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Développement durable

De l’énergie propre sur un site pollué : la reconversion réussie d’une décharge

Publié le 09/10/2018 • Par Hélène Lerivrain • dans : Actualité Club Techni.Cités, Innovations et Territoires, Régions

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« La Gazette des communes » a choisi de s'associer à la 4e édition de « La France des solutions », du 8 au 14 octobre 2018. Une initiative portée par Reporters d’Espoirs. Aujourd'hui : une centrale photovoltaïque installée sur le site d'une décharge à Saint-Loubès (Gironde). Depuis le mois d’avril, le parc photovoltaïque produit de l’électricité qui est réinjectée dans le réseau public, permettant d’alimenter 3 000 foyers. De contraintes environnementales en aléas économiques, il aura fallu huit années pour que le projet aboutisse. (1/3)

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En mettant en avant des initiatives constructives, porteuses d’espoirs et de solutions concrètes, « La Gazette des communes » s’associe, du 8 au 14 octobre 2018,  à la 4e édition de « la France des solutions », initiée par Reporters d’Espoirs.

[Saint-Loubès (Gironde) 9 100 hab.] Il avait un temps envisagé de construire une plateforme pouvant accueillir des activités sportives, voire un stade de rugby, sur un site à l’abandon, propriété de la commune. « Les services de l’Etat m’ont répondu qu’il en était hors de question », lâche sans réserve le maire de Saint-Loubès, Pierre Durand. « Le site en question était un site pollué, une ancienne carrière reconvertie en décharge d’ordures ménagères. Aucune construction n’était donc admise, aucune activité humaine non plus. C’est alors qu’est née ma deuxième idée : pourquoi ne pas faire de l’énergie propre sur un site pollué ? L’énergie m’a toujours intéressé et la symbolique me plaisait. »

C’est désormais chose faite. Le site réhabilité accueille une centrale photovoltaïque, officiellement mise en service en avril dernier. Plusieurs milliers de panneaux installés sur ce terrain de près de 4 hectares permettent d’alimenter environ 3 000 foyers, hors chauffage. « Il s’agit d’une moyenne. L’électricité est en fait réinjectée sur le réseau public », précise Sylvain Vasseur, responsable de l’activité photovoltaïque au sein de la société JPEE, qui exploite le parc de La Rafette à Saint-Loubès. Pari réussi, donc. « Mais à quel prix ! regrette le maire. Mon idée date de 2008, la première convention a été signée avec JPEE en 2010, pour une mise en service en 2018. Nous avons été confrontés à la lourdeur administrative. On ne s’en sortait jamais », explique Pierre Durand.

Turbulences

Des propos atténués par Sylvain Vasseur. « Pour un projet dit classique, il faut compter en moyenne cinq ans. Dans ce cas précis, nous avons dû faire face à la problématique de la réhabilitation d’une décharge, mais aussi à des turbulences dans le secteur de l’énergie solaire. Fin 2010 a en effet marqué le coup d’arrêt du photovoltaïque en France et il a fallu attendre 2012 pour que le cadre s’éclaircisse de nouveau. D’où un temps de développement particulièrement long à Saint-Loubès. »

Toujours est-il que le succès est désormais au rendez-vous pour la commune propriétaire du site. Le budget du parc, qui s’élève à près de 2 millions d’euros, est intégralement pris en charge par la société JPEE, qui loue par ailleurs le terrain pour 15 000 euros par an. Du fait de l’activité, la communauté de communes du secteur de Saint-Loubès reçoit quant à elle 180 000 euros. « Je n’ai pas attendu que la ferme photovoltaïque voie le jour pour soutenir l’activité sportive, mais cet argent vient abonder les budgets de la commune et de l’interco, et permettra d’investir dans le scolaire, le culturel, le sportif… » avance Pierre Durand, maire de Saint-Loubès depuis 1983.

JPEE, société productrice d’énergies renouvelables qui a l’habitude de travailler avec des collectivités, confirme qu’un tel projet « représente l’occasion pour elles de bénéficier de retombées économiques significatives ». La fiscalité de ce secteur se compose de quatre impôts versés annuellement : la contribution foncière des entreprises (CFE), la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (Ifer) et la taxe foncière sur les propriétés bâties.

Seconde vie

« Ce sont des retombées locales qui bénéficient au territoire pendant toute la durée d’exploitation », ajoute Sylvain Vasseur. Mais là n’est pas l’unique intérêt pour les collectivités de se lancer dans la production d’énergies renouvelables. « Elles souhaitent être parties prenantes dans le développement de leur territoire et un projet tel que celui de Saint-Loubès trouve une vraie logique. »

Le terrain de la décharge devenu inexploitable bénéficie d’une seconde vie. Les producteurs d’électricité solaire sont d’ailleurs très intéressés par ce type de site, comme l’indique Sylvain Vasseur : « Nous ne sommes pas les seuls à construire des centrales sur d’anciennes décharges, bien au contraire. Nous ciblons en priorité des endroits sur lesquels il n’y a pas de conflit d’usage. Les anciennes décharges en font partie. »« Les décharges d’ordures ménagères ont été utiles aux collectivités. En revanche, une fois l’exploitation terminée, ce sont des espaces gelés que ces mêmes collectivités aimeraient réutiliser. Sachant que l’on ne peut pas faire grand-chose sur ce type de terrain, la centrale photovoltaïque est une option intéressante. Mais attention, l’ancrage des panneaux doit être différent. Aucune fondation n’est possible », indique de son côté Didier Gatinel, responsable de l’unité départementale Gironde de la Dreal de Nouvelle Aquitaine. C’était la première fois qu’un tel chantier était mené en Gironde. « Mais ce type de projet va devenir classique », conclut-il.

 

2,5 mégawatts sont produits par la centrale photovoltaïque de Saint-Loubès, formée de plusieurs milliers de panneaux installés sur un terrain de près de 4 hectares. Soit la consommation électrique d’environ 3 000 foyers hors chauffage, à savoir l’équivalent d’une grosse éolienne de 150 mètres de hauteur.

 

« Un projet long, très long »

Pierre Durand, maire

« C’est l’histoire d’une ancienne carrière reconvertie en décharge de déchets d’ordures ménagères pouvant aujourd’hui accueillir une centrale photovoltaïque. Une phrase suffit pour la résumer mais, dans les faits, ça a été long, très long. Nous avons surtout été confrontés à la lourdeur des aménagements et des traitements imposés pour la réhabilitation ou le suivi écologique de ce genre de site dit pollué. Veolia, qui avait repris cette décharge, a dû traiter les lexiviats, la fraction liquide produite par les déchets sous l’action conjuguée de l’eau de pluie et de la fermentation naturelle. Il a ensuite fallu recouvrir le site d’une croûte d’argile. Une pré-convention a été signée en 2010, c’était il y a huit ans. »

 

« Certaines étapes sont obligatoires »

Sylvain Vasseur, responsable de l’activité photovoltaïque au sein de la société JPEE

« Il aura fallu huit ans pour que le projet de Saint-Loubès se concrétise. Un temps de développement relativement long, lié aux turbulences que nous avons connues sur le mécanisme de soutien au solaire ainsi qu’à la problématique de réhabilitation de la décharge. Cela dit, dans tout projet dit classique, il faut réaliser une étude d’impact qui demande un an, faire ensuite une demande de permis de construire généralement livré quinze à dix-huit mois plus tard. C’est seulement à ce moment-là que nous pouvons enclencher les démarches de raccordement électrique par Enedis. Une procédure qui dure un an en moyenne. Reste, enfin, à réaliser les travaux qui prennent jusqu’à deux ans. Ces étapes sont obligatoires. »

 

« Sur un tel site, on ne fait pas n’importe quoi »

Didier Gatinel, responsable de l’unité départementale Gironde de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) de Nouvelle Aquitaine

« Quand l’exploitation d’une décharge est terminée, vient l’étape de la remise en état. L’exploitant, Veolia à Saint-Loubès, réalise un diagnostic afin de mesurer l’impact de la décharge sur l’environnement, puis propose un plan pour sa mise en sécurité. On recherche le confinement : des couches imperméables doivent être réalisées pour éviter toute infiltration. Ensuite, l’Etat prend un arrêté de travaux. Celui de Saint-Loubès date du 6 août 2014. Si un incident venait à se produire à la centrale dans les trente ans, notre rôle consisterait à étudier son impact éventuel sur la décharge. Sur ce type de site, on ne peut pas faire n’importe quoi. »

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