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Sport

Suppression de postes aux sports : les fédérations sportives inquiètes, les collectivités aussi

Publié le 13/09/2018 • Par David Picot • dans : France

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beeboys / Adobe Stock
1 600 conseillers sportifs techniques en moins. Ce n'est pas peu dire que les annonces ministérielles autour de la suppression de postes au sein du ministère des sports ont fait du bruit. La colère gronde au sein du mouvement sportif, sous le regard inquiet des collectivités territoriales. Un front commun pourrait se dessiner.

« L’an passé, le désengagement de l’Etat a correspondu à 31% de notre budget. Certes, nous devons réfléchir à une évolution de notre modèle économique, mais tout cela est très brutal ». Dans ce « tout cela », Yannick Supiot, Président (bénévole) du Comité régional olympique et sportif des Pays-de-la-Loire (CROS) englobe l’ensemble de son dépit entre « la baisse des crédits du CNDS, le gel des emplois aidés et maintenant la disparition des postes de conseillers sportifs techniques (CTS) ». Une lettre de cadrage du Premier ministre a en effet fuité début septembre dans la presse et évoquait la disparition des 1 600 postes d’ici 2022.

Une annonce qui n’a fait que des mécontents et ce malgré les dénégations. Non, « il n’est pas question de les licencier » a ainsi précisé la nouvelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu, le 11 septembre dans les colonnes de l’Equipe.

Au nombre de 1 600, les conseillers techniques sportifs (CTS) jouissent d’un statut particulier. Ils sont des agents du ministère des sports placés auprès des fédérations pour en assurer l’encadrement technique et favoriser le développement des pratiques. Dans les faits, ils interviennent sur le haut-niveau, dans le cadre de la formation des éducateurs des clubs et encore en appui des clubs et des ligues.

Vers la fin du statut pour les conseillers techniques sportifs

Pas question de les licencier donc mais en revanche, « ce qui change pour eux, c’est leur statut. Ils ne seront plus forcément fonctionnaires », a-t-elle ajouté en évoquant un transfert de ces agents, vers les fédérations sportives.

« Cette question du changement du statut des CTS est récurrente », souligne le sociologue Flavien Bouttet, enseignant chercheur à l’Université de Lorraine. « Elle est généralement initiée par le mouvement sportif qui souhaite davantage d’autonomie. Or, le statut des CTS correspond justement à un marqueur de la tutelle de l’Etat ».

Au-delà des aspects juridiques liés à la transformation du cadre d’emploi de ces agents, la problématique financière est toutefois sur toutes les lèvres. Selon un rapport de la Cour des Comptes de février dernier, ces 1 600 agents représentaient une dépense de 121,2 M€ en 2016. « Si l’Etat se désengage de ces postes, seules les grandes fédérations comme celle du  football pourront assurer », reprend Yannick Supiot. « Et comment feront les autres ? »

Un nouveau transfert pour les collectivités jamais abordé

A demi-mots, Roxana Maracineanu a également évoqué un transfert de certains postes de CTS vers les… collectivités ! Interrogé, le ministère des Sports n’a pas été en mesure de nous répondre précisément sur le sujet.

En tout cas, le représentant de l’Association des Régions de France (ARF) dans les débats sur la refonte de la gouvernance du sport français, Jean-Paul Omeyer, en est tombé des nues. Et pour cause,  « ça n’a jamais été abordé dans l’ensemble des réunions que nous avons eues. Il va falloir clarifier cet aspect. Ce type de proposition  serait en contradiction avec les obligations de maîtrise des budgets de fonctionnements. Nous allons devoir nous assurer de tout cela auprès de la ministre ».

Vers une Fête du sport… sans sport ?

Dans l’attente de ces nouvelles explications de textes, un front commun mouvement sportif-collectivités semble se dessiner sur ces questions de financements du sport. « Nous réfléchissons à des actions à conduire, avec les maires car derrière ce sont eux qui reçoivent et recevront les associations sportives démunies », assure Yannick Supiot. Sur l’Ile de la Réunion, les réflexions sont plus avancées. Le mouvement sportif menace en effet d’instaurer un « Week-end No Sport », les 22 et 23 septembre, jours de la Fête du sport, initiée par le ministère des Sports, partout en France ! L’idée va-t-elle se généraliser ?

Toujours est-il que l’Association nationale des Elus en Charge du Sport (ANDES) « soutient la mobilisation générale du monde sportif dans l’objectif d’obtenir des moyens adéquats de financement du sport français. De nombreuses propositions d’initiatives convergent vers une forte volonté de marquer la force du tissu associatif et de valoriser les enjeux des activités physiques et sportives ». Bref, la colère s’amplifie et les acteurs s’organisent pour l’afficher…

Un budget en baisse de 6,2%

Selon l’ANDES, « dans le cadre du projet « Action publique 2022 », c’est une nouvelle baisse prévisionnelle de 6,2 % du budget du Ministère des sports en 2019 (450M€ soit 30M€ de moins), qui a été annoncée. Ajoutée à la diminution de moitié des crédits CNDS, cette diminution s’inscrit dans le prolongement des réductions successives depuis une dizaine d’années ». L’association ajoute que le Budget sport de l’Etat est le plus faible de la nation avec 0,13% du PIB. Et Yannick Supiot (CROS Pays-de-la-Loire) de s’interroger : comment préparer dans ce contexte les Jeux Olympiques de Paris 2024 et parvenir aux objectifs fixés : 80 médailles et plus de 3 millions de pratiquants d’ici là ?

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