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SÉCURITÉ
Vive émotion après la mort du responsable de la police municipale de Rodez
Guillaume Doyen | A la Une prévention-sécurité | Actu prévention sécurité | France | Toute l'actu RH | Publié le 27/09/2018 | Mis à jour le 01/10/2018

La victime, Pascal Filoé, directeur général adjoint des services de la ville de Rodez (Aveyron), en charge notamment du fonctionnement de la police municipale, a été mortellement poignardée jeudi matin. Le crime a soulevé une vague d’indignation.

Police Municipale CAVAML’agression a eu lieu en plein centre de Rodez, à proximité du poste de police municipale. Pascal Filoé a été attaqué au couteau par un homme, qui a été rapidement interpellé par les forces de l’ordre. Les raisons exactes de ce crime restent à élucider. Selon les informations de la Dépêche du Midi, qui évoquent une vengeance faisant suite à la confiscation de son chien, l’assaillant s’en serait pris à sa victime alors qu’elle était habillée en civil. Le suspect, présenté comme un marginal, s’était déjà montré menaçant envers la police et la Ville de Rodez.

Les réactions ont aussitôt afflué de toute la France. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a dénoncé « une attaque ignoble ».

François Baroin, président de l’Association des maires de France (AMF) a, dans un communiqué, exprimé « son soutien et sa solidarité à sa famille, aux agents municipaux ainsi qu’à Christian Teyssèdre, maire LREM de Rodez et son conseil municipal, dans cette cruelle épreuve ».

Pascal Filoé était le « monsieur sécurité » de ville, mais ce cadre, âgé de 45 ans, n’était pas lui-même policier municipal.

Les circonstances du crime ont cependant relancé le débat sur la sécurité des agents, qui ne sont pas équipés d’armes à feu à Rodez.

Christian Estrosi, maire (LR) de Nice, et président de la commission consultative des polices municipales, a rappelé que les policiers municipaux étaient « chaque jour victime d’attaques ». « Je continuerai à faire évoluer les textes pour améliorer leur sécurisation », a souligné l’élu.

Même tonalité chez le sénateur (LR) François Grosdidier, pour qui « cette tragédie démontre une fois de plus que les policiers municipaux sont exposés aux mêmes risques que les policiers nationaux, et doivent être aussi protégés, armés et reconnus ».

La fédération Interco CFDT a condamné ce « lâche assassinat ». « Durant son service, il a été manifestement pris à partie en raison de sa qualité de gestionnaire administratif du service de la police municipal », a estimé le syndicat. De son côté, les représentants de la FA-FPT police municipale se sont dits « particulièrement atterrés face à cet homicide volontaire à l’encontre de ce cadre territorial ».

Le parquet a ouvert une enquête pour « assassinat », soit un meurtre commis avec préméditation.

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