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[OPINION] SOCIAL

La cohésion territoriale menacée par la baisse des emplois aidés

Publié le 17/09/2018 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

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C’était il y a plus d’un an : au milieu de l’été, quelques jours seulement après l’installation de la Conférence nationale des territoires, supposée « repenser en profondeur l’interaction entre l’Etat et les collectivités », le gouvernement entérinait - sans concertation - une baisse de 120 000 emplois aidés.
Christophe Bouillon

Christophe Bouillon

président de l’Association des petites villes de France

C’était il y a plus d’un an : au milieu de l’été, quelques jours seulement après l’installation de la Conférence nationale des territoires, supposée « repenser en profondeur l’interaction entre l’Etat et les collectivités », le gouvernement entérinait – sans concertation – une baisse de 120 000 emplois aidés. Une décision brutale qui a laissé à de nombreux élus locaux un goût amer et qui portait peut-être en germe l’échec actuel du dialogue entre l’Etat et les collectivités locales.

Un an après, en dépit des mises en garde – nombreuses et sérieuses – venant de personnalités, comme Jean-Louis Borloo, d’élus réunis autour de l’appel de Grigny ou des bancs du Sénat avec la publication du rapport sur les conséquences (désastreuses) de la baisse des emplois aidés, par Alain Dufaut et Jacques-Bernard Magner, le gouvernement persiste et signe en s’apprêtant à entériner une diminution supplémentaire de 100 000 emplois aidés.

Equilibres financiers et tissu social, au bord de la rupture

Pourtant, les équilibres financiers locaux et le tissu social sont au bord de la rupture. Avec près de 11 milliards d’euros d’économies réalisés à leurs dépens entre 2014 et 2017, les territoires ont payé un lourd tribut à l’effort de redressement des comptes publics. Comment ignorer que la crise actuelle des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes ou le report de la rentrée scolaire 2017 à La Réunion sont directement liés à la baisse des contrats aidés ? Comment ne pas associer les démissions en chaîne des maires depuis 2014 avec la complexité grandissante de maintenir un niveau satisfaisant des services publics ? Comment expliquer, alors, que seule l’approche comptable domine le débat relatif aux emplois aidés ?

Depuis le 1er janvier, pourtant, seuls 60 000 contrats aidés ont été conclus sur les 200 000 budgétés pour cette année. Il n’y a pas à douter que le gouvernement arguera de ce faible recours pour justifier de coupes supplémentaires, lorsque l’on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage… Un chiffre en trompe l’œil, car cette « sous-consommation » tient à la mutation de ces derniers : transformés en « parcours emploi compétences ». Le recours à ces dispositifs est plus complexe et plus coûteux qu’auparavant pour les collectivités locales et les structures associatives.

Ramener l’emploi vers les territoires extra-métropolitains

On ne saurait trop le dire : la diminution massive des emplois aidés pénalise non seulement le retour à l’emploi de personnes vulnérables, mais également les collectivités, les associations et les structures chargées d’une mission de service public.
Pour ramener vers l’emploi les personnes qui en sont éloignées, le gouvernement fait aujourd’hui le pari de s’appuyer sur les acteurs de l’insertion par l’activité économique, mais ces acteurs sont inégalement répartis et opèrent essentiellement dans les périmètres métropolitains au détriment du reste du territoire. De fait, le bon sens impose cette conclusion : les contrats aidés ne font pas que conforter l’offre de services publics, ils sont essentiels pour ramener l’emploi au sein des territoires extra-métropolitains parmi lesquels on retrouve nombre de villes petites et moyennes.

Si les élus comprennent, bien sûr, les contraintes budgétaires, l’Association des petites villes de France propose, néanmoins, de sanctuariser le nombre de 200 000 emplois aidés : toute nouvelle baisse conduirait à accroître sensiblement les inégalités sociales et territoriales.

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