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Infrastructures

Les régions lorgnent sur la gestion des grands ports maritimes

Publié le 02/10/2018 • Par Caroline Garcia • dans : France

Le port du Havre (Seine-Maritime)
Le port du Havre (Seine-Maritime) D.R.
SI elles n'entendent pas remplacer l’Etat pour ce qui est des enjeux stratégiques et des pouvoirs régaliens, les régions souhaiteraient être mieux associées au projet économique des grands ports maritimes.

Les régions doivent-elles prendre une place plus importante dans la gouvernance des ports ? « Oui ! », ont répondu unanimement les intervenants à la table ronde organisée autour de ce thème lors du Congrès des régions, qui se tenait à Marseille, le 27 septembre.

« L’Etat français ne s’intéresse pas beaucoup à ses ports, regrette Jean-Baptiste Gastinne, vice-président de la région Normandie. Au gré des alternances politiques, il mise sur l’axe Seine pendant quatre ans, puis se détourne vers le Rhin ». Mieux associer les régions à la gouvernance contiendrait cette tendance : « le port du Havre génère 10 % de l’économie normande, observe-t-il. L’exécutif régional ne peut pas oublier le port dans sa stratégie ! ».

Pour Jean-Baptiste Gastinne, c’est justement dans la gestion économique que le conseil régional devrait prendre une meilleure place : « Nous souhaiterions être mieux associés dans la gestion du foncier », reconnait l’élu, qui craint de voir les autorités portuaires remplacer la rente pétrolière par les revenus fonciers, pénalisant l’implantation de nouvelles entreprises. Le conseil régional a adressé en début d’année une série de propositions au gouvernement pour améliorer leur participation dans le développement de l’axe Seine (Paris, Rouen, Le Havre). Il attend des réponses lors des prochaines Assises de l’économie de la mer qui se dérouleront à Brest, les 27 et 28 novembre prochains.

Loi NOTRe en renfort

Si les exécutifs régionaux s’interrogent sur leur rôle dans la stratégie des grands ports maritimes, c’est à deux titres : d’une part, la loi pour l’économie bleue, du 20 juin 2016, renforce leur présence aux côtés de l’Etat en augmentant leur présence dans les conseils d’administration des grands ports maritimes. Et d’autre part, la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République), votée en 2015, renforce leur compétence en termes de développement économique régional. Leurs revendications s’arrêtent d’ailleurs à cette échelle.

« La gouvernance des ports recoupe des enjeux nationaux, européens voire mondiaux que la région, seule, ne pourrait pas maîtriser, admet Philippe Maurizot, vice-président du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’azur (PACA). De même, le financement de l’infrastructure portuaire serait trop lourd pour une collectivité ».

Soutien des opérateurs

En PACA, l’Etat via le contrat de plan Etat-région (CPER) 2015-2020 consacre 44 M€ aux projets portuaires et 64 M€ aux projets routiers améliorant la desserte du port. Les revendications régionales portent donc aussi sur le foncier, une « poule aux œufs d’or », « chasse gardée » des autorités portuaires, et sur le droit de regard de la région sur les investissements : « sous 30 M€, la région n’a pas son mot à dire sur les projets engagés, rapporte Philippe Maurizot. Nous souhaiterions que ce seuil soit baissé à 15 M€ ».

Côté opérateurs, on imagine qu’une meilleure représentativité des régions conduirait à une plus grande réactivité : « Une seule autorité nationale pour diriger onze ports aussi différents que ceux que compte la France, ce n’est pas idéal, observe Laurent Martens, directeur des terminaux du quatrième armateur mondial, le français CMA CGM. Le modèle est perfectible, dans un secteur où la réactivité est décisive, mais l’emprise des Etats sur les infrastructures portuaires demeurent le modèle majeur à travers le monde ! ». Aux Etats-Unis comme en Chine, « la porte est fermée à double tour » aux opérateurs privés, observe Laurent Martens, là où en France, les entreprises sont parties prenantes de tous les conseils d’administration.

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