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Baromètre RH

Les ressources humaines restent plombées par la contrainte financière

Publié le 24/09/2018 • Par Gaëlle Ginibrière • dans : A la une, A la Une RH, France, Toute l'actu RH

budget-contraint
AdobeStock
Le dernier baromètre RH « La Gazette » - Randstad confirme que piloter les politiques de ressources humaines est un exercice d’autant plus complexe qu’il est soumis à des enjeux multiforme. Mais une chose est sûre : la maîtrise de la masse salariale reste la priorité des collectivités.

Alors que 70 % des collectivités ciblées par la contractualisation financière ont signé fin juin avec l’Etat pour limiter la progression de leurs dépenses à 1,2 % par an, le neuvième baromètre « La Gazette » – Randstad souligne que la baisse des charges de fonctionnement est plus que jamais la priorité dans toutes les strates. Des plus grandes (92 % des grandes et moyennes communes ont actionné ou vont très probablement s’engager dans une réduction de leurs dépenses) aux plus modestes (85 % des petites communes répondent également en ce sens), en passant par 87 % des EPCI.

Gestion dynamique de la dette (73 % des collectivités interrogées), baisse de la masse salariale (71 %), baisse de l’investissement (64 %, + 3 points par rapport à l’édition 2017), aucun levier n’est négligé pour desserrer l’étau financier. Déjà déployée en 2014 par les nouveaux exécutifs municipaux, la hausse des tarifs des services publics apparaît à nouveau à l’agenda (48 % des répondants, + 6 points). Quant à l’ultime soupape – la baisse du service rendu aux citoyens – elle est déjà mise en œuvre par 13 % des collectivités et sérieusement envisagée par un tiers. Pour l’amorcer, l’allégement de certains services (61 %), l’arrêt de certains autres (38,6 %) ou une réduction des horaires d’ouverture (38 %) sont envisagés.

 

Dans ce contexte, la maîtrise de la masse salariale reste la priorité des collectivités. D’ailleurs, 47 % du panel envisagent une stabilité des effectifs pour 2018 et 36 % une baisse. Les petites communes se concentrent sur une stabilisation de leurs effectifs (57 %), quand les moyennes et grandes villes visent respectivement, à 43 % et 51 %, à diminuer le nombre de leurs agents, privilégiant pour ce faire le non-remplacement de tous les départs à la retraite. Faut-il y voir la conséquence de réorganisations internes ? Les intercos font en tout cas figure d’exception, puisqu’un tiers d’entre elles – chiffre assez stable depuis 2014 – projettent d’augmenter légèrement ou fortement leurs effectifs, se justifiant principalement par les transferts de compétences.

Paradoxalement, le bloc communal éprouve des difficultés croissantes à recruter. Ainsi, 31 % des collectivités disent être régulièrement confrontées à la question, soit près du double qu’en 2016 (+ 11 points par rapport à 2017). Une désaffection de la FPT qui n’épargne pas les grandes communes, dont 42 % se plaignent d’avoir souvent ou toujours du mal à embaucher. En cause (voir ci-contre), un manque de candidatures (59 % globalement, 68 % dans les grandes communes), des profils non adaptés aux offres d’emploi (57 %), mais aussi des freins liés à la rémunération (49 %, + 8 points, avec, dans le détail, 54 % dans les communes moyennes et 52 % dans les EPCI). Le gel du point d’indice, de 2010 à 2016 et depuis 2017, réaffirmé pour l’année 2019 le 18 juin par le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt, semble bien nuire à l’attractivité de la FPT.

Alors que le chantier de la rémunération se poursuivra jusqu’en octobre entre le gouvernement et les syndicats, le baromètre établit d’ores et déjà des avis assez mitigés sur le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (Rifseep) et le nouveau régime indemnitaire. En effet, 35 % des répondants y voient des critères d’évaluation plus objectifs, 13 % de nouveaux leviers de motivation pour attirer les talents, tandis que 25 % redoutent une hausse de la masse salariale.

Gestion prévisionnelle à la peine

En termes d’outils RH, les collectivités accusent toujours du retard sur la gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences (GPEEC) : 24 % n’en ont toujours pas adopté (36 % dans les petites communes et 21 % dans les EPCI). Un chiffre qui n’évolue guère par rapport à l’édition 2017. En la matière, les entretiens professionnels, les outils d’évaluation des agents et les plans de formation de développement des compétences restent les plus déployés.

Si la mutualisation des services figure au quatrième rang des priorités RH (38 % des sondés), cet item est en perte de vitesse (- 4 points par rapport à 2017). La mutualisation de la formation apparaît la plus avancée (36 % déjà mutualisés ou en cours et 15 % en projet), suivie de la prévention des risques et, dans une moindre mesure, de la mobilité et du pilotage des RH. Par ailleurs, 56 % des services des RH jouissent d’une fonction gestionnaire, alors que 33 % sont positionnées sur une fonction stratégique et 33 % assument une fonction support de préservation et d’optimisation des compétences.

Interrogés sur les fusions de communes et d’intercos, les acteurs territoriaux se montrent assez désabusés, y voyant une source de difficultés à établir une nouvelle organisation (67 %, +4 points) et un manque de compétence sur certains métiers (28 %). Ils ne sont plus qu’un quart à envisager ces fusions comme une opportunité d’évolution pour les agents (- 5 points).

Outils managériaux

Même si elles les subissent, les collectivités s’organisent pour accompagner les changements structurels. Avec, cependant, une fracture nette selon les strates. Le renforcement de la communication interne est un outil assez bien partagé (44 %), mais surreprésenté dans les petites communes. Pour ce qui est des outils managériaux, ils sont essentiellement concentrés aux mains des collectivités disposant des plus gros moyens. Alors que 56 % des grandes communes ont misé sur la formation de leurs managers (34 %), c’est le cas de seulement 12 % des villes de moins de 5 000 habitants. Des groupes de travail pour définir les priorités d’action du management ont été installés dans 24 % des EPCI et 29 % des grandes communes contre 9 % des petites communes. Quant aux nouveaux modes d’organisation comme le télétravail, ils ont été déployés dans 33 % des EPCI… et seulement 11 % des petites communes.

Méthodologie

L’enquête de « La Gazette » a été réalisée en partenariat avec Randstad, Villes de France et l’ADCF, en ligne, du 23 avril au 3 juin 2018.

Elle a recueilli les réponses de 674 DGS, DGA, secrétaires de mairie ou élus de communes et d’intercommunalités. Ils travaillent pour 19 % au sein d’un EPCI. Les petites communes de moins de 5 000 habitants représentent 40 % des répondants, les communes moyennes 34 % et les villes de plus de 50 000 habitants 6 %.
Etude produite par Infopro Digital études.

 

Une baisse des contrats aidés pénalisante

Réduire de 30 % les contrats aidés dans les collectivités… l’annonce, à l’été 2017, avait suscité l’inquiétude. Six mois plus tard, 23 % des répondants signalent des difficultés significatives d’organisation et de fonctionnement liées à cette mesure et 34 % reconnaissent quelques problèmes en voie d’être surmontés. Les grandes communes sont les plus affectées, à 69 %. Parmi les trois domaines d’intervention les plus concernés, le scolaire et le périscolaire – immédiatement identifiés à l’été 2017 – ainsi que les services techniques, surtout dans les petites communes. Pour compenser cette baisse, 59 % de collectivités ont recruté des agents contractuels, 43 % ont renforcé la polyvalence de leurs agents, et 39 % ont opté pour un arrêt ou un allégement de certains services aux usagers.

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