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Protection de l'enfance

Le 119-Allô enfance en danger, victime des coupes budgétaires

Publié le 25/09/2018 • Par Michèle Foin • dans : Actu prévention sécurité, France

119-enfants-danger
© thinkstock
Le numéro d’urgence qui permet de prévenir et de signaler les violences faites aux enfants pourrait fermer son accueil de nuit, faute de budget suffisant. Les salariés en appellent aux départements pour défendre la cause de ce service public.

Il souffle un vent d’incompréhension parmi les acteurs de la protection de l’enfance. Les coupes budgétaires imposées par l’Etat au Groupement d’intérêt public enfance en danger (GIPED), qui regroupe l’Observatoire nationale de la protection de l’enfance, et le numéro d’urgence « 119-Allô enfance en danger » pourraient aboutir à la fermeture partielle de son service, accessible 24h/24 et 7j/7.

Pourtant, le 29 juin 2018, aux assises nationales de la protection de l’enfance, Agnès Buzyn réaffirmait la priorité donnée à « la lutte contre toutes les violences faites aux enfants et un meilleur repérage de ces violences » et annonçait une campagne nationale d’information sur les violences pour cet automne.

Coupe de 7%

Deux mois plus tard, on demandait à la direction générale du GIPED de réorganiser ses services de façon à tenir avec un budget identique à 2018 (4,2 millions d’euros). Or ce dernier, amputé de 7%, ne suffisait déjà pas à financer l’activité du GIPED l’an dernier. « La baisse de budget en 2018 était justifiée par un important fonds de roulement. Grâce à notre trésorerie, nous avons pu l’absorber sans impact sur l’activité. Cette année, si le budget est maintenu en l’état, c’est un déficit de 450 000 euros qui nous attend », s’alarme Céline, porte-parole de l’intersyndicale des salariés du GIPED.

Suspendre la permanence de nuit est une option envisagée. Cela reviendrait à supprimer deux postes d’écoutant, et les remplacer par un pré-accueil. « Mais ce ne sont pas des professionnels de la protection de l’enfance. Il ne peuvent pas répondre directement mais seulement demander à ce que la personne rappelle le lendemain », souligne la porte parole.

Sur les mille appels quotidiens, une centaine sont reçus la nuit, mais qui revêtent une importance toute particulière. La nuit, le service gère des situations particulièrement urgentes : fugues, mises à la porte, violences en cours et relais vers les services de première urgence… plaident les salariés. « Nous gérons aussi les angoisses des proches suite aux révélations faites dans la journée », ajoute Cyril, un autre salarié. Sans compter les appels des DOM TOM, dus au décalage horaire, et tous les appels qui n’ont pas pu être pris la journée, faute d’écoutants en nombre suffisant, et que les personnes réitèrent la nuit.

Départements et assos vent debout

« C’est un signal déplorable qui est lancé ! » s’étrangle Michèle Créoff, vice-présidente du Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE). Départements et associations ne comprennent pas non plus cette décision en totale contradiction avec les intentions affichées de la stratégie nationale de protection de l’enfance qui doit être prochainement lancée.

« Des économies, on en a fait, mais on dit stop ! On ne peut pas faire 400 000 euros de plus d’économies. Ce qui représente seulement 200 000 euros pour l’Etat » a fait remarquer Michèle Berthy, présidente du GIPED, et vice-présidente du Conseil départemental du Val d’Oise, déléguée à l’enfance, à la famille et à l’égalité femmes-hommes, sur France Inter, le 18 septembre. De fait, l’Etat et les départements financent à parité ce service public. Une baisse de 200 000 euros de l’Etat oblige donc les départements à en faire autant.

L’Association des départements de France a quant à elle reçu de nombreux appels des départements qui s’étonnent d’une telle position de l’Etat. « C’est un budget tout à fait modeste comparé aux budgets de la protection de l’enfance. Les départements sont très surpris, voire choqués, d’autant qu’il n’y a aucune raison de remettre en cause le bon fonctionnement d’un numéro vert qui a fait ses preuves, et qui est indispensable à la transmission des informations préoccupantes », relaie-t-on à l’ADF, qui espère que l’Etat revienne sur une position plus sereine.

De son côté, la Convention nationale des associations de protection de l’enfant (Cnape) appelle à « une mobilisation massive » pour sauver cette institution. « Le 119 est incontestablement utile à la protection de l’enfance, et les services de l’aide sociale à l’enfance de chaque département pourraient en témoigner. La plupart d’entre eux ne pourraient d’ailleurs assurer une telle permanence que la loi impose sur une plage horaire aussi étendue ». Tandis que la protection de l’enfance souffre d’un déficit de données consolidées sur l’ensemble du territoire, il ne faudrait pas non plus que l’ONPE soit lui aussi affecté dans ses missions dévolues par la loi de 2016 relative à la protection de l’enfant, s’inquiète la Cnape.

Dénouement fin novembre

L’avenir du 119 se jouera donc lors de la prochaine assemblée générale du GIPED, le jeudi 29 novembre 2018, au cours de laquelle sera voté son budget 2019. Si les représentants de l’Etat (12 ministères) peuvent facilement s’y rendre, les 104 départements ne peuvent pas forcément en faire autant. « Il faudrait qu’ils soient tous représentés où qu’ils aient donné leur pouvoir pour s’opposer à la décision de l’Etat. Il suffit qu’il en manque un pour que l’Etat l’emporte. Nous appelons donc tous les départements à se mobiliser pour le maintien du service du 119 ! », lance Céline. A moins que l’Etat prenne conscience du très mauvais signal envoyé, et revienne sur sa décision avant…

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