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Territoires

Edouard Philippe face à la fronde des régions

Publié le 27/09/2018 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France

edouard-philippe-congres-regions-2018
Twitter @laurentlequien
Devant le congrès de Régions de France réuni le 27 septembre 2018 à Marseille, le Premier ministre a multiplié les professions de foi décentralisatrice. Il a notamment rappelé son souhait de donner de nouvelles libertés aux élus en matière de fonction publique territoriale.

Au lendemain du meeting, musclé, pour les libertés locales, la tension entre le Gouvernement et les élus ne retombe pas à Marseille. Bien au contraire… La séance inaugurale du congrès de Régions de France, ce 27 septembre 2018, est le théâtre de multiples passes d’armes entre le patron de l’association, Hervé Morin et son voisin normand, Edouard Philippe.

Le chef de file de Régions de France s’attaque d’entrée au projet gouvernemental, révélé dans les colonnes du Figaro, d’imposer les 1 607 heures dans les collectivités. Autrement dit les 35 heures. « Et bien, mon pote, c’est déjà fait, lance Hervé Morin, à l’adresse du secrétaire d’Etat en charge de la Fonction publique. La région Normandie l’a fait. Mon pote, va voir les rapports de la Cour des Comptes pour demander à la fonction publique d’Etat de passer aux 35 heures ! ». Un propos qui laisse impavide le Premier ministre.

L’Etat, répond un peu plus tard  Edouard Philippe, fait l’effort. « La norme que nous appliquons pour les dépenses de fonctionnement de l’Etat, c’est 0,7 % alors que nous avons mis la barre à 1,2 % dans les grandes collectivités. Les dépenses de l’Etat en volume vont d’ailleurs baisser », martèle le Premier ministre.

La charge de Jacqueline Gourault

Mais pour Hervé Morin, il n’y a pas que les chiffres. Il y a la méthode aussi. Le patron de Régions de France fulmine contre le refus d’associer les collectivités à la préparation du plan anti-pauvreté et du projet de loi « Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises » (PACTE).

Il s’en prend particulièrement à la réforme de  l’apprentissage, « la première recentralisation depuis 1982  ». Hervé Morin sonne enfin l’alarme contre le retour dans le giron de l’Etat du Fonds européen agricole pour le développement rural  (FEADER). Edouard Philippe se garde de trop s’aventurer sur ce terrain miné.

Le Premier ministre préfère afficher son ouverture en matière de fonction publique territoriale. « Le sujet a été inscrit à l’ordre du jour de la Conférence nationale des territoires », rappelle-t-il. Evoquant sans la citer, l’idée d’Emmanuel Macron de mettre fin à l’augmentation nationale du point d’indice pour les collectivités, il lâche : « Nos propositions ont été écartées par les élus et elles n’ont pas été reprises. »

Peu avant, sur France Inter, la ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur avait été plus directe : « Le Président Emmanuel Macron a proposé aux élus locaux de gérer eux-mêmes la fonction publique territoriale. Ils ont refusé, ils préfèrent que l’Etat continuent à les gérer donc c’est plus facile de dire c’est la faute sur le gouvernement. »

Les régions à Matignon le 19 octobre

Faisant volontiers étalage de ses états de service (Maire, président de communauté d’agglomération, conseiller départemental et conseiller régional), le Premier ministre reprend même à son compte des termes de l’appel de Marseille  contre « l’ultra-centralisation ». Un texte issu d’un meeting musclé,  la veille, organisé la veille par Régions de France, l’Assemblée des départements de France et l’Association des maires de France  pour protester contre la politique territoriale d’Emmanuel Macron.

« Je serais bien arrivé hier, glisse, ironique Edouard Philippe, mais j’ai cru comprendre qu’il était difficile de dialoguer hier soir. » Pour le Premier ministre, les élus locaux se font peur à peu de compte. « La décentralisation est un fait aussi incontestable qu’irréversible », assène-t-il.

Quant à la contractualisation Etat-collectivités fondée sur la maîtrise de la dépense locale, elle est, assure-t-il, promise à un futur radieux. « Ce n’est pas l’appel de Marseille mais le pari de Marseille. A l’avenir, quels que soient les gouvernements, on ne reviendra pas sur cette logique de contractualisation financière » s’avance Edouard Philippe.

Son allocution ne recueille que des applaudissements polis. Mais le Premier ministre ne cache pas sa satisfaction. Il a affiché sa volonté de dialogue. Une démarche qu’il prolongera le 19 octobre à Matignon, où il a invité les présidents de région.

Une main que saisissent les intéressés.«  Nous irons à la rencontre du 19 octobre », indique Hervé Morin, lors d’une conférence de presse après l’allocution du Premier ministre. « Mais, les conditions ne sont pas réunies pour que nous revenions à la table de la Conférence nationale des territoires », prévient le président de Régions de France, estimant que ses collègues de l’Association des maires de France, François Baroin et de l’Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau sont sur la même longueur d’ondes.

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