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Gouvernement

Remaniement : Emmanuel Macron tend la main aux collectivités territoriales

Publié le 16/10/2018 • Par Arnaud Garrigues Hélène Girard Isabelle Raynaud Jean-Baptiste Forray Julie Clair-Robelet Romain Mazon • dans : A la une, France

denormandie-gourault-lecornu
Maxppp/ Patricia Marais pour la Gazette
Le Président de la République a promu, le 16 octobre 2018, Jacqueline Gourault à la tête d’un imposant ministère de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les collectivités territoriales. Un intitulé inédit qui sonne comme une offre de reprise de dialogue avec les associations d’élus. C’est Sébastien Lecornu qui sera chargé spécifiquement des relations avec les collectivités territoriales, Julien Denormandie prenant dans son escarcelle le logement et la politique de la ville.

Les associations d’élus locaux ont obtenu gain de cause. Conformément à leur vœu, Emmanuel Macron a créé un super-ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, là où les interlocuteurs des pouvoirs locaux étaient jusque-là éparpillés. Un ensemble qui bénéficiera d’une tutelle intégrale sur la Direction générale des collectivités locales (DGCL), selon Le Monde. Une petite révolution. Pépinière de préfets, la DGCL est en effet traditionnellement placée sous la tutelle du ministère de l’Intérieur.

Au-delà de son périmètre, l’intitulé de ce portefeuille est inédit. Les Relations avec les collectivités territoriales font irrésistiblement songer aux Relations avec le Parlement. C’est une façon d’ériger les pouvoirs locaux au même rang que l’Assemblée nationale et le Sénat.
Une manière, pour Emmanuel Macron et son Premier ministre Edouard Philippe, de tendre la main aux représentants des collectivités, très remontés ces derniers mois contre les coupes budgétaires.

Pour calmer le jeu, les maîtres de l’exécutif propulsent à la tête du nouveau ministère une figure familière des cénacles d’élus, Jacqueline Gourault (Modem).
Ministre déléguée auprès du ministère de l’Intérieur jusqu’à la démission de Gérard Collomb, l’ex-vice-présidente de l’Association des maires de France sillonne les assemblées départementales de premiers magistrats depuis des mois.
Plutôt adepte de la calinothérapie, l’ancienne sénatrice et maire de La Chaussée-Saint-Victor n’a cependant pas hésité ces dernières semaines à montrer les dents.

Un jeune briscard aux Collectivités

Dans sa ligne de mire : le président de son ancienne association, François Baroin (LR). « Il s’exprime comme si l’Etat devait s’en remettre à ses propositions. Comme s’il considérait l’élection d’Emmanuel Macron comme une erreur de casting. Le candidat qu’il soutenait à la précédente présidentielle, François Fillon prévoyait 20 milliards d’économie à réaliser par les collectivités locales », a-t-elle fustigé dans une interview-choc au Point, le 28 septembre 2018.

Elle n’en devra pas moins ramener l’AMF, l’ADF et Régions de France à la table des négociations de la Conférence nationale des territoriales. Une instance que les trois principaux cénacles d’élus boycottent depuis le début du mois de juillet.

Jacqueline Gourault devra aussi réparer les dégâts causés par l’opération #balance des maires contre les hausses de la taxe d’habitation. Une campagne sur les réseaux sociaux probablement lancée par des membres de La République en Marche.

Dans son entreprise, l’ancienne sénatrice-maire de La Chaussée Saint-Victor pourra compter sur le concours d’un autre spécialiste du monde local, Sébastien Lecornu.
Agé de 32 ans seulement, l’ancien secrétaire d’Etat auprès du ministre de  la Transition écologique et solidaire possède déjà une solide expérience.
Maire de Vernon, puis président LR du conseil départemental de l’Eure avant son entrée au Gouvernement, ce transfuge des Républicains possède un CV proche de son grand ami, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin. Il est aussi un proche de Bruno Lemaire, pour avoir participé à la campagne des primaires des Républicains du Ministre de l’économie.
Au super-ministère des territoires, il assurera le front-office politique. Pour le back-office techno, Jacqueline Gourault s’appuiera sur l’ancien secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des Territoires, Julien Denormandie, nommé ministre délégué au Logement et à la politique de la ville.

Un proche d’Emmanuel Macron au Logement et à la politique de la ville

Le premier gouvernement Philippe ne contenait pas un tel ministère dédié, ce qui avait froissé les acteurs du secteur. Les deux dossiers avaient été rattachés au ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, et à son secrétaire d’Etat Julien Denormandie, fidèle de la première heure d’Emmanuel Macron.

L’affront est réparé puisque logement et villes ont désormais un ministre attitré, Julien Denormandie, toujours rattaché au ministère de la Cohésion des territoires. Une promotion qui consacre un partage des rôles qui s’était petit à petit opéré entre Jacques Mézard et Julien Denormandie.
Tous deux ont, ces derniers mois, défendu la baisse des aides personnelles au logement et la création de la réduction du loyer de solidarité supportée par les bailleurs sociaux, ainsi que le projet de loi Elan (Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique), qui finit aujourd’hui son parcours législatif au Sénat.

Mais Julien Denormandie était plus présent sur les aspects techniques du texte, et s’est petit à petit familiarisé avec les dossiers complexes du logement. Il sera aussi chargé de la politique de la ville.

Vont lui revenir dans les prochains mois la préparation de plusieurs ordonnances importantes issues de la loi Elan, comme celle relative à la remise à plat des loyers dans le secteur du logement social, ainsi que la poursuite de la mise en œuvre de la réduction du loyer de solidarité.

Côté politique de la ville, il va falloir concrétiser la feuille de route en faveur des quartiers prioritaires annoncée en juillet sur le soutien au secteur associatif, la relance de l’emploi dans les quartiers, ou la relance de la rénovation urbaine.

Principale victime  collatérale de ce jeu de chaises musicales : Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des Territoires et du Logement. L’ancien sénateur radical du Cantal n’avait pas ménagé ses critiques contre la limitation à 80 hm/heures et la primeur accordée, selon lui, à France Urbaine au détriment des trois principales associations d’élus.
« La concentration des pouvoirs entre les mains de ce qui est perçu, à tort ou à raison, comme une technocratie, un milieu restreint, alimente la défiance et le sentiment d’abandon », a-t-il d’ailleurs taclé à l’occasion de sa cérémonie de passation de pouvoir.

Christophe Castaner et Laurent Nunez : un politique et un technicien à l’Intérieur

Ancien joueur de poker, amateur de cigare, chaîne en or autour du cou, le nouveau ministre de l’Intérieur ne correspond pas forcément à l’image qu’on se fait du premier flic de France.

La rumeur, démentie par l’intéressé, veut pourtant qu’il ait mis sa démission de patron du parti La République en Marche dans la balance pour décrocher le fauteuil de Gérard Collomb, son prédécesseur démissionnaire. Déjà, au cours de de la campagne présidentielle, Christophe Castaner s’était fait le porte-parole du candidat Macron sur les questions de sécurité, promettant la création d’une police de sécurité du quotidien. Son nom avait d’ailleurs circulé pour Beauvau lors de la composition du premier gouvernement d’Edouard Philippe.

Dix-huit mois plus tard, ce fidèle du chef de l’Etat, qu’il tutoie, ancien porte-parole du gouvernement, accède donc à la tête de la maison police. Et s’adjoint le patron du renseignement et ex-préfet de police des Bouches-du-Rhône, Laurent Nunez, en guise de secrétaire d’Etat.

Technicien habitué de la place Beauvau, celui-ci, ancien inspecteur des impôts, titulaire d’un DESS en gestion des collectivités locales, connaît bien les questions de sécurité, qu’il s’agisse des problématiques locales auxquelles il a été confronté en tant que directeur de cabinet du préfet de la Seine-Saint-Denis notamment, ou du terrorisme, qu’il a combattu dès 2010 en gérant le désarmement de l’organisation indépendantiste ETA alors qu’il était sous-préfet de Bayonne.

Bien que très différents par leurs trajectoires, les deux hommes se retrouvent sur leurs expériences du terrain et de leur connaissance des enjeux territoriaux de sécurité.

D’où viennent-ils ? Quelle est leur vision de la sécurité locale ? Et quels sont les dossiers qui les attendent place Beauvau ?

Avec Franck Riester, fini le temps de la société civile Rue de Valois

Après Françoise Nyssen, issue de l’édition, c’est un politique pur sucre qui devient ministre de la Culture. Ex-élu local pendant 10 ans, député (LR) de Seine-et-Marne pendant 11 ans, le nouveau locataire de la Rue de Valois, voit récompensé son ralliement à AGIR (la droite constructive) quelques mois après l’élection d’Emmanuel Macron.

Connaisseur des arcanes de l’audiovisuel, Franck Riester devra cependant consacrer du temps aux dossiers qui concernent de près les politiques territoriales et rassurer professionnels, élus et artistes.

Une élue locale au ministère des Solidarités et de la Santé

Si Agnès Buzyn a gardé son poste de ministre des Solidarité et de la Santé, elle se voit adjoindre une secrétaire d’Etat. Il faut dire qu’alors que le ministère doit mettre en place la Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, le plan « Ma santé 2022 » et préparer la réforme des retraites, tout en faisant adopter le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale, un peu d’aide ne sera pas inutile.

Dans l’intitulé de son poste, Christelle Dubos n’a pas de portefeuille particulier. Mais la députée (LREM) de Gironde a précisé à l’AFP qu’elle serait « particulièrement en charge du développement de la stratégie de lutte contre la pauvreté ».
Une évidence au regard de son passé : travailleuse sociale de 1998 à 2007, elle a ensuite œuvré à la création du centre intercommunal de l’action social de la communauté de commune du Créonnais (Gironde) avant de devenir directrice du service Solidarités et Emploi à la Communauté de Communes de Montesquieu.

Mounir Mahjoubi, le retour à Bercy pour le numérique

Dans le précédent gouvernement, Emmanuel Macron et Edouard Philippe avait tenté de booster la transformation numérique de l’Etat en rattachant directement au Premier ministre un secrétariat d’Etat au numérique, traditionnellement sous tutelle de Bercy. Retour aux traditions : Mounir Mahjoubi devient secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances et du ministre de l’action et des comptes publics. Le numérique n’est plus dans l’intitulé de son portefeuille, mais il assure en être toujours en charge.

Dans l’appareil d’Etat, l’autorité conférée par un lien direct à Matignon ne suffit pas pour faire avancer les dossiers. Dans certaines directions numériques, on se plaignait depuis plusieurs mois de l’impuissance du secrétaire d’Etat, loin des réels moyens humains et financiers d’intervention : Bercy, la DGE et le Trésor.

Dans cette configuration, Mounir Mahjoubi retrouve le périmètre qu’occupait Fleur Pellerin au début du quinquennat Hollande. Ce qui laisserait à penser qu’il pourrait récupérer l’autorité sur les télécoms, et l’aménagement numérique du territoire. Sauf que ce dernier dossier était jusque-là géré conjointement par Jacques Mézard et Julien Denormandie.

Quid également des services de la Dinsic, qui dépend du Premier ministre, dont la mission Etalab, et le programme Dcant, dans le cadre duquel Etat et collectivités construisent ensemble la transformation numérique de l’action publique ? Les clarifications devraient être apportées dans les prochains jours.

Une spécialiste du social à la transition écologique

Sébastien Lecornu n’était pas connu pour sa sensibilité à l’écologie. Mais au moins pouvait-il se targuer d’avoir une bonne connaissance des collectivités territoriales – comme le confirme son nouveau portefeuille au sein du gouvernement. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il avait été appelé en renfort de l’ex ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, dont c’était l’un des talons d’Achille.

Son bilan à son poste est mitigé : s’il a retissé un lien avec les élus locaux, il n’a pas véritablement débloqué le dossier de la fermeture de Fessenheim, dont il avait  la charge.

Par ailleurs, il venait juste de signer le premier contrat de transition écologique le 12 octobre ; sans doute une manière de poser un jalon avant de partir, alors que les dossiers de CTE tardaient à se concrétiser.

Il peut par contre mettre à son actif le développement  des énergies renouvelables à travers des groupes de travail sur l’éolien, la méthanisation et le solaire.

Pour le remplacer au poste de secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire, c’est donc Emmanuelle Wagron qui a été choisie. Cette femme de 47 ans n’a cependant ni un profil d’expert de l’écologie, ni un passé d’élue. C’est donc un retour en arrière pour les collectivités, qui avaient déjà du mal à se faire entendre sur les questions liées à l’eau, l’énergie, les déchets ou le climat.

Emmanuelle  Wagron était jusqu’alors directrice générale en charge des affaires publiques, de la communication et de la responsabilité d’entreprise chez Danone. Une spécificité de parcours dans le privé qu’elle partage avec ses collègues Brune Poirson (passée chez Veolia) et Elisabeth Borne (Eiffage,  SNCF) et même Edouard Philippe (Areva).

Ce profil de lobbyiste lui a rapidement valu des attaques assez vives sur les réseaux sociaux, malgré le long passé dans le public de cette énarque. Elle a notamment été directrice de cabinet de Martin Hirsch (2007-2010), lorsqu’il était Haut-commissaire aux solidaires actives, et travaillé aux ministères du travail (2012-2015), des affaires sociales (2010-2012) ou de la Santé (2001-2002). Un parcours qui lui confère avant tout un profil de spécialiste des questions sociales qui pourrait lui être utile pour travailler la dimension « solidarité » de son ministère, qui était si chère à Nicolas Hulot.

Ils entrent au gouvernement

  • Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur
  • Franck Riester, ministre de la Culture
  • Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
  • Marc Fesneau, ministre auprès du Premier Ministre, chargé des Relations avec le Parlement
  • Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de la Transition Ecologique et Solidaire
  • Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé
  • Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances
  • Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education Nationale et de la Jeunesse
  • Laurent Nunez, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur

 

Ils changent de portefeuille

  • Jacqueline Gourault, Ministre déléguée auprès du ministère de l’Intérieur devient ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales
  • Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de  la Transition écologique et solidaire devient ministre auprès de la ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, chargé des collectivités territoriales
  • Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires devient ministre auprès de la ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, chargé de la ville et du logement
  • Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique, devient secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances et du ministre de l’action et des comptes publics

 

Ils quittent le gouvernement

  • Jacques Mézard, (ex) ministre de la Cohésion des territoires
  • Françoise Nyssen, (ex) ministre de la Culture
  • Stéphane Travert, (ex) ministre de l’Agriculture
  • Delphine Gény-Stephann, (ex) secrétaire d’État auprès du ministre de l’Economie et des Finances
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