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Culture

Pass culture : préparation du test grandeur nature

Publié le 18/09/2018 • Par Pierre-Alexandre Conte • dans : Actualité Culture, France

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determined via Adobe Stock
Dans deux mois, 10000 jeunes de 18 ans issus de cinq départements testeront le Pass culture. Une phase qui permettra au ministère de la Culture d’arrêter ses choix quant au fonctionnement de l’outil. Ces décisions sont particulièrement attendues alors qu’un épais brouillard continue d’entourer l’initiative souhaitée par Emmanuel Macron.

Les différentes phases du développement du Pass culture s’enchaînent mais les interrogations et les inquiétudes demeurent. Voire s’intensifient. Car les annonces, distillées au compte-gouttes au fil des mois, ne donnent toujours pas de réponses précises aux questions les plus importantes.

Et ce, alors que le ministère part à la recherche en ce mois de septembre de 10000 jeunes de 18 ans, censés former un échantillon représentatif de la population concernée par l’initiative, dans les cinq départements pilotes (Bas-Rhin, Finistère, Guyane, Hérault, Seine-Saint-Denis).

Limitation des dépenses du Pass culture par catégorie

Le but de est réaliser un test grandeur nature entre la fin 2018  et le début 2019. Les heureux élus, choisis mi-octobre, auront un gros mois pour télécharger l’application et disposer de la fameuse enveloppe de 500 euros. Un bilan sera ensuite tiré en avril prochain. De quoi, d’ailleurs, laisser penser que la mise en place concrète du Pass culture n’interviendra pas avant le second semestre 2019.

Parmi les récentes orientations que le ministère de la Culture a données au dispositif figure le plafonnement des dépenses en fonction de différentes catégories. Ainsi, il ne sera pas possible de dépenser plus de 100 euros pour acheter des bien culturels, comme des livres ou des DVD. Idem pour les abonnements aux plateformes en ligne du type Netflix ou Deezer, si ce n’est que la somme allouée sera cette fois de 200 euros.

Pour le reste, les 500 euros permettront, sans restriction, d’avoir accès à des pratiques (initiations, cours) ou des sorties culturelles (spectacles, concerts, cinéma). Un découpage susceptible d’évoluer après la phase de test.

Retrait des livres en librairie

Par ailleurs, certainement dans le but de ne pas renforcer la position d’Amazon, les livres achetés via la plateforme devront être retirés dans des libraires,secteur déjà touché de plein fouet par la concurrence du géant américain.
Il s’agit d’un drôle de renversement qui suppose un accord entre les deux parties et qui pose notamment le problème de la mobilité – en particulier en zones rurales -, l’un des écueils que le Pass culture devra parvenir à contourner
Editorialisation de l’offre des collectivités.

© auremar via Adobstock

© auremar via Adobstock

Comme le rappelle régulièrement Françoise Nyssen, le Pass culture sera éditorialisé. Avec l’idée de favoriser « la démocratisation culturelle et la diversité des pratiques ». Un portail en ligne a déjà été mis en place pour permettre aux professionnels de la culture de s’inscrire et de commencer à créer des offres.

Dans la brochure associée à ce dernier, les collectivités territoriales sont « elles aussi invitées à créer leur compte afin de rendre leur programmation disponible sur l’application ».

Editorialisation des contenus locaux

Tout comme l’ensemble des acteurs locaux, elles pourront ensuite « participer à l’éditorialisation » en « sélectionnant les offres locales qu’elles souhaitent promouvoir auprès de leur public ». Autre point abordé, la possibilité de « dématérialiser les pass culturels locaux » pour les rendre disponibles à l’intérieur de l’application.

La question brûlante du financement du Pass culture reste, elle, entière. Il faudra trouver plus de 400 millions d’euros, qui devraient  provenir à 80% du secteur privé. Mais la phase de test pourrait changer la donne.

Une partie émanera des sociétés qui mettront à disposition gratuitement leurs offres, le jeune étant lui débité sur son Pass Culture d’une somme qui devra être conforme à celle proposée pour le grand public. Avec l’idée, pour ces entreprises, d’attirer de potentiels nouveaux clients qui auront goûté à leurs services.

Des données en contrepartie ?

Le risque d’un agrandissement de l’écart, déjà conséquent, entre les acteurs capables d’assumer le coût de l’opération et ceux, de plus petite taille, qui ne pourront pas se permettre un tel sacrifice financier, se dessine en arrière-plan.

Enfin, la piste d’un financement par des banques revient également avec insistance. Le quotidien La Croix avance que BNP Paribas soutient le Pass culture. C’est là un des points très sensibles du projet, car l’ancien président du Centre national de la cinéma et de l’image animée (CNC), Eric Garandeau, qui a intégré l’équipe du Pass culture, n’exclue pas l’idée de donner, en contrepartie, un accès aux données des jeunes de 18 ans

« La question de l’égalité se pose »

Il y a un an déjà, Sylvie Robert, sénatrice (PS) d’Ille-et-Vilaine et vice-présidente de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication, avait fait part de ses réserves sur le Pass culture dans le cadre de son rapport sur les crédits “culture” du Projet de loi de finances pour 2018. « J’avais émis des réserves sur la pertinence de cet outil pour remplir son objectif en termes de politique publique. Sur le fond déjà, le fait de donner 500 euros à tous les jeunes me semblait un peu réducteur », confie-t-elle aujourd’hui. Sur la forme, ses inquiétudes concernaient notamment la géolocalisation de l’offre et la problématique des inégalités de territoire, la compatibilité avec les pass culturels locaux existants, l’échec d’un projet similaire en Italie et surtout, le financement.

Un an plus tard, si des précisions ont été apportées, les questionnements restent les mêmes. « Si on lance l’outil et qu’un certain nombre de jeunes ne peuvent pas, pour des raisons territoriales, culturelles, sociales, économiques, avoir accès à l’outil, la question de l’égalité se pose. » Et la sénatrice d’ajouter : « l’éditorialisation va dans le bon sens. Mais j’ai besoin d’autres éléments qui nous permettraient d’affirmer que l’outil participe d’une mission d’intérêt général. »

Le Pass culture constitue d’ailleurs l’un des principaux chantiers sur lesquels planchera Sylvie Robert dès cet automne dans le cadre du PLF 2019. Avec l’ambition de faire la lumière sur les nombreux mystères qui planent encore autour de ce projet voulu par Emmanuel Macron.

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