logo
Adresse de l'article https://www.lagazettedescommunes.com/5830/languedoc-roussillon-le-comite-de-suivi-du-plan-de-redressement-des-comptes-se-met-en-place-a-pont-saint-esprit-dans-le-gard/

FINANCES
Languedoc-Roussillon. Le comité de suivi du plan de redressement des comptes se met en place à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard
Sylvie Brouillet | Actualité Club finances | Régions | Publié le 06/03/2009

L’occupation de la mairie de Pont-Saint-Esprit dans le Gard, interdisant l’accès des locaux aux agents comme aux élus, aura duré deux jours. Le maire de la commune de 9.600 habitants, Gilbert Baumet (sans étiquette aux municipales de 2008), n’a lui-même pas pu pénétrer dans l’hôtel de ville où il officie depuis… 1971. Le collectif des Spiripontains, réunissant le Rassemblement des contribuables spiripontains et l’opposition municipale Génération Oxygène, a décidé le 3 mars 2009 au soir l’arrêt du blocage. Mais les protestations contre la hausse de 33 à 56 % des taxes locales fixée fin 2008 par le préfet, ne s’arrêteront pas : le collectif a lancé un appel à bloquer la circulation le 7 mars, au niveau d’une zone commerciale.

Constitution du comité
De son côté, la commune prépare la constitution du comité de suivi du plan de redressement des comptes, en vigueur de 2009 à 2012. Explications de René Stefanini, directeur général des services de Pont-Saint-Esprit : «Il comprendra :

La participation a été proposée à l’opposition. Le représentant du parti communiste a déjà accepté et nous attendons la réponse de Génération Oxygène pour fixer la date de la première réunion, certainement durant la deuxième quinzaine de mars».

Objectif : obtenir de nouveaux prêts
Ces rencontres sont destinées à prouver aux banquiers, via la certification mensuelle des comptes, que la commune maîtrise désormais ses finances, et en particulier ses frais de personnel (les effectifs sont passés de 480 «dans les années folles» à 300 aujourd’hui).
Objectif : obtenir de nouveaux prêts, les banques n’en accordant plus depuis trois ans. Fin 2008, le déficit de la commune atteint 10 millions d’euros, dont 5 sur l’investissement. Si elle peut à nouveau emprunter, la commune compte minorer la hausse des impôts de 56 à 38 % lors de la fixation des taux en mars.