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Funéraire

Obsèques : près de 60% des Français choisissent désormais la crémation

Publié le 05/10/2018 • Par Céline Groslambert • dans : France

Wooden coffin with funeral flowers in crematorium
tomaspic - Fotolia
L’enquête Ipsos « Les Français et les obsèques », mandatée par les services funéraires de la Ville de Paris et dont les résultats ont été présentés le 4 octobre, révèle que les personnes interrogées privilégient en majorité la crémation plutôt que l’inhumation, pour eux-mêmes comme pour leurs proches. Quant à la cérémonie, qu’elle soit religieuse ou civile, elle reste une étape incontournable pour la plupart des familles.

Lors de la dernière enquête similaire, datant de 2015, les Français étaient partagés : 51% préféraient envisager une crémation pour eux-mêmes, et 49% une inhumation. Trois ans plus tard, la crémation se retrouve plébiscitée à 63% – soit un bond de douze points. Etonnamment, cette préférence a particulièrement progressé parmi les croyants, qu’ils soient pratiquants (+19% en faveur de la crémation depuis 2015) ou non pratiquants (+13%).

Ce choix est principalement motivé (toutes catégories confondues) par la volonté de « ne pas laisser de traces après sa mort, de ne pas prendre de place », et ce surtout chez les seniors (60 ans et plus), explique Amandine Lama, co-auteur de l’étude Ipsos : « Ils ont le souci de ne pas peser sur leurs proches à travers l’entretien d’une sépulture sur laquelle ces derniers auraient à se rendre ».

Des raisons différenciées selon l’âge

Cependant le critère majeur auprès des seniors pour le choix de la crémation est l’idée qu’il s’agit d’une « solution meilleure pour l’environnement » – une préoccupation qui est deux fois moins importante chez les moins de 35 ans. « On le voit sur les autres enquêtes que l’on réalise, les seniors en France sont extrêmement sensibilisés à l’environnement », témoigne Amandine Lama.

Pour les plus jeunes (moins de 35 ans), le principal argument en faveur de la crémation est le fait que « le corps ne se dégrade pas après la mort ». Cette inquiétude, qui arrive en 3e position comme critère de choix, est plus particulièrement marquée chez les femmes (à 32%, contre 22% chez les hommes). Enfin, le critère économique – « Vous pensez que ce sera moins cher qu’une inhumation » – n’arrive qu’en 4e position (pour 20% des personnes préférant la crémation).

A noter : lorsqu’il s’agit de choisir pour une personne très proche, les Français plébiscitent la crémation à 56% – une première depuis l’enquête initiale en 2008 – au lieu de 63% quand il s’agit de leurs propres obsèques. Une différence justifiée par « l’envie de s’assurer qu’il y aura un lieu sur lequel l’on pourra se recueillir », précise Etienne Mercier, co-auteur de l’étude Ipsos.

Quid des 37% de Français qui préfèrent une inhumation pour eux-mêmes ? Pour la plupart d’entre eux (42%), c’est justement pour que leurs proches « puissent venir se recueillir sur une tombe dans laquelle il y a un corps ». Après seulement intervient « le respect de la tradition » (30%), suivi des critères : « Vous trouvez cette solution moins choquante pour les proches » (25%) et « Vous ne voulez pas que votre corps disparaisse brutalement » (22%). La notion de « respect de principes religieux » n’intervient qu’en 5e position (21%) des critères conduisant à choisir une inhumation plutôt qu’une crémation.

Attachement à une cérémonie

L’enquête « Les Français et les obsèques » dévoile par ailleurs leur net attachement à la tenue d’une cérémonie, religieuse ou civile, qu’il s’agisse de leurs propres obsèques (71%) ou de celles d’une personne qui leur est proche (80%). Pour Cendrine Chapel, la nouvelle directrice générale des services funéraires de la Ville de Paris, qui a pris le relais de François Michaud-Nérard, parti à la retraite, ces chiffres sont même bien en deçà de la réalité du terrain : « Chez nous, moins de 5% des familles organisent des obsèques sans cérémonie », observe-t-elle.

« Même celles qui ne voulaient rien au départ, quand on leur propose au moins un rituel, un dernier geste pour le défunt, un peu de musique… La plupart acceptent que l’on fasse quelque chose, parce que sinon, ce moment n’a pas de sens pour elles ». Amandine Lama d’Ipsos confirme : « Croyant ou non croyant, on n’imagine pas les obsèques d’un proche sans une cérémonie, y compris dans le cas d’une crémation ».

Des obsèques « sur mesure » via un nouveau service en ligne

Les services funéraires de la Ville de Paris – qui représentent près de 20% de l’activité funéraire dans la capitale – lancent à l’occasion de la Toussaint, le 1er novembre 2018, une offre digitale à destination des familles faisant appel à leurs services. Objectif de cette prestation complémentaire et gratuite : leur donner la possibilité de finaliser sereinement à domicile les dispositions évoquées en entretien avec le conseiller funéraire.

« Quand les familles viennent dans nos agences, elles sont concentrées sur l’organisation matérielle des obsèques, et pas du tout sur le temps de la cérémonie » constate Cendrine Chapel. « Alors que ce qui va faire la réussite des obsèques », assure-t-elle, « c’est la capacité à réaliser une cérémonie qui aura du sens ».

Une fois activé, le « Compte personnel » digital et sécurisé permettra aux proches d’organiser et de personnaliser la cérémonie (fil conducteur, sélection de textes et de musiques via un vaste choix disponible en ligne, etc.). Mais aussi de réaliser un faire-part électronique, de créer un livre de condoléances, voire une cagnotte de financement participatif pour le coût des obsèques. Et enfin de gérer l’ensemble des démarches administratives grâce à une rubrique dédiée.

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Commentaires

Obsèques : près de 60% des Français choisissent désormais la crémation

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Pascal DEFOSSE

06/10/2018 09h28

Si le cercueil en carton recyclé, principalement affecté à la crémation ( obligatoirement en France avec le système actuel d’agrément ministériel) a parfois été décrié parce ce que son prix n’était pas suffisamment déconnecté du cercueil en bois 1er prix ou encore du cercueil en panneaux de particules particulièrement polluant en crémation (et de surcroît interdits en France depuis 2001), les choses pourraient rapidement changer… En effet, le cercueil en carton qui se vulgarise de plus en plus s’industrialise de plus en plus après avoir été fabriqué de façon artisanale… Une conséquence directe est à prévoir: une baisse à terme de son prix de revient. Tout cela a un moment où certains bois particulièrement prisés de l’industrie funéraire se raréfient sur nos marchés d’Europe Occidentale et voient leur prix flamber. N’en déplaise aux récalcitrants qui continuent à faire obstacle au cercueil en carton et contribuent à accroître le retard technologique pris par la France pour maîtriser la fabrication de ce type de produit… La remise en cause du procédé ancestral exclusif d’élaboration du cercueil en bois est en marche.

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