, qui s’indigne dans son post : « On nous change les règles en cours de route, ce n’est pas normal ! Je suis fonctionnaire depuis trente ans et on me menace d’un système à points qui n’a rien à voir avec le contrat passé à mon intégration dans la fonction publique en 1990 ». Salomé a pu affirmer : « Puisqu’il est question d’équité, il faut que la totalité des salaires (régime indemnitaire inclus) compte pour le calcul de la retraite ». Et Romane encore : « Il n’est pas illégitime que les fonctionnaires (…) bénéficient d’un régime plus favorable ».

Quant à Jean-Paul Delevoye, il assure avoir découvert grâce à cette consultation des aspects auxquels ni lui, ni son équipe n’avaient pensé : «A propos des pensions de réversion, plusieurs personnes divorcées ont écrit sur la plate-forme qu’il est hors de question que leur ex-conjoint touche quoique ce soit venant d’eux après leur décès ! Il faudra veiller à la solidarité tout en prenant en compte, peut-être, des modulations en cas de remariage, par exemple ».

Une synthèse des contributions de cette consultation sera mise en ligne fin novembre. Quant au projet de loi, il est annoncé pour le premier semestre 2019.

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