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Démocratie locale

Comment limiter la responsabilité pénale en matière d’infraction non intentionnelle des élus locaux ?

Publié le 22/10/2018 • Par Gabriel Zignani • dans : Réponses ministérielles

Réponse du ministère de l’Intérieur : La responsabilité pénale en matière d’infraction non intentionnelle, régie par l’article 121-3 du code pénal, a évolué afin de limiter un accroissement des mises en cause, jugées excessives, de la responsabilité pénale des décideurs publics. La loi du 13 mai 1996 a porté un premier aménagement à l’article 121-3 en imposant aux juges une appréciation concrète de la faute non intentionnelle, en fonction des réels pouvoirs, compétences et moyens des responsables locaux mis en cause afin d’inciter les juridictions répressives à tenir plus largement compte des contingences propres à l’exercice des missions de service public. La vérification de l’accomplissement des « diligences normales » devait conduire à l’abandon des mises en jeu quasi-automatiques de la responsabilité pénale des maires et autres responsables locaux.

La loi du 10 juillet 2000 dite loi Fauchon a ensuite modifié l’article 121-3 du code pénal pour assurer l’équilibre entre une pénalisation excessive des faits non intentionnels et une déresponsabilisation de leurs auteurs, qui porterait atteinte au droit des victimes et au principe d’égalité devant la loi, en procédant à une classification des fautes non-intentionnelles, qui distingue la faute simple et la faute qualifiée.Le législateur a introduit, au bénéfice des seules personnes physiques, une distinction selon que le comportement imputé au prévenu a causé directement ou indirectement le dommage pour restreindre le champ de la répression. Lorsque le lien de causalité entre le comportement fautif et le dommage est indirect, les juridictions doivent relever une faute qualifiée, soumise à des exigences supplémentaires : le prévenu n’est responsable pénalement que s’il a commis une faute d’une particulière gravité, alors qu’en cas de causalité directe, une faute simple suffit.

La circulaire du Garde des Sceaux du 11 octobre 2000 (CRIM-00-9/F1-11.10.00) précise que « le législateur a ainsi entendu éviter que puissent être à l’avenir prononcées, pour des infractions involontaires, des condamnations paraissant injustifiées, ce qui, du fait de la législation alors applicable, a parfois été le cas dans le passé, spécialement lorsqu’elles concernaient des « décideurs publics », élus locaux ou fonctionnaires.Depuis cette réforme, il existe une gradation de la faute pénale d’imprudence. En cas de causalité indirecte, il faut d’abord constater que le prévenu a créé ou contribué à créer la situation qui a permis la réalisation du dommage ou qu’il n’a pas pris les mesures permettant de l’éviter.

La juridiction doit ensuite apprécier la faute en considération des circonstances matérielles dans lesquelles s’inscrit l’activité de l’agent et par rapport au comportement normal, prudent et diligent dans la sphère professionnelle considérée. Des dispositions spécifiques sont prévues pour les élus locaux aux articles L. 2123-34, L. 3123-28 et L. 4135-28 du code général des collectivités territoriales, qui imposent au juge répressif de prendre en compte leur situation particulière, le terme de « difficultés propres » étant expressément employé depuis la loi du 10 juillet 2000.

Toutefois, il n’existe pas de données statistiques permettant d’évaluer la mise en œuvre de la responsabilité personnelle des élus locaux, dans la mesure où il n’est pas possible de distinguer, parmi les condamnations, celles visant un élu local.

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