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Santé

Plan Santé : priorité à la proximité

Publié le 18/09/2018 • Par Catherine Maisonneuve • dans : A la une, France

emmanuel-macron-plan-sante-twitter
Twitter @EmmanuelMacron
Après deux reports, Emmanuel Macron a dévoilé officiellement le 18 septembre sa stratégie de transformation du système de santé. De nombreuses mesures visent à garantir les soins de proximité.

Notre système de santé « reste l’un des plus performant au monde », mais est aujourd’hui confronté au vieillissement de la population et au développement des maladies chroniques « qui exigent des soins réguliers, au long cours, en proximité ». Le président de la République s’est adressé le 18 septembre aux acteur du monde de la santé en rappelant les autres défis que la stratégie de transformation du système de santé allait devoir relever : la progression constante du coût des soins, la pénurie d’offre dans certains territoires, et la « course à l’activité à qui fait perdre le sens et accentue le malaise des soignants ».

Reposant sur des constats largement partagés, la réforme se déclinera en 54 mesures et « se veut ambitieuse, à la hauteur des ordonnances Debré de 1958 qui ont créé les centres hospitaliers universitaires (CHU) ». Lors d’une conférence de presse-mode d’emploi organisée dans la foulée du discours présidentiel, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a confirmé la priorité de cette stratégie qu’elle a rebaptisée « Ma santé 2022 » : la structuration des soins de proximité. Un rapport préliminaire « Repenser l’organisation territoriale des soins » avait plaidé en ce sens.

1000 communautés professionnelles territoriales de santé

« Il faut que tous les professionnels d’un territoire s’engagent, travaillent ensemble et portent une responsabilité collective vis-à-vis des patients de leur territoire » : la fin de l’exercice isolé est programmé d’ici 2022 au profit d’un exercice coordonné à l’échelle d’un territoire via les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS)(1), qui doivent faire le pont entre les établissements de santé, notamment les hôpitaux de proximité, et le secteur médico-social.

Tous les professionnels d’un territoire (médecins, pharmaciens, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kiné… salariés ou libéraux) s’organisent pour répondre aux besoins de soins de la population. Le plan prévoit le déploiement d’au moins 1000 CPTS sur le territoire d’ici 2022 (1 CPTS couvre entre 20 000 et 100 000 patients) ainsi que 2000 structures d’exercice coordonné.

Désengorger les urgences

Ces CPTS seront aidées financièrement à condition d’assumer un certain nombre de missions, dont les « urgences de ville », pour décharger les urgences hospitalières qui doivent elles se concentrer sur les situations vitales : « il doit être possible de trouver un médecin en urgence pendant la journée (8h-20h pour démarrer, et nous souhaitons que cela soit possible plus tard en soirée) en ville sans devoir aller à l’hôpital. Les communautés professionnelles devront s’organiser pour cela » a déclaré un président de la République « personnellement favorable » à l’heure butoir de 22 h.

Les communautés devront aussi favoriser le maintien à domicile des personnes âgées, garantir l’accès à une consultation spécialisée dans des délais raisonnables, participer à des missions de prévention et de dépistage pour la population du territoire.

500 à 600 hôpitaux de proximité labellisés

L’organisation des activités des hôpitaux devra s’adapter aux besoins des territoires selon 3 niveaux :

  • Les soins de proximité (médecine, gériatrie, réadaptation…),
  • Les soins spécialisés (par exemple : chirurgie, maternité…),
  • Les soins ultra-spécialisés ou plateaux techniques de pointe (greffes, maladies rares…).

Les premiers « hôpitaux de proximité » seront labellisés en 2020 avec l’objectif de 500 à 600 d’ici 2022. Ils assureront exclusivement les missions hospitalières suivantes :

  • activités de médecine polyvalente, soins aux personnes âgées, soins de suite et de réadaptation ;
  • suivi des maladies chroniques les plus fréquentes ;
  • consultations avancées de spécialités médicales et chirurgicales avec le support des établissements voisins ;
  • des plateaux techniques ouverts aux professionnels de santé de ville (imagerie, biologie, et explorations) ou un accès organisé avec les établissements voisins ;
  • des équipes mobiles de soins ;
  • des équipements de télémédecine.

Le statut spécifique de ces Hôpitaux de proximité sera déterminé par voie législative « pour en faire des lieux d’excellence pour la médecine et pour le développement de l’exercice mixte entre ville et hôpital ». Leur ouverture sur la ville se concrétisera, au-delà de l’association des médecins de ville à leurs équipes médicales, par la participation de représentants des CPTS à leur commission médicale d’établissement (CME) et à leur conseil de surveillance.

De leur côté, les groupements hospitaliers de territoire (GHT) devront garantir pour ces hôpitaux de proximité « une gouvernance locale forte afin de reconnaître pleinement leur rôle ». Enfin, leur modèle de financement sera adapté aux spécificités de leurs missions.

4000 assistants médicaux

« Redonnez-nous du temps médical pour soigner », les syndicats de médecins libéraux mettent en avant, depuis plusieurs années, le modèle des assistants dentaires pour demander la création d’un nouveau métier d’assistant médical, à la fois soignant et secrétaire, qui allégerait diverses tâches chronophages : déshabillage et rhabillage pour les nourrissons et les personnes âgées, recueil de diverses indications administratives et sanitaires (la taille, le poids, la vue, la prise de tension, un renouvellement d’ordonnance…), sous la surveillance du médecin…

4000 postes d’assistant médical seront subventionnés par l’assurance-maladie sur l’ensemble du quinquennat, exclusivement pour des médecins exerçant à plusieurs, et ce dès 2019 dans les territoires sous-denses. Le coût par an, charges comprises, pour le recrutement est estimé à 50 000 euros par le ministère qui subventionnera dans une premier temps « de manière importante » le dispositif. Les médecins qui devraient « économiser » un quart de leur temps de travail devront augmenter leur patientèle et raccourcir leurs délais de rendez-vous.

Les conditions de mise en œuvre de cette mesure, profil et formation des assistants médicaux, périmètre de leurs missions, contreparties des médecins feront l’objet de négociations avec les syndicats médicaux. MG France demanderait plutôt le financement d’un assistant pour 2 médecins généralistes, la CSMF, qui le conçoit aussi pour les médecins spécialistes, l’envisagerait plutôt pour 3 praticiens. Pour le ministère, les assistants devraient aussi accompagnés les spécialistes, à partir du moment où ils se regroupent.

400 médecins salariés dans les déserts médicaux

« Nous enverrons et financerons 400 médecins généralistes à exercice partagé ville / hôpital » a déclaré Emmanuel Macron. Ils seront salariés des centres hospitaliers de proximité ou centres de santé situés dans les « déserts médicaux ».

Pour ajouter ce nouvel outil d’attractivité à côté des multiples incitations existantes, le gouvernement a probablement regardé du côté du conseil départemental de Saône-et-Loire qui a une trentaine de médecins salariés répartis dans tout le département ou bien des communes qui ont créé des centres de santé municipaux avec médecins salariés – mais le bilan est parfois mitigé.

La fin du numerus clausus

C’est l’annonce forte que beaucoup auront retenue de ce 18 septembre : le numerus clausus, qui limite le ombre d’étudiants passant en 2e année de médecine, sera supprimé en 2020 pour « arrêter le gâchis humain ». Mais Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a confirmé que l’objectif était de réformer les études de médecine dans leur ensemble mais aussi de repenser les métiers et la formation des autres professionnels de santé. Avec un mot d’ordre : décloisonner. Là aussi, on n’en est qu’au début du chantier. D’autres textes législatifs seront nécessaires pour la réforme des études de médecine et des autres professions de santé, mais aussi pour la gouvernance, le financement.

Mais les moyens sont là, a dit en substance le président de la République, même si pour lui « il ne s’agit pas de dépenser plus mais d’organiser mieux ». Avec un taux d’évolution exceptionnel de 2,5% pour l’objectif national des dépenses d’assurance-maladie (Ondam) en 2019 (au lieu de 2,3%), ce sont 400 millions d’euros supplémentaires qui seront engagés pour cette transformation dans le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019. Et 3,4 milliards sont prévus au total d’ici à la fin du quinquennat.

Cet article est en relation avec le dossier

Notes

Note 01 Les CPTS ont été créées par la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016. 200 ont été constituées ou sont en cours de constitution. Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales vient de faire le point sur leur déploiement. Retour au texte

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Commentaires

Plan Santé : priorité à la proximité

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François

19/09/2018 08h29

Comme pour les autres « réformes » annoncées récemment, le Président décide pour les autres.
Les médecins deviennent des auxiliaires de la politique de l’Etat. Ils vont se regrouper, ils vont avoir des auxiliaires, ils vont mettre en oeuvre les idées du Président.
Avant cela a été la culture à l’école avec implication des collectivités locales et encore avant le Plan Pauvreté toujours avec la participation des collectivités (qui doivent maîtriser leurs dépenses…) « Et en même temps » on débloque (?) des crédits supplémentaires, et on réduit la dette ???
C’est beau d’être Président. On présente des décisions, et si cela ne fonctionne pas, c’est de la faute des autres, ceux à qui on impose d’agir, tout en supprimant une partie de leurs ressources propres (exemple de la taxe d’habitation).
On trouve même du travail aux horticulteurs dans la restauration, enfin on dit qu’on trouverait… on va pouvoir alléger la formation professionnelle, puisque les formations de base ne sont pas nécessaires pour trouver un travail… « et en même temps » on allonge la durée de la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans…

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