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Démission

Sécurité : les réformes inachevées de Gérard Collomb

Publié le 03/10/2018 • Par Hervé Jouanneau • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, France

Collomb Philippe passation
cap vid LCI
Au lendemain d'une démission précipitée, Gérard Collomb a confié le 3 octobre les clés de la place Beauvau au Premier ministre, Edouard Philippe. Le futur remplaçant qui sera nommé dans "quelques jours" héritera d'une série de réformes à peine abouties.

« Pour tout ce que vous avez fait, soyez remercié ». C’est en ces mots retenus, le visage fermé et dans une ambiance plutôt froide que le Premier ministre a salué le départ de Gérard Collomb du ministère de l’Intérieur, lors d’une cérémonie de passation de pouvoirs improvisée le 3 octobre sur le perron de la place Beauvau.

Un passage de relais guère chaleureux, marqué par une longue prise de parole du ministre démissionnaire. L’occasion pour lui de dresser un bilan de son passage à la tête de ce « grand ministère » et de lancer « un message » sous forme d’avertissement à celui qui écope de son portefeuille.

« Je suis allé dans tous ces quartiers populaires, où la situation est très dégradée et où le terme de reconquête républicaine prend tout son sens, a-t-il déclaré, dressant un tableau sombre et inhabituel de la situation. Car, aujourd’hui, c’est plutôt la loi du plus fort qui s’impose, celle des narcotrafiquants, des islamistes radicaux qui a pris la place de la République. Quand les quartiers se paupérisent et se ghettoïsent, il n’y a de possible que l’insécurité. Dans la périphérie parisienne, on ne peut plus travailler ensemble. C’est pourquoi il faut une vision d’ensemble pour recréer de la mixité sociale. Car aujourd’hui, nous vivons côte à côte, et je crains que, demain, nous ne vivions face à face. »

Seize mois n’auront donc pas suffi à mettre fin à une délinquance enkystée. Et le ministre n’aura pas le loisir d’accompagner l’installation de sa grande réforme de police de sécurité du quotidien. Officiellement lancée en février dernier, cette PSQ, qui veut remettre les policiers dans l’espace public, commence tout juste à se déployer.

Du côté des élus locaux, qui en attendent beaucoup, les questions sont nombreuses tant cette expérimentation entretient le flou sur leur rôle et particulièrement sur l’articulation avec les polices municipales.

Des policiers municipaux qui n’auront eu qu’une seule occasion officielle de rencontrer le ministre à l’occasion d’une commission consultative dominée par la réélection de son président, Christian Estrosi. Reprenant la volonté exprimée par le chef de l’État, Emmanuel Macron, de « renforcer les polices municipales », Gérard Collomb s’est montré volontariste et, partant du rapport sur le continuum de sécurité qu’il avait commandé aux députés LREM Jean-Michel Fauvergue et Alice Thourot, avait promis une concertation avec les élus pour examiner les possibilités de rendre l’armement obligatoire ou de leur donner l’accès à de nouveaux fichiers de police. Concertation qui, en raison de cette démission, sera sans doute reportée…

Parallèlement au chantier de la sécurité du quotidien, la lutte contre le terrorisme s’est imposée comme le second pilier de l’action portée par Gérard Collomb. Dans le prolongement de l’état d’urgence qui courait depuis les attentats de 2015, la loi du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme institue notamment des périmètres de protection, et renforce le régime de fermeture des lieux de culte.

Début 2018, sous l’autorité du Premier ministre, un nouveau plan national de prévention de la radicalisation est présenté. Le gouvernement, qui annonce alors avoir déjoué 20 attentats en 2017, réoriente son action sur l’école et appelle les collectivités à se mobiliser pour améliorer l’échange d’informations. Des priorités déclinées financièrement dans l’enveloppe FIPD, qui, au passage, annonce discrètement la présentation avant la fin 2018 d’une nouvelle stratégie nationale de prévention de la délinquance, politique totalement occultée par la lutte anti-terroriste. Cette stratégie très attendue est censée prendre le relais de celle qui a expiré en… décembre 2017.

Parmi les autres textes votés : la loi Asile et immigration, la loi sur les violences sexistes co-écrites avec la secrétaire d’Etat à l’égalité Femmes-hommes, Marlène Schiappa, la loi sur les caméras-piétons ou encore, la loi sur les rodéos motorisés.

Moins présent sur la sécurité civile, Gérard Collomb se voit reprocher cet été une certaine inertie par les sapeurs-pompiers. Et ce, en dépit de plusieurs chantiers en cours comme la relance du volontariat ou la défense du statut de sapeurs-pompiers volontaires. Le reproche est entendu, les engagements pris et son discours enflammé du 29 septembre à Bourg-en-Bresse devant leur congrès national, est particulièrement applaudi. Là encore, les mesures annoncées doivent désormais trouver une traduction concrète.

Gérard Collomb laisse donc les clés de la place Beauvau au Premier ministre avec, dans ses cartons, de nombreuses réformes en suspens. Celles-ci bénéficieront cependant d’un budget à la hausse : selon le projet de loi de finances pour 2019, les crédits affectés à l’Intérieur augmentent de +3,4% pour atteindre 574 millions d’euros, l’une des hausses les plus significatives du gouvernement.

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