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Prévention de la délinquance

« La sécurité dans les transports et les lycées sont notre priorité »

Publié le 02/10/2018 • Par Nathalie Perrier • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, Régions

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Ile-de-France
Frédéric Péchenard (LR), ancien patron de la police nationale, est depuis décembre 2015 vice-président chargé de la sécurité et de l’aide aux victimes au conseil régional d’Ile-de-France. Son nom est cité pour succéder à Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur après les européennes. Il explique pour la Gazette des communes sa politique à la Région et, plus généralement, sa vision de la politique de sécurité.

Alors que la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, multiplie les propositions pour lutter contre l’insécurité, l’ex-directeur général de la politique nationale, Frédéric Péchenard, en charge de la sécurité au conseil régional, dresse un bilan de l’action de sécurité menée depuis près de deux ans.

Il se murmure que vous pourriez succéder à Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur…

Il paraît, mais on ne m’a encore rien proposé !

Vous êtes depuis décembre 2015 vice-président en charge de la sécurité à la Région Ile-de-France. La sécurité n’est pas une des compétences obligatoires de la Région. Pourtant, Valérie Pécresse, la présidente de la Région, multiplie les annonces en la matière, notamment dans les transports.

Toutes les Régions n’ont pas un vice-président en charge de la sécurité. Mais Valérie Pécresse a fait de la sécurité un des marqueurs importants de son mandat. En Ile-de-France, où le niveau de délinquance reste élevé, il n’est pas concevable de s’occuper des transports et des lycées sans s’occuper aussi de sécurité. Depuis notre arrivée, nous avons triplé le budget sécurité. Nous y consacrons aujourd’hui 16 millions d’euros chaque année, dont 130 pour les transports.

Comment se traduit cette politique sur le terrain ?

3500 agents sont dédiés à la sureté et à la médiation dans les transports : la SUGE, la police ferroviaire de la SNCF, le GPSR, le Groupe de protection et de sécurisation des réseaux à la RATP, les équipes mobiles de nuit de la RATP, la Sous-direction régionale de la police des transports et les médiateurs RATP, SNCF, Bus.

200 agents de sureté supplémentaires vont être recrutés dans les bus de grande couronne d’ici à 2019-2020, 60 sont déjà en service. Ils effectuent des contrôles d’identité, mais aussi des rondes dissuasives et peuvent intervenir en cas d’incivilités.

Pour faire face à l’augmentation du nombre de colis suspects, 40 équipes de cyno-détection, composées d’un maître-chien associé à un chien dressé pour détecter les explosifs, sont en train d’être déployées à la SNCF et à la RATP. Ce dispositif permet de réduire le délai d’intervention, de 5 à 15 min, contre plus d’une heure auparavant. Or, on le sait, en cas d’attentat, la rapidité d’intervention est essentielle.

Par ailleurs, 12 000 policiers supplémentaires, dans les Yvelines, en Seine-et-Marne, en Essonne et dans le Val-d’Oise, bénéficient depuis le 1er septembre de la gratuité des transports, ce qui facilite leur circulation en Île-de-France.

Enfin, conformément à la promesse de campagne de Valérie Pécresse, un centre de coordination opérationnelle de sûreté (CCOS) va être créé d’ici 2019-2020. Toutes les forces de sécurité des transports seront coordonnées depuis ce PC unique, installé au siège de la préfecture de police de Paris.

La vidéo-protection est aussi largement déployée…

La sécurité, c’est deux choses : des moyens humains, mais aussi des moyens techniques. 66 000 caméras sont aujourd’hui opérationnelles sur les transports franciliens. Nous nous sommes fixés pour objectif : 100% des bus vidéo-protégés fin 2018 et 100% des trains d’ici à 2021.

La sécurité concerne aussi les lycées. Valérie Pécresse vient ainsi d’annoncer la création d’une brigade mobile en 2019…

La Région met aussi l’accent sur la sécurité des plus jeunes, et notamment dans les lycées. Cette brigade mobile sera composée de 15 personnes non armées. Ils se déplaceront dans les lycées franciliens, là où il y aura des urgences.  Par ailleurs, nous continuons les travaux de sécurisation des établissements (portails, alarmes, vidéo-protection, etc.) à la demande des proviseurs : 504 lycées sur 670 en ont déjà bénéficiés.

La PSQ, la police de sécurité du quotidien, lancée par Gérard Collomb, entend lutter contre les délits, les nuisances, les incivilités ressenties au quotidien et a pour ambition de rapprocher policiers et population. Qu’en pensez-vous ?

Vous savez, je suis un « vieux flic ». Pour moi, la PSQ, c’est la police municipale, pas la police nationale. La police nationale doit se recentrer sur son cœur de métier, ses missions régaliennes : la lutte contre le banditisme, les trafics, le terrorisme… Le travail de la PSQ doit être fait par les policiers municipaux : c’est eux qui doivent aller au plus près de la population, assurer une présence au quotidien, etc.

Justement, quel doit être selon vous la place du maire en termes de sécurité ?

Le maire est un acteur indispensable de la sécurité. Nous avons en France 36 000 maires : c’est une force considérable. Ils sont sur le papier des officiers de police judiciaire. Ils ont aussi et surtout le pouvoir de s’équiper en vidéo-protection, de prendre des arrêtés municipaux et de se doter d’une police municipale. Les polices municipales s’inscrivent dans le continuum de sécurité. Je suis favorable au développement des polices municipales. Et je suis favorable à leur armement. Aujourd’hui, les polices municipales ne sont pas armées, sauf si le maire le demande. Il faut inverser cela : la police municipale devrait être armée, sauf si le maire ne le souhaite pas.

Le récent rapport Thourot-Fauvergue préconise le développement des polices intercommunales. Y êtes-vous favorables ?

Je ne suis pas contre les polices intercommunales, mais il ne faut pas les systématiser. Les gens sont attachés à leur commune, à leur maire, il faut préserver ce lien privilégié. La police doit rester municipale, sauf dans certains cas particuliers : des gros bassins de délinquance ou des très petites communes qui se regroupent par exemple.

Valérie Pécresse réitère le voeu d’armer les polices municipales des grandes villes

Doublement des peines « pour les crimes commis dans les quartiers les plus criminogènes », mise en place de la « majorité pénale à 16 ans », création de brigades mobiles d’urgence dans les lycées…

Invitée du Grand Jury RTL le 30 septembre, la présidente de la région Ile-de-France et figure de l’opposition a formulé une série de propositions contre l’insécurité. Parmi celles-ci : l’armement de toutes les polices municipales dans les grandes villes. « Je demande à ce que nous ayons une police municipale armée dans toutes les grandes villes. Et ça commence par Paris !  » a-t-elle déclaré, selon laquelle « la police nationale doit se recentrer sur ses missions principales, le lutte contre le grand banditisme et la lutte contre le terrorisme ». Et d’ajouter que « l’Etat doit dégager des moyens pour les mairies pour faire face au coût que cela va représenter » de les armer.

La proposition, qu’elle avait déjà formulée en début d’année, renvoie directement à celle soutenue en 2017 par le candidat à la présidentielle, François Fillon, qui préconisait alors de rendre obligatoire les polices municipales dans toutes les villes de plus de 10 000 habitants. La Gazette rappelait alors que cette obligation aurait concerné près de 954 communes, dont une grande partie est déjà dotée d’un service de police municipale. Régulièrement, et pour des raisons idéologiques, les réfractaires aux PM comme Brest, Issy-les-Moulineaux ou Créteil font entendre leurs voix, estimant que la sécurité publique est une mission de l’Etat et seulement de l’Etat.

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Commentaires

« La sécurité dans les transports et les lycées sont notre priorité »

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doumechris

04/10/2018 08h01

Et il serait question de supprimer le personnel dans les stations de métro aux heures creuses? Il faudrait savoir si l’on veut accroître l’utilisation des transports en commun en RP, en particulier par les personnes les plus fragiles.

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