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[OPINION] Sécurité

Une alliance citoyenne contre les radicalisations

Publié le 19/10/2018 • Par Auteur associé • dans : Opinions

radicalisation
adobestock
Sans nous en rendre compte, sans même que nous en percevions les frontières invisibles qui vont peu à peu dessiner les combats de demain, la chute de Daech en Syrie et en Irak nous renvoie surtout à notre vision du vivre-ensemble. Pourquoi ? Comment savoir accompagner nos communes dans cette nouvelle période du terrorisme ?
Séraphin Alava

Séraphin Alava

membre de la chaire Unesco en prévention de la radicalisation et de l'extrémisme, professeur des universités

Sans nous en rendre compte, sans même que nous en percevions les frontières invisibles qui vont peu à peu dessiner les combats de demain, la chute de Daech en Syrie et en Irak nous renvoie surtout à notre vision du vivre-ensemble. Pourquoi ? Comment savoir accompagner nos communes dans cette nouvelle période du terrorisme ? Que devons-nous faire pour prévenir les violences et assurer la tranquillité et la paix dans nos villes ? C’est à toutes ces questions essentielles que les élus d’aujourd’hui ou de demain devront répondre.

Un terrorisme low cost

Après la chute de Daech sur son prétendu califat, nous avons espéré une accalmie dans nos territoires. La guerre contre le terrorisme allait-elle cesser ? Avions-nous le temps de panser nos plaies et de reconstruire notre tissu républicain dans les cités ? Non, bien au contraire. Après l’horreur, nous sommes encore comme abasourdis par ces attentats impensables. Paris, Nice, Saint-Etienne-du-Rouvray, Toulouse, Joué-lès-Tours, Nantes, Saint-Quentin-Fallavier, Magnanville, Stains, Levallois-Perret, Marseille, Carcassonne, Trèbes : combien de villes touchées ? Depuis 2012, 106 attentats ont eu lieu sur le territoire français. Est-ce que cela va cesser ? Malheureusement non, et le danger change de forme. Le terrorisme structuré en groupes armés entraînés et coordonnés a laissé place au terrorisme low cost, le plus souvent sans explosifs ni armes à feu.

Pour répondre à cette menace plus diffuse, nous devons développer des politiques de villes, des politiques de prévention des radicalisations et des extrémismes qui s’adaptent à la diversité de nos espaces. Il n’est plus possible de prendre un modèle européen non adapté à notre république laïque, il n’est plus efficace de copier des bonnes pratiques de sécurité construites sur des villes fortement urbanisées quand les risques surgissent des petites et moyennes communes. Nous devons tisser une nouvelle alliance municipale de sécurité, d’éducation, de culture, qui soit adaptée à notre réalité locale.

Mais ces politiques sociales, éducatives et sportives doivent aussi défendre les valeurs de la République, et avant tout notre unité et notre refus des séparatismes ethniques. Car, sans nous en rendre compte, une autre déchirure fondamentale est en train de s’initier dans nos quartiers. Par ignorance ou par volonté structurée de certains, l’idée se tisse au sein de nos quartiers d’une nouvelle forme de citoyenneté « racisée ».

Des citoyens libres et égaux en droits et en devoirs

Sous couvert de lutte contre les discriminations, dans la volonté de combattre les problèmes sociaux, éducatifs, d’absence d’égalité, notre cité est prise dans un processus paradoxal où la République est mise en demeure d’accepter que chaque individu soit considéré non pas comme un citoyen, mais comme un membre d’un groupe « racisé » ou « indigène ». Nous devons refuser cette voie. La République reconnaît le citoyen et non des groupes communautaires. Lutter contre les radicalisations et les extrémismes, c’est aussi redonner sens au vivre-ensemble, non pas avec des individus enfermés dans des identités culturelles et ethniques, mais bien comme citoyens libres et égaux en droits et en devoirs.

Il faut construire des politiques municipales transformant le social, la culture, l’éducation, la sécurité et le développement local en ferments d’une volonté collective d’éradiquer le terrorisme et maintenir entre chaque individu l’envie de cité commune qui nous rend tous collectivement membres de la République au sein d’un territoire qui nous renforce et nous relie.

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