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Territoires

Sébastien Lecornu entrouvre les portes de la CNT aux élus de montagne

Publié le 19/10/2018 • Par Romain Mazon • dans : France

lecornu-anem
R.M.
Sébastien Lecornu, le nouveau ministre chargé des relations avec les collectivités territoriales a consacré son premier déplacement, le 18 octobre, aux élus de montagne réunis en Congrès, à Morteau.

Sébastien Lecornu est donc chargé, avec sa ministre de tutelle, Jacqueline Gourault, et son collègue dépêché au logement et à la ville, Julien Denormandie, de réchauffer le climat entre le gouvernement et les associations d’élus – à l’inverse de ce début d’automne, il est, comme on le sait, glacial. Exercice plutôt réussi, le 18 octobre, pour son premier déplacement au Congrès de l’association nationale des élus de montagne, réunis à Morteau (Doubs).

Marie-Noëlle Battistel, la présidente sortante (lire plus bas) de l’Anem l’avait pourtant accueilli « avec la franchise des montagnards », et une liste de doléances qui s’empilent depuis un an.

« L’an dernier, nous avions exprimé nos inquiétudes quant aux économies attendues de 13 milliards d’euros, la suppression brutale des emplois aidés, de la taxe d’habitation, l’amputation des budgets des agences de l’eau… Nous avions interpellé votre prédécesseur (Jacqueline Gourault, promue ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, ndlr) sur le transfert obligatoire de la compétence eaux et assainissement aux intercommunalités, et sur la juste représentation des montagnards dans les instances nationales », lui a-t-elle dit en mot d’accueil.

Bilan un an plus tard : « Nos moyens d’agir ne sont pas assurés, la CNT n’accueille toujours pas de représentant au sein du collège des membres permanents. Si un mince compromis a pu être trouvé sur l’eau et l’assainissement il ne se concrétise finalement que comme un sursis et par une fragile et imparfaite minorité de blocage. Ces questions persistent donc, et bien d’autres se posent à nous. »

En poste depuis trois jours seulement, le nouveau ministre ne pouvait arriver avec des engagements fermes mais, à coup de cajoleries, de promesses, et de « se dire la vérité », il a su remonter la pente.

Le modèle montagnard

Le gouvernement n’est pas recentralisateur, a-t-il d’abord assuré, c’est même tout le contraire. La preuve, ce ministère géant, entièrement dédié aux collectivités, et qui « pour la première fois sous la Vè République », enlève la DGCL des mains du ministère de l’Intérieur.

« On n’est plus dans une approche de tutelle, de contrôle pur et dur de ce que font les collectivités territoriales, a-t-il martelé, mais davantage dans une approche d’aménagement du territoire et de co construction. »

Face aux défis d’une « hyper urbanité d’un côté, et d’une hyper ruralité de l’autre », s’il « ne faut pas réinventer la décentralisation, il faut quand même tout revoir pour nous assurer qu’on va dans le bon sens, et qu’on ne perd pas nos concitoyens ».

Il faut, a continué Sébastien Lecornu, « revisiter la relation Etat collectivités, et le modèle montagnard est éminemment intéressant pour élaborer des politiques publiques globales ». Après ça, la salle était largement acquise, d’autant plus qu’il a poursuivi en assurant que les commissaires de massif « ont vocation à être largement au cœur de la future Agence nationale pour la cohésion des territoires ».

Et si ça ne suffisait pas, Sébastien Lecornu, s’est dit tout à fait déterminé à ne pas laisser plus longtemps « les élus de montagne écartés de la Conférence nationale des territoires. Je souhaite que, sur des modalités à imaginer entre nous, avec d’autres associations qui vous ressemble, vous participiez à la CNT. D’ailleurs, si vous n’y êtes pas, ce n’est pas le fait de l’Etat, je n’en rajoute pas… ».

A y regarder de plus près cependant, le ministre n’a pas formellement pris l’engagement d’intégrer l’Anem à la CNT elle-même, précisant un peu plus tard : « Vous devrez faire votre entrée prochainement dans les instances de dialogue de la CNT ».

Le ministre a enfin avancé trois priorités, pour les territoires de montagne, qui structureront son action : le désenclavement (aménagement numérique et accès aux soins), le défi climatique et, « dernier grand axe : la question de la simplification, de l’adaptation, et de l’expérimentation ».

Mais attention, a prévenu Sébastien Lecornu, « ces sujets sont possibles si les intentions sont claires, et si personne ne se défausse de ses responsabilités. Quand on prend une mesure pour libérer certains points en urbanisme par exemple, il faut être sûr que le maire qui en bénéficie assume bien la responsabilité qui va avec cette liberté ».

Nouvelle gouvernance en marche pour l’Anem

La majorité parlementaire arrivée dans la foulée d’Emmanuel Macron a déstabilisé les équilibres politiques que les associations d’élus transpartisanes avaient conçu avec le temps. Chacune s’attache en effet, en général, à faire une place à la majorité du moment et à l’opposition, dans les organes dirigeants. Mais avec une majorité LREM à l’Assemblée très peu présente dans les collectivités, c’est en réalité avec trois forces politiques qu’il faut composer : la majorité « En marche », donc, l’opposition de droite, et l’opposition de gauche. Difficulté pour l’Anem : son organe dirigeant, qui était renouvelé lors de ce 34è Congrès ne dispose que de deux postes, celui de président(e), et de secrétaire général(e). En l’absence de candidat « En marche », c’est Annie Genevard, députée (LR) du Doubs qui succède à Marie-Noëlle Battistel (PS) au poste de présidente, tandis que Jeanine Dubié (ex PRG), députée des Hautes-Pyrénées, prend le poste de secrétaire générale. Et pour faire une place aux marcheurs, l’association a créé le poste de Vice-président, qui attend son candidat. La République en marche devrait désigner son représentant dans la semaine du 22 octobre.

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